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La force érotique des seins
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Force érotique des seins : Innée ou acquise ?


Demandez aux hommes ce qu'ils regardent d'abord chez une femme avec laquelle il envisage une aventure : les seins seront souvent les premiers cités.

Entre les « fous de grosses poitrines » et ceux qui ne leur accordent que peu d'importance, pour la majorité des hommes les seins restent encore aujourd'hui l'un des premiers messages sexuels visuels que leur adresse la femme. Je ne m'étendrai d'ailleurs pas ici sur tous les artifices féminins pour mettre la poitrine en valeur, tel le soutien-gorge à balconnets, les mamelons en érection sous un vêtement mouillé, les pulls moulant des seins dressés, etc.

L'affaire est cependant complexe car, cachés sous un épais pull-over de sports d'hiver, étalés à des milliers d'exemplaires sur les plages de l'été, ils ne révèleront aucune puissance érotique particulière... à l'inverse, des seins en mouvement, entrevus puis dissimulés par un chemisier à demi-ouvert peuvent engendrer la plus grande excitation chez l'homme.

Enfin, on le sait pour certaines ethnies, la poitrine n'est qu'un organe nourricier, dont la vue ou le toucher ne suscite aucun émoi chez l'homme !

Plaidoyer pour l'inné :

La rondeur, la tendresse, l'intimité corporelle – même si elle n'est que suggérée – attirent le regard de l'homme et suscitent ses caresses. La main qui caresse, peut, du fait même de la forme du sein, le recouvrir entièrement en un geste symbolique d'appropriation.

La force du stimulus visuel, voire tactile, est fonction de l'esthétique même du sein : un volume conséquent, une consistance ferme, un ensemble mamelons-aréoles qui pointe vers le haut ou en avant, tout comme la tension, le galbe et l' « arrogance », renforcent le message érotique. Est-il besoin ici de rappeler que ces critères esthétiques reposent sur une hormonologie particulière : celle d'une femme jeune, (donc féconde), proche de l'ovulation (période de tension particulière des seins via ses généreux estrogènes). 

Car la finalité de notre sexualité est bien la reproduction efficace de notre espèce. Il y a quelques milliers d'années les mâles choisissaient pour se reproduire les femelles arborant quelque volume mammaire de même que des fesses bien remplies : signes qu'elles pourraient bien « fabriquer » puis élever les petits (la graisse gynoïde garantissant que l'on pourrait assumer les dépenses caloriques de la grossesse et les seins qu'on serait à même de les nourrir efficacement.

Plaidoyer pour l'acquis

Un souvenir tendre et lointain….

L'homme a-t-il jamais pu oublier son premier contact de tendresse, de plaisir, cette communion des peaux, des muqueuses et ce liquide chaud et sucré que lui offrait sa mère en le nourrissant ? Une période bénie pour le nourrisson ! Niché dans les bras maternels, le nez enfoui dans son sein, son odeur, sa chaleur, son téton rigide dans sa bouche avide, ce sont des moments de délices et de grande sensualité, susceptibles de marquer à jamais la mémoire du petit d'homme. Un rituel tout en tendresse qui ne pourrait plus jamais le laisser indifférent à cette partie du corps féminin.

Mais que dire de ceux qui furent nourris au biberon ? N'en doutez pas, la tétine en caoutchouc, même si elle ne porte pas l'odeur de la maman, est un substitut relativement fidèle du mamelon.

Est-ce le lointain héritage qui s'exprime encore aujourd'hui au plus profond de l'inconscient masculin lorsqu'il se sent irrésistiblement attiré par le volume des seins de sa partenaire ?

Enfin, la mode, ce phénomène irrationnel a aussi son mot à dire ici : souvenez-vous de la vogue des très gros seins exhibés par le cinéma américain des années cinquante : de nombreuses stars internationales durent leur succès à une volumineuse poitrine, qui, aujourd'hui, les aurait sans doute menées tout droit à la chirurgie esthétique pour réduction mammaire !

Les années soixante-huit, en revanche, célébrèrent la gloire des seins plats, des thorax à la garçonne et la splendeur ambiguë des corps androïdes.

Alors, innée ou acquise la force érotique des seins ?

Je vous laisse en discuter … .

 

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