Prévenir la ménopause ?

Il y a prévention et prévention ! Prévenir une maladie, oui, c'est pos­sible, et même souhaitable !

 Mais il est impossible de prévenir la méno­pause. On ne peut ni l'avancer ni la retarder. Il s'agit, vous l'avez compris, d'événements physiologiques qui doivent être vécus à leur heure ! Inu­tile, donc, de vous précipiter chez votre médecin prématurément sous pré­texte que vous sentez arriver les troubles de la ménopause. Il est probable qu'il vous répondra : « Attendez les premiers signes de la préménopause. Alors seulement il sera temps de se pencher sur ce problème et de vous soulager.» Car cela, la médecine peut le faire.

Ainsi, à 45 ans, si vous avez les seins gonflés, des ballonnements abdominaux, des cycles irréguliers et une petite tendance à la déprime, on vous prescrit de la progestérone. Puis, au fur et à mesure que les trou­bles se singularisent (bouffées de chaleur, perturbation des cycles), les traitements successifs seront mis en place, en particulier les estrogènes qui seront prescrits en addition aux progestatifs, tout d'abord à petite dose, puis à dose croissante, puis à dose définitivement stable au fur et à mesure que la ménopause s'installera (c'est-à-dire que les ovaires se seront défi­nitivement arrêtés de fonctionner, donc de produire des estrogènes).