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Qui avorte ? Pourquoi ? Toujours plus de 200 000 IVG/an ! Elles ne sont plus ignorantes, mais...

(de 20, 22 à 40 ans)

'est la tranche d'âge majoritaire. Beaucoup sont mariées, ont déjà des enfants, des rapports réguliers, se sentent pleinement responsables d'elles-mêmes, mais elles sont manifestement très mal informées. Et l'on peut dire qu'elles ont été de surcroît mal éduquées et mal conseillées. La plupart disent avoir adopté une méthode de contraception, méthode qui, selon elles, n'aurait pas "marché". Or, on constate que si la méthode n'a pas marché, c'est qu'elle a été fort mal comprise, et fort mal suivie.



La pilule? On l'a oubliée. Ou on l'a arrêtée (sur conseil du médecin, parce qu'elle faisait grossir, pour se « désintoxiquer », etc.).

Le stérilet? Il est « parti » sans que l'on s'en aperçoive, ou bien, on ne le supportait pas (ou le mari ne le supportait pas), et on l'a fait enlever... .

Le spermicide ? On l'a oublié, on ne l'a pas mis parce que..., on a toujours répugné à le mettre, etc.



Le préservatif masculin ? Il peut avoir percé,être resté au fond vagin, ou avoir été mis trop tard... .



Enfin, n'oublions pas de citer un grand  responsable des grossesses surprises dans les couples : la  technique du retrait!



La vraie méthode Ogino(température ) était une méthode très dure, qui ne laissait à la disposition des couples que quelques jours par mois. On comprend donc que chaque femme essaie de « bricoler » sa propre méthode... et que celle-ci, pour personnalisée qu'elle soit, se perde parfois dans la plus pure fantaisie et aboutisse à sa conséquence logique : une grossesse imprévue ! Quant à la méthode du retrait, si populaire en France, il suffit de quelques notions de physiologie pour comprendre à quel taux d'échecs elle expose ses adeptes. Si on ne lui accorde, en effet, que 30 % d'effica­cité, c'est qu'elle repose sur des bases fausses. Bien avant l'éjaculation, des liquides imperceptibles sont sécrétés par la verge. Théoriquement, ces sécrétions lubrificatrices (elles viennent des glandes dites de Cow­per) sont exemptes de spermatozoïdes. En fait, il n'en est rien : les sper­matozoïdes sont partout ! Aussi, même si le partenaire se croit doté d'une technique à toute épreuve, il peut fort bien être responsable d'une fécon­dation en bonne et due forme, bien avant l'éjaculation, donc bien avant le retrait.



Ces grossesse à l'âge responsable sont donc, d'une manière général­e fait d'un véritable amateurisme en matière de contraception ! La demande d'interruption de grossesse est guidée la plupart du temps par des raisons de convenance personnelle ou familiale, par le souci d'une meilleure planification des enfants. On n'a pas envie d'être enceinte maintenant, soit que la grossesse survienne trop vite après le mariage, ou trop tôt après le premier ou le second enfant. Il arrive aussi que la grossesse "­tombe mal", dans une mauvaise période conjugale, ou qu'elle se

révèle être tout à fait non désirée (« je ne veux plus d'enfant »).

Il est remarquable toutefois que c'est dans cette tranche d'âge qu'il y a plus de femmes hésitantes, partagées entre le désir de se débarrasser d­'un fardeau dont elles n'ont que faire à ce moment de leur vie... et celui d'accueillir un enfant dont elles ne savent plus s'il est "de trop"... ou "de plus".

Rejet avant l'avortement, parfois remords après.



Qui avorte ? Pourquoi ? Les plus de 40 ans

Souvent il s'agit de mères de famille qui, dans une proportion non négligeable, ont déjà avorté une ou deux fois.

Elles avortent la plupart du temps parce qu'elles ne pensaient plus être fécondes ou « très » fécondes, et elles relâchent tout simplement leur vigilance contraceptive, pensant que ce n'est plus « de leur âge » d'être enceintes.

La grossesse qui survient alors les surprend : c'est un événement insolite et incongru.

Or, cette grossesse, peut être l'une des sur­prises de la quarantaine et de la prémonopause. On arrive ici au moment où les raisons psychosociologiques d'avorter ("je suis trop âgée", "mes autres enfants sont mariés", "je ne me sens plus de force") peuvent se mêler à des raisons purement médicales.

C'est un âge où l'on peut redouter l'épreuve d'une grossesse et d'un accouchement. Un âge où l'on craint également les malformations congénitales dont on sait qu'elles sont plus fréquentes chez les mères de plus de 40 ans.


Les raisons strictement médicales de l'avortement


Elles sont rares. On dénombre en France, chaque année, seulement une centaine d'avortements justifiés par des raisons purement médicales. Sachez qu'il peut être nécessaire de pratiquer un avortement dans les deux cas suivants.

• Si la vie de la mère est en danger. Par exemple, si l'on est en pré­sence de toxémie gravidique, d'hématome rétro-placentaire, d'éclampsie, d'hydramnios aigu ou de maladies diabétiques graves qui rendent une grossesse dangereuse. De même, certaines affections cardia­ques ou cancéreuses (cancer du sein ou du col), certaines psychopathies graves ou un « passé » gynécologique particulièrement lourd (comme les césariennes) peuvent justifier la décision d'avortement.

• Lorsqu'on est en droit de suspecter l'intégrité du foetus. Ce peut être le cas lorsqu'on est en présence de grandes immunisations rhésus(exceptionnelles aujourd'hui), d'une malformation chromosomique prouvée par l'amniocentèse, ou d'une exposition de la mère à des médicaments dont on sait qu'ils sont éventuellement créateurs de malformations foetales impor­tantes. (La liste des médicaments éventuellement dangereux est longue. Seule une banque de données informatiques peut donner une idée pré­cise du risque réel ou seulement théorique de tel ou tel médicament. (http://www.lecrat.org).

On peut également suspecter des contacts rubéoleux ou toxoplas­miques de la mère et selon les tests et l'âge de la contamination grossesse (cer­tains examens de laboratoire sont formels pour le dépistage), ou les effets de rayons X sur la mère, si celle-ci a dû subir un examen radiologique de longue durée.    

Soulignons-le, il s'agit d'indications exceptionnelles.


Vous craignez d'être enceinte : comment le savoir vite si vous souhaitez avorter?

Le retard des règles est évidemment le premier signe annonciateur d'une grossesse possible. Si, pour une raison ou une autre, vous êtes contre cette grossesse et décidée à faire pratiquer un avortement, il importe bien sûr que le diagnostic de grossesse soit fait le plus précocement possible. Ce diagnostic est effectué à l'aide de deux techniques en lesquelles vous pouvez avoir toute confiance : les tests de grossesse et l'examen gynécologi­que.



-          Les tests de grossesse. Ils nécessitent - pour être parfaite­ment fiables - le recours au laboratoire. Ceux que vous effectuez chez vous, grâce à un matériel vendu en pharmacie, ne sauraient en aucun suffire pour décider d'un avortement.

-          L'examen gynécologique. Le médecin sait tirer tou­tes les indications possibles de ses investigations. Mais sachez que ce n'est pas la peine d'aller consulter votre gynécologue dès les premiers jours de retard, car l'examen gynécologique ne donne pas de certitude avant le premier mois de grossesse.



En fait, ces deux moyens de diagnostic doivent s'épauler et se compléter dans le temps, le test apportant parfois au médecin le petit supplé­ment de preuve qui lui permet d'être affirmatif dans un sens ou dans l'autre. Il se peut également qu'on vous demande d'effectuer un second test dont le résultat vient corroborer définitivement les présomptions de grossesse.




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