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LE VACCIN ANTI HPV EST REMBOURSE SS
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11Juillet 2007-Le vaccin Gardasil®, indiqué dans la prévention du cancer du col de l'utérus et d'autres maladies génitales liées aux Papillomavirus Humains types 6, 11,16 et 18, est désormais remboursé par la Sécurité sociale.



Cette prise en charge sera effective pour toutes les jeunes filles de 14 ans et chez les jeunes filles et jeunes femmes âgées de 15 à 23 ans, qui n'auraient pas encore eu de rapports sexuels, ou au plus tard durant l'année suivant le début de leur activité sexuelle.

Dans un avis du 9 mars 2007, le Comité Technique des Vaccinations et le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France recommandaient la vaccination de ces jeunes filles dans la prévention des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus ainsi que des condylomes vulvaires (verrues vulvaires).

Cette décision survient neuf mois après l'obtention de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne de Gardasil®, sept mois après sa mise à disposition en France et trois mois après l'annonce par les autorités françaises de leur décision de recommander le vaccin.

L'arrêté de remboursement a été publié aujourd'hui au Journal Officiel. Gardasil® est remboursé à 65% pour les jeunes filles et les jeunes femmes visées par les recommandations. Il est commercialisé au prix public de 135,59 € TTC la dose.

Le schéma de vaccination nécessite trois doses.

Ce vaccin ne protège pas contre tous les types de Papillomavirus Humains cancérigènes, ou contre des infections déjà existantes.

La vaccination ne remplace donc pas le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus par le frottis cervico-utérin. Le dépistage devra donc être poursuivi, chez les femmes vaccinées ou non vaccinées, selon les recommandations officielles.

Il est rappelé que préservatif participe à la prévention des infections sexuellement transmissibles et reste l'unique moyen de se protéger de certaines IST telles que le sida.

Les types de virus  6, 11, 16 et 18 directement ciblés par Gardasil® sont les quatre types de Papillomavirus Humains qui impactent le plus la santé des femmes. Ils sont en effet responsables de la plupart des maladies génitales dues aux Papillomavirus.

Ce vaccin est le seul qui combine quatre types de Papillomavirus Humains 6, 11, 16,18 indiqué dans la prévention de quatre pathologies génitales : le cancer du col de l'utérus mais aussi les lésions précancéreuses du col de l'utérus et de la vulve et les verrues génitales liés aux types contenus dans le vaccin.

Ce vaccin apporte également des bénéfices à court terme car une proportion significative de ces lésions, en particulier les lésions précancéreuses du col de l'utérus et les verrues génitales, apparaissent plus rapidement que le cancer du col de l'utérus, souvent dans les quelques mois qui suivent l'exposition au virus.

Dans de vastes essais cliniques, incluant plus de 20 000 femmes, le vaccin a permis de prévenir jusqu'à 100% des cas de dysplasies de haut grade du col de l'utérus, de la vulve et des verrues génitales associés aux Papillomavirus Humain de types 6, 11, 16 et 18.

Les essais cliniques ont également montré que le bénéfice conféré par ce vaccin contre les lésions précancéreuses (CIN2/3) et les lésions de bas grade du col de l'utérus (CIN1) pourrait s'étendre à des types de Papillomavirus Humains supplémentaires non directement ciblés par le vaccin.

 Ces types de virus seraient responsables de plus de 10% des cancers du col de l'utérus, et d'un pourcentage significatif de lésions précancéreuses et de bas grade du col de l'utérus.

Ces données ont été récemment soumises à l'Agence européenne du médicament (EMEA) dans l'optique d'une modification de l'AMM(autorisation de mise sur le marché) de Gardasil®.

Le poids du cancer du col de l'utérus et des autres maladies à Papillomavirus Humains

Malgré les bénéfices importants apportés par le dépistage, le cancer du col de l'utérus reste la seconde cause de décès par cancer (après le cancer du sein) chez les femmes jeunes (15-44 ans) en France, de même qu'en Europe Près de 33 500 nouveaux cas de cancers du col sont diagnostiqués et 15 000 femmes en meurent chaque année en Europe (soit 40 décès par jour).

En France, chaque année, près de 3 400 nouveaux cas de cancer invasif du col sont diagnostiqués et 900 à 1 000 femmes en meurent, ce qui représente 3 décès par jour par cancer du col de l'utérus. Les lésions de bas grade et de haut grade du col de l'utérus peuvent être à l'origine de frottis anormaux et nécessiter une prise en charge médicale, générant une grande inquiétude chez les femmes concernées.

Le cancer du col de l'utérus est provoqué dans tous les cas par un virus, le Papillomavirus Humain Papillomavirus Humain est très courant ; on estime que 70% des personnes sexuellement actives y sont exposées à un moment donné de leur existence Les infections génitales à Papillomavirus Humains sont très fréquentes, la majorité survenant à l'adolescence ou au début de la vie adulte. Si le plus souvent,
 'infection disparaît spontanément, dans un certain nombre de cas, le virus peut persister et induire le développement de lésions du col de l'utérus, pouvant parfois évoluer vers un cancer.

Enfin ,comme tous les nouveaux médicaments mis sur le marché depuis 2005 ces vaccins beneficient d'une surveillance particulière par les autorités de santé (AFSSAPS)*

*http://www.afssaps.fr/Activites/Surveillance-des-medicaments/Medicaments-faisant-l-objet-de-suivis-renforces-de-pharmacovigilance/%28offset%29/1).


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