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Pilule et cancers?
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Il y a cancer et cancer. Ainsi, un cancer du col n'est absolument pas modifié par la pilule : elle ne l'aggrave ni ne le guérit. Le cancer de l'utérus n'est pas en cause, car il survient après la ménopause, donc en dehors de toute problématique contraceptive. Le cancer du sein néces­site sans doute plus de prudence. Il est bon de s'abstenir de toute théra­peutique hormonale en sa présence.

Maintenant, et pour répondre aux craintes que suscite toujours la pilule au regard du cancer, nous pouvons dire ceci : non seulement la pilule ne provoque pas de cancers génitaux (utérus et ovaires), mais on a maintenant la certitude que la pilule protège contre ces risques de can­cer de l'utérus et des ovaires : il s'agit d'un fait universellement admis dans les milieux médicaux, et que personne ne conteste plus. On n'en demandait pas tant à cette méthode contraceptive, mais c'est un fait : moins de cancers de l'utérus et de l'ovaire chez les femmes qui prennent ou qui ont pris la pilule, ne serait-ce que pendant un temps limité.

De plus, la surveillance gynécologique à laquelle sont contraintes les utilisatrices de la pilule semble être un extraordinaire moyen de pré­vention et de dépistage précoce !

En ce qui concerne le cancer du sein, l'effet protecteur n'a pas été mis en évidence. Aucune étude épidémiologique sérieuse ne révèle d'inci­dence réellement visible entre pilule et cancer du sein.



Alors, moi qui n'ai rien, je peux la prendre ?


Relisez les contre-indications et les conseils de prudence : s'ils ne vous concernent pas, c'est que vous faites partie des 90 % de femmes qui ne souffrent de rien de spécial et peuvent prendre la pilule!


Laquelle prendre ?


Il vous sera vraisemblablement prescrit une pilule faiblement dosée en estrogènes et en progestatif. Elle sera monophasique, biphasique ou même triphasique. Les progestatifs seront ceux de la             « nouvelle généra­tion ».

S'il s'agit de votre première rencontre avec la pilule, un essai de trois mois est recommandé. Au bout de ces trois mois, une seconde con­sultation vous permet de faire le point avec votre médecin qui - éven­tuellement - modifie la composition de votre pilule, selon les incidents que vous avez pu noter.

Ainsi, le médecin peut être amené à vous prescrire une pilule à cli­mat progestatif différent si vous dites avoir les seins enflés, plus volumineux, douloureux, avec des « boules » qui roulent sous les doigts. Ou bien, il peut choisir une pilule plus « chargée » en estrogènes si la « mini » qu'on vous a prescrite entraîne des saignements, si ces sai­gnements persistent au bout de trois mois, et ceci bien que prise très régu­lièrement, sans oubli ni écart d'horaire.

Ces tâtonnements sont classiques. Ils démontrent seulement qu'aujourd'hui, on peut réellement adapter votre contraception à votre « personnalité » hormonale !


Faut-il voir le médecin souvent ?


Après la mise en route de votre pilule (c'est-à-dire de celle qui vous convient le mieux), deux visites annuelles sont bien suffisantes. À cela s'ajoutent, tous les ans, un frottis du col et un bilan sanguin. Corvées ? Peut-être, mais quelle formidable sécurité et quelle bonne prévention !


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