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ENNUIS URINAIRES DE L'APRES 50 ANS
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Parmi les petits ennuis dont on parle peut-être moins volontiers que les autres, il y a les ennuis urinaires : envies fréquentes et impérieuses, impression très désagréable de perdre un peu son self-control ; mictions quelquefois douloureuses, avec des sensations de brûlure, de cuisson, qui vous font immédiatement soupçonner une cystite. Que se passe-t-il ? Faut-il en parler au médecin?

Eh bien, oui, vous devez en parler à votre médecin. D'abord pour qu'il vous donne l'explication de ces petits troubles. Sachez que la vessie est faite d'un tissu à peu près identique dans sa structure à celui du vagin. Et l'atrophie de la muqueuse vésicale (l'intérieur de la vessie) est elle-même semblable à celle de la muqueuse vaginale dès que le vide hormonal dû à la ménopause commence à se faire sentir. À partir de la cinquantaine, ce tissu devient donc moins souple, moins tonique, moins élastique. L'urètre (conduit qui amène l'urine à l'orifice urinaire) souffre du même phéno­mène d'atrophie; ce qui a pour résultat de rendre l'ensemble de l'appa­reil urinaire moins docile. D'où le sentiment, en ce qui vous concerne, d'être un peu soumise à ses caprices. Nous avons dit que les sensations de brûlures ressenties en urinant menaient à incriminer une cystite, c'est-à-dire une infection des voies urinaires. Or cela n'est pas toujours vérifié, aucun germe n'étant révélé par l'examen bactériologique. En revanche, il arrive fréquemment qu'un foyer infectieux se déclare dans le vagin qui, du fait de la disparition des bacilles de Döderlin, voit s'affaiblir ses moyens d'autodéfense. De nombreux germes peu­vent alors surinfecter le vagin et, par voie de voisinage, l'infection remonte le long de l'urètre et contamine la vessie, ce qui provoque une authenti­que cystite.

Ces cystites sont d'autant plus fréquentes et récidivantes que le vagin est infecté, et celui-ci est d'autant plus exposé à l'infection qu'il manque d'hormones estrogènes. On comprend que s'il convient évidemment de traiter la cystite pour ce qu'elle est (on prescrit pour cela des sulfamides, à raison de 4 ou 5 comprimés par jour pendant cinq jours), seule une thé­rapeutique hormonale substitutive à base d'estrogènes peut agir sur la cause réelle de ces troubles urinaires, en redonnant au vagin la possibi­lité de lutter contre ces infections et en restituant à la vessie toute sa toni­cité. Il ne faut pas oublier en effet que la bonne tenue de la vessie est indispensable au stockage des urines. Indispensable aussi le parfait état des sphincters. Or, nous ne le répéterons jamais assez : tous ces orga­nes, qui ont vécu sous dépendance hormonale, et qui, à la ménopause, souffrent du vide hormonal, peuvent retrouver un fonctionnement satis­faisant grâce aux hormones de substitution.

On peut aujourd'hui soulager ces ennuis urinaires de différentes façons : ainsi, certains médicaments semblent très efficaces contre ces envies d'uriner « impérieuses ». Il faut en parler à son médecin.

Très efficace aussi la kinésithérapie : certains exercices musculai­res peuvent aider à la restructuration du plancher périnéal et de la zone pelvienne. On peut y ajouter une électrostimulation des muscles « soute­neurs de la vessie » et de tout l'environnement musculaire de la région qui sera parfaitement capable de redonner quelque tonus à ces muscles, et ainsi une certaine « tenue » à la vessie qui sera considérablement amé­liorée.

On réservera le TVT et les interventions chirurgicales pour « remonter » la ves­sie et autres prouesses techniques (il s'agit souvent d'interventions assez compliquées sur le plan technique) aux cas de fuites urinaires permanentes et incontrôlables qui deviennent alors une véritable infirmité.

À notre avis, il ne faut pas que les femmes se résolvent à la culotte en caoutchouc et aux « couches » lorsqu'elles ont une telle infirmité, infir­mité qui les conduit souvent à se replier sur elles-mêmes et à refuser tout contact social, ce qui est un facteur de vieillissement accéléré évident. Il faut, au contraire, que ces femmes aillent consulter dans les services spécialisés (gynécologie obstétrique ou urologie) où fonctionnent des consultations d'urodynamique. Un certain nombre d'examens radiologi­ques y seront faits, groupés sous le nom de colpocystorectogramme. Ils permettent d'étudier la dynamique des différents organes en présence (vagin, utérus, vessie, rectum dans une même radio) et de déterminer ainsi la meilleure thérapeutique à appliquer. Le pessaire, sorte de rondelle que l'on va placer à demeure en haut du vagin pour soutenir le col et l'empê­cher de « retomber » vers la vulve, est certainement une solution de misère, une sorte de résignation qui ne paraît plus de mise, car aujourd'hui les ennuis urinaires de la femme doivent eux aussi sortir du tabou et du silence dans lequel ils sont enfermés. Il faut en parler et savoir que la médecine est tout à fait capable de gérer les différents problèmes qui sont ainsi posés.



La « descente des organes»

 

C'est le prolapsus : l'utérus et le col, accompagnés parfois de la ves­sie et d'une partie du rectum, sont attirés "en bas" : les tissus n'ont plus suffisamment de tonicité pour les maintenir en place. Les grossesses mul­tiples et surtout les mauvais accouchements sont les principales causes de cette fréquente infirmité. Cela peut entraîner, entre autres conséquen­ces, une incontinence d'urine très ennuyeuse, une sensation de « poids » insupportable en fin de journée... Le traitement est soit simple : un pes­saire (mais on a vu à quel point il était peu satisfaisant), soit complexe et pas toujours parfait : chirurgical.

Mis à part la gêne considérable que les prolapsus peuvent entraî­ner, ils ne sont pas dangereux outre mesure pour la santé.

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