rechercher dans le site



- Maladies et petits Bobos
- Préoccupations des Mamans
- Questions Accouchement
- Après l'Accouchement

rechercher dans le site


Nous adhérons aux principes de la charte HONcode de HON Nous adhérons aux principes de la charte HONcode.

Vérifiez ici






 


***




<< retour

MEDICAMENTS ET GROSSESSE
imprimer cet article

Les médicaments sont-ils vraiment dangereux ? On ne peut certainement pas répondre de façon univoque à une question aussi complexe.

Souvent, le médecin ignore si une substance est totalement nocive ou anodine. Il est donc extrêmement difficile de trancher globalement. Le risque encouru (éventuellement) par la prise d'un médicament est lui-même différent selon qu'il est pris dans les trois premiers mois de la grossesse (où l'on redoute la possibilité d'une malformation foetale) ou dans les six derniers mois pendant lesquels prédominent les risques d'intoxication foetale ou d'interruption de grossesse.

Pour ce qui est du danger de malformation foetale, il est évident que l'exemple désastreux de la thalidomide (tranquillisant bénin qui fut cependant responsable de nombreux cas d'enfants anormaux) a très longtemps fait peur aux futures mères. Bien que l'on n'ait plus jamais eu à déplorer d'autres épisodes tragiques à ce sujet, les tranquillisants et - par extension - les médicaments en général sont suspectés par principe. Peut-être est-ce une suspicion un peu injustifiée, puisque l'on sait que des femmes soumises à un traitement psychiatrique massif à base de drogues du type somnifères ou tranquillisants accouchent d'enfants parfaitement normaux. Cela dit, il n'est certes pas indispensable de se laisser prescrire ou d'absor­ber tels médicaments pour des troubles mineurs, et le simple bon sens commande de s'en abstenir au maximum lorsque l'on attend un bébé. Et les hormones? Il est sûr que les hormones mâles (qui pourraient "viriliser" un foetus féminin) sont tout à fait déconseillées ! Les antibioti­ques ? Durant le premier trimestre de la grossesse ils sont sans danger, même les antibiotiques antituberculeux ou les sulfamides anti-infectieux. Peuvent également être pris sans risque : la cortisone et les médicaments contre le paludisme.

Après les trois premiers mois de grossesse, le risque de toxicité rem­place le risque de malformation. Sont alors à éviter ou à manipuler avec beaucoup de prudence : les médicaments à base d'opium, les barbituri­ques à hautes doses, la cortisone et - parmi les antibiotiques - la famille des cyclines (les dents du foetus pourraient en être perturbées et colorées en jaune). Attention ! à la streptomycine (antibiotique employé contre la tuberculose) : bien que les médecins se portent garants de sa non-toxicité, on a toujours peur qu'elle ne lèse le nerf auditif. Éviter autant que possi­ble les sulfamides anti-infectieux et les anticoagulants qui sont vraiment, durant cette période, très dangereux.

Il faut savoir qu'il existe maintenant des banques de données informati­sées qui permettent de répondre d'une manière très rapide aux ques­tions angoissées des femmes qui ont absorbé telle ou telle catégorie de médicaments. La consultation de ces banques de données informatisées permet de savoir s'il y a des cas répertoriés dans le monde de telle situation, ­quels ont été les résultats, quelles attitudes ont eu les médecins face à de telles préoccupations. L'accès à ces banques de données informatisées ­(réservées en général aux médecins) est une bonne manière de prendre, ­en toute connaissance de cause, la décision qui s'impose : continuer ou non la grossesse.

En résumé, sachez qu'il ne faut prendre - en matière de médica­ments - que le minimum indispensable, s'abstenir de toute drogue, à moins d'avoir une raison majeure ; en revanche, faire confiance au médecin et accepter de se soigner en cas de nécessité : pas de phobie médica­teuse !


<< retour



conception site JPVA - Repèrecom