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LES TRAJETS ET LA GROSSESSE
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Attention aux vraies fatigues : les trajets, le travail épuisants Les femmes enceintes se plaignent fréquemment auprès des méde­cins de la fatigue causée par les transports : chaque jour, leur travail leur impose une ou deux heures dans le train, le métro, l'autobus.

Il est indiscutable qu'il s'agit d'une épreuve incompatible avec une grossesse et que l'épuisement dont les femmes se plaignent est réel. Mais que fait-on pour les soulager ? Une femme enceinte a droit à certains avantages sociaux voir dont six semaines de congé prénatal et dix semaines de congé postnatal, pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. La loi prévoit également deux semaines supplémentaires qui peuvent être accordées avant et après l'accouchement sur prescription médicale.

En dehors de ces arrêts de travail réglementaires, elle n'a droit qu'à des indemnités journalières partielles, même si son médecin trouve son état assez préoccupant pour lui faire cesser toute activité. Sans doute peut­-on - pour justifier une telle dureté de la loi - se prévaloir de l'argument selon lequel les femmes veulent aujourd'hui vivre « comme les hommes » et qu'elles n'ont qu'à en subir les conséquences. Si nous évoquons ce rai­sonnement, c'est qu'il ne manque pas d'être avancé lorsqu'on a l'impru­dence de souligner les difficultés spécifiques que les femmes rencontrent dans leur vie professionnelle. Car il est évident que, si une femme a bien le droit de travailler comme un homme (la Constitution est très claire à cet égard), elle a aussi le droit d'être fatiguée par cette double tâche que représente son travail et sa grossesse. Dans ce cas, nous avons le devoir d'aménager sa vie de façon correcte. Il est en effet reconnu par tous que le fait de mettre un enfant au monde est une tâche "d'intérêt public", une tâche civique, et que, en conséquence, la collectivité doit se sentir concernée, voire redevable. Il apparaît alors répréhensible qu'une femme enceinte, dont les conditions de travail ou de transport mettent en péril sa santé et celle de son enfant, ne soit pas plus vigoureusement aidée.

Il semble donc que c'est au médecin de soulager cette femme au maximum en délivrant aussi souvent qu'il le faut des arrêts de travail ; le « laxisme » est dans ce cas un devoir médical et social. Les femmes peu­vent et veulent travailler, mais elles peuvent et veulent aussi avoir des enfants. Et il arrive qu'elles ne peuvent pas, momentanément, mener de front deux tâches également prenantes et fatigantes. Ce n'est pas être rétro­grade que d'affirmer cela. Prenons un exemple limite mais fréquent : qui peut penser qu'une ouvrière qui travaille successivement en équipe de jour et de nuit dans le bruit assourdissant de l'atelier, dans la chaleur (ou le froid), qui peut penser que cette femme supporte bien sa vie? Au nom de quel principe « égalitaire » lui demande-t-on de travailler « comme un homme »? Cette femme doit avoir le droit de s'arrêter, sans que cela impli­que pour elle une diminution de salaire, puisque la mise au monde d'un enfant est en soi une tâche sociale qui justifie, de la part de la collecti­vité, un prise en charge sans retenue.

Il faudra bien admettre un jour, sans que cela entraîne ni inégalité, ni disparité, que femme et homme sont différents l'un de l'autre.




 

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