rechercher dans le site



- Symptomes
- Examens
- Traitements

rechercher dans le site


Nous adhérons aux principes de la charte HONcode de HON Nous adhérons aux principes de la charte HONcode.

Vérifiez ici






 


***




<< retour

Le petit “ bedon ”de la ménopause
imprimer cet article


Les estrogènes stimulent une enzyme, la lipoprotéine-lipase fémorale, une enzyme qui provoque la formation de graisse sur les cuisses, situation normale chez toute femme normalement cyclée.


Or, lors de la ménopause, du fait de l'absence d'estrogènes, c'est la lipoprotéine-lipase abdominale qui est stimulée et induit une transformation tout à fait caractéristique du sexe masculin : elle accumule de la graisse sur le ventre : c'est le petit " bidon ". Cette graisse abdominale — au contraire de la fameuse " culotte de cheval " qui vous désespère tant — est dangereuse sur le plan cardio-vasculaire car elle augmente le risque de graves accidents matériels cardiaques et cérébraux.

Le traitement estrogénique de la ménopause rétablit le fonctionnement normal de la lipoprotéine-lipase fémorale avec distribution normale de la graisse aux endroits féminins traditionnels.

" Mon corps change... ", nous dites-vous souvent lors des consultations. Car vous l'avez bien sûr remarquée, cette accumulation de graisse nouvelle en des points jusqu'ici toujours épargnés que sont le ventre, les seins, les épaules, les bras...


La graisse située sur l'abdomen et dans la région fémorale (les cuisses) varie selon le statut hormonal des femmes :


C'est le résultat d'une étude ayant porté sur 129 Françaises obèses dont l'indice de masse corporelle moyen était de 26,5(IMC=Poids divisé par : la hauteur que multiplie la hauteur).

Les auteurs ont étudié les variations de la localisation de la graisse chez 29 femmes n'ayant encore aucun trouble hormonal, 24 femmes en périménopause et 76 femmes après leur ménopause. Aucune de ces femmes ne recevait un traitement hormonal. Le pourcentage de masse grasse située sur les cuisses fut trouvé égal à 37,6 % chez les femmes préménopausées et à 35,2 % chez les femmes après la ménopause. Et il existe entre ces deux chiffres une différence statistiquement significative. Dans le même temps, les médecins constataient une augmentation du pourcentage de graisse abdominale qui était de 17,4 % chez les femmes sans aucun trouble hormonal et de 18,57 % chez les femmes en postménopause.

Ce travail illustre de façon tout à fait convaincante les changements de composition corporelle des femmes selon qu'elles sont, ou non, ménopausées.



Et c'est ainsi que les femmes ménopausées non substituées hormonalement qui prennent du poids voient une graisse totalement insolite les envahir. L'adoption d'un traitement hormonal de la ménopause ne vous prémunit évidemment absolument pas contre l'" invasion de la graisse ", mais elle vous garantit au moins qu'elle se localisera dans les " endroits féminins ", c'est-à-dire ceux qui, et cela vous consolera sûrement, ne vous font pas courir de risque cardio-vasculaire particulier.


<< retour



conception site JPVA - Repèrecom