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Prélèvements bacterio. et mycoses
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En quoi consistent ces prélèvements que l'on vous a demandé d'aller faire faire en laboratoire?

Pas de crainte injustifiée : un prélèvement ne fait absolument pas mal. Une fois le spéculum posé, le raclage des subs­tances à analyser se fait à l'aide d'un bâtonnet style coton-tige. Le prélè­vement est effectué en différents endroits, notamment au niveau de l'orifice urinaire, de l'anus, du vagin, du col de l'utérus et des glandes de Skène et de Bartholin. Répétons-le, vous ne sentez rien et, mis à part la gêne du spéculum, l'épreuve est des plus légères!

Important : afin de ne pas fausser l'examen ni le diagnostic, arrivez au laboratoire sans avoir fait de toilette vaginale depuis vingt-quatre heu­res, et, si vous avez un traitement en cours, sans avoir mis d'ovules gyné­cologiques depuis trois jours.

Que deviennent ces prélèvements ? Ils sont en quelque sorte « repi­qués », mis en culture sur des « milieux » différents, dans des boîtes dites de Pétri : l'une est réservée à la recherche des champignons (sur le milieu dit de Sabouraud), une deuxième à celle du trichomonas (sur le milieu dit de Roiron-Batney), une autre à celle du gonocoque (sur le milieu dit de Chapman). On fait également aujourd'hui des cultures de chlamydia, et même des cultures de virus herpétiques, avec des milieux de culture spécifiques. Chacun de ces milieux étant favorable à la prolifération des germes intéressés, il est facile, au bout d'un temps qui varie de quarante­ huit heures à cinq ou six jours, de démasquer l'agent responsable de vos malheurs et de l'identifier avec précision. Il s'agit le plus souvent de cham­pignons, ou de parasites nommés trichomonas, ou de germes tels que staphylocoques, entérocoques, streptocoques, colibacilles, etc. Il arrive fréquemment que des associations de plusieurs causes infectieuses soient responsables des désordres constatés.

Autre examen demandé de plus en plus souvent actuellement aux laboratoires : le sérodiagnostic. Il consiste à quantifier la concentration d'anticorps que l'on peut avoir contre un germe donné.

Ainsi, il est intéressant pour le médecin de demander un sérodia­gnostic de chlamydia trachomatis : si les anticorps sont très élevés, on peut suspecter une infection récente, mais surtout si les anticorps sont néga­tifs, on peut être à peu près assuré qu'il ne s'agit pas de ce germe.

On peut aussi demander au laboratoire de faire la différence entre les différents anticorps. Les IGG sont le témoin d'anticorps anciens (de contaminations anciennes, sans qu'on puisse en déterminer la proximité ou au contraire l'éloignement). Les IGM sont en général le témoin d'anti­corps tout à fait récents ou contemporains même de la colonisation de notre corps par le germe.

Ceci est valable pour une immense quantité d'anticorps : cette dis­tinction entre IGG et IGM est très intéressante. Toutefois, le fait d'avoir un diagnostic IGG à chlamydia trachomatis positif ne veut pas dire grand ­chose : vous pouvez parfaitement avoir été contaminée il y a cinq ans par ce germe, et il serait inutile d'envisager un traitement sur la simple foi de ce sérodiagnostic, car on risquerait fort de vous traiter pour une mala­die que vous avez eue il y a des années. Donc ne pas demander au séro­diagnostic plus qu'il ne peut en donner. C'est un élément qui vient s'ajouter à tous les éléments de présomption pour faire le diagnostic d'une infec­tion, et non pas un diagnostic isolé en soi.

Cela dit, cette série d'examens permettra de mettre un nom sur l'ennemi, et de mettre en route le traitement antibiotique adéquat.

À quoi sont dus ces champignons ?

Les gynécologues constatent actuellement de plus en plus de mycoses. Entre autre explication : nous prenons de plus en plus d'anti­biotiques, qui modifient le pH du vagin, y installant un milieu acide par­ticulièrement propice à la prolifération des champignons. L'influence -­sur cette recrudescence des mycoses - de la pilule ou des gelées sper­micides a été également évoquée, mais elle est loin d'être prouvée.

D'où viennent les champignons ? On peut les attraper par contami­nation vénérienne ou en mangeant quelque chose (et dans ce cas, c'est l'intestin qui véhicule le fauteur de troubles...), ou encore par simple contact cutané.

Les champignons peuvent être également contractés dans l'eau (attention à l'eau des étangs, des piscines, des « bains bouillonnants » de certaines salles de mise en forme). L'eau de la mer peut de la même façon être polluée et source de contamination. Se méfier aussi du sable des plages (s'il n'est pas bien « lavé » par les marées) et du sable des plages d'eau douce (berges de lacs, de rivières). Ceci sous toutes les latitudes.

Le germe le plus souvent responsable est le Candida albicans, qui se signale par des pertes blanches assez caractéristiques pour le gynéco­logue car elles sont très peu abondantes et épaisses. Elles ressemblent en fait à des peaux de lait caillé ou à de petites boules de buvard mouillé, et elles forment un dépôt blanchâtre dans le vagin qui ne laisse aucun doute sur leur origine. Certes, il peut exister des « candidoses » (ou mycoses vaginales) sans pertes ni aucun signe spécial, mais généralement elles se signalent d'elles-mêmes par des démangeaisons très intenses et des brû­lures au niveau de la vulve et du vagin qui peuvent rendre la vie tout à fait impossible ! Souvent, les rapports sexuels deviennent difficiles et dou­loureux. Donc, aussi bénigne et fréquente que soit cette affection, elle reste assez insupportable pour qu'un traitement soit mis en oeuvre avec bénéfice le plus vite possible, ce qui est aujourd'hui très facilement réa­lisable.

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