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Quel régime choisir ?
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On ne peut pas perdre de poids si l’on suit un régime équilibré, qui, par définition, apporte autant de calories que l’on en dépense par jour. Il s’agit ici d’une première incompréhension que je constate souvent lors de mes consultations : « Docteur, je pèse 10 kg de trop depuis quelques années et pourtant si vous saviez comme je mange équilibré »

 La stratégie pour perdre du poids est justement de manger déséquilibré, c'est-à-dire de dépenser plus de calories que l'on en absorbe. Ce déséquilibre peut être obtenu avec un régime hypocalorique, où il n'y a pas assez de calories par rapport aux dépenses, ou avec une diète protéinée.

En revanche, le régime équilibré, c'est celui qu'il faudra suivre une fois les kilos superflus perdus.

Que pensez-vous du régime hypocalorique ?

Le régime hypocalorique est une stratégie qui est lente. Il est difficile de perdre plus d'un kilo et demi à deux kilos par mois, en continuant de manger correctement, mais moins. Et comme les femmes ont faim, elles ne tiennent pas toujours très longtemps. Elles craquent souvent au bout d'un, deux ou trois mois, et vont reprendre aussitôt un kilo alors qu'elles en ont perdu 3. De ce fait, elles reprendront ce régime pour le lâcher à nouveau au bout de quelques mois et ainsi de suite. Je constate dans ma pratique quotidienne qu'une femme sur trois arrive à son objectif cible après de nombreux mois, voire une année, de ce type de régime. Et pour cause, cette stratégie est affamante et frustrante car il est nécessaire d'éviter pendant de longs mois tous les aliments très caloriques, que l'on aime tous, comme les pâtisseries, la charcuterie, les fromages, les gâteaux, les frites, etc.

On risque ainsi de développer des troubles du comportement alimentaire, de la culpabilité, sans parler de l'impact négatif sur l'entourage de ces femmes en perpétuel régime.

C'est pour ces raisons que pour ma part, je recommande plutôt la diète protéinée.

Tout comme le régime hypocalorique, cette diète doit être coordonnée par le médecin.

Attention, il ne s'agit pas ici d'un régime protéiné « sauvage » qui consiste à acheter des sachets de protéines en pharmacie ou parapharmacie et à les prendre sans aucune surveillance et sans prescription. Cette pratique me paraît inefficace avec un gros risque de reprendre du poids dès l'arrêt, et dangereuse avec notamment des risques de vrais malaises voire d'accidents plus ou moins graves. 

La vraie diète protéinée est une démarche très médicalisée qui induit un métabolisme très particulier, la cétogenèse.

Quels sont les avantages de la diète protéinée ?

1) Dès l'initiation de ce métabolisme particulier (5 sachets par jour + légumes + compléments alimentaires + 100 grammes de vraies protéines alimentaires), les femmes n'ont plus faim, ce qui est très confortable en cas de régime. En revanche, les envies ne sont pas annulées. La composante calorique de la faim est calmée mais pas la composante plaisir, celle que l'on éprouve face à un aliment qui sent bon par exemple ou que l'on apprécie tout particulièrement par gourmandise.

2) La diète protéinée ne fatigue pas, à l'inverse parfois du régime hypocalorique qui peut être responsable d'un manque de tonus, voire de malaise, en raison de l'insuffisance calorique. La diète protéinée peut même parfois s'accompagner d'une vitalité supplémentaire.

3) La perte de poids est très rapide, avec en moyenne une perte de 10% du poids de départ en 4 semaines. Si l'on pèse 60 kg par exemple, on peut arriver à 54 kg au bout d'un mois, soit 6 kilos en moins en 4 semaines.

4) C'est probablement l'une des techniques qui préserve le mieux la masse musculaire.

L'immense majorité des kilos perdus se fait au détriment de la graisse et non des muscles.

Quels sont les inconvénients de la diète protéinée ?

Il existe un inconvénient notoire qui est social et convivial. En effet, lorsqu'on suit une diète protéinée, on ne s'alimente plus de façon traditionnelle, ce qui empêche de sortir, d'aller au restaurant ou d'aller dîner chez des amis.

Cet inconvénient est modéré par le fait que la durée de cette diète est assez courte car très rapidement efficace.

Reprend-on rapidement les kilos perdus à l'arrêt ?

Oui, on reprend très vite les kilos perdus si l'on n'entame pas immédiatement la deuxième partie de la démarche. La diète protéinée est une sorte de starter qui permet d'atteindre rapidement le poids désiré, ce qui permet ensuite d'entrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire apprendre à s'alimenter correctement, de façon équilibrée, en corrigeant ses erreurs. Sans cette seconde étape, la diète protéinée ne sert à rien, comme c'est le cas aussi avec tous les autres types de régime, y compris hypocalorique. Si une fois le poids cible atteint, on remange « comme avant », on reprend aussitôt du poids.

Une fois donc le poids cherché obtenu (par régime hypocalorique ou par diète protéinée), il faut repérer les erreurs alimentaires habituelles avec le médecin grâce à un bilan nutritionnel qui permet de définir le profil de chaque femme. Souvent, les femmes ne consommaient pas suffisamment de glucides lents (féculents, pâtes, riz, pommes de terre, pain) de peur de grossir. Or la part des glucides doit atteindre 50% des calories quotidiennes afin d'être suffisamment rassasié. C'est l'assaisonnement de ces glucides qui fait grossir (beurre sur le pain, parmesan sur les pâtes, sauce sur le riz…). L'autre erreur classique est une insuffisance en protéines (viandes, volaille, poisson) : 10 à 15% de protéines ce n'est pas suffisant, il faut atteindre 25%. C'est simple, tout ce qui n'est pas glucides ni protéines appartient forcément à la catégorie des lipides (les graisses), laquelle est deux fois plus calorique et peu rassasiante.

Il n'est pas question d'instaurer un nouveau régime ni de donner des consignes très sévères qui feraient le lit de l'échec. L'objectif est de contrôler les erreurs les plus faciles à modifier. C'est le grand principe des thérapeutes : bouger ce qui est le plus facile et ne pas bouger ce qui est difficile. Les missions impossibles sont frustrantes et mènent à l'échec, d'où l'intérêt de discuter avec son médecin de ses habitudes.

Personnellement, je veille particulièrement à ce que mes patientes n'aient pas faim entre les repas. Si c'est le cas, c'est qu'elles ne consomment pas suffisamment de glucides et de protéines. Ensuite, j'insiste pour qu'elles s'accordent régulièrement des repas plaisir : par exemple 2 « repas plaisir » sur les 14 repas de la semaine. Grâce à de telles dérogations, elles n'accumulent pas de frustration et la balance ne s'en ressent pas…

En quoi consiste la diète protéinée ?

La diète protéinée est une méthode de perte de poids rapide et efficace. Elle doit être encadrée médicalement. Une fois la perte de poids atteinte (environ 10% du poids initial en 4 semaines), il est impératif de reprendre une alimentation équilibrée en corrigeant ses erreurs alimentaires. Cette 2e étape de la diète protéinée nécessite, là encore, une étroite collaboration avec son médecin. En quoi consiste exactement cette diète protéinée ?

Comment se déroule une diète protéinée ?

La diète protéinée consiste à se nourrir toute la journée de 5 sachets de protéines. Le médecin choisit parmi les meilleurs produits disponibles sur le marché, garantissant des protéines de haute qualité. L'offre est aujourd'hui très large, certains sachets permettant d'obtenir des goûts, des saveurs et des textures très variés : sucrés, salés, liquides, solides, soupes, crèmes, omelettes, desserts chocolatés, mousses, etc.

Les sachets protéinés sont-ils les seuls aliments autorisés ?

Cette alimentation par sachets est complétée par des légumes. Certains sont à consommer à volonté, d'autres sont à limiter à 200 g par jour. Pourquoi ? Parce qu'il faut choisir des légumes qui contiennent très peu de sucre. En effet, la diète protéinée consiste à induire un métabolisme très particulier : la cétogenèse. Or cette cétogenèse n'est possible qu'à condition d'adopter une alimentation qui n'apporte pas plus de 50g de glucides par jour. Dès cette limite dépassée, la cétose ne se produit pas et les sachets protéinés deviennent complètement inutiles.

Cette condition doit bien être expliquée aux femmes. Tout écart, aussi anodin peut-il sembler, comme un petit morceau de pain le matin ou une mandarine par exemple, peut annuler l'état de cétose et l'effet de la diète protéinée. Encore une fois, ce ne sont pas les calories qui comptent dans le cadre de cette diète, mais la teneur en glucides, laquelle ne doit pas dépasser 50 g par jour. Résident ici les causes d'échecs de ce régime.

En plus des légumes à volonté (ceux ne contenant quasiment pas de sucre) et des légumes limités (ceux contenant un peu de sucre), d'autres aliments sont autorisés : une cuillère à soupe d'huile par jour, du sel, du poivre, du vinaigre, le thé et le café sucrés avec de l'aspartam et non avec du sucre normal, et toutes les boissons light à l'aspartam.

Personnellement, j'autorise également 100 g de vraies protéines, soit l'équivalent d'une portion enfant de poulet, de jambon, de fruits de mer, de poisson. De cette façon, on peut encore faire un repas de viande et légumes, ce qui permet de se mettre à table et de mâcher des vrais aliments.

La diète protéinée peut-elle entraîner des carences alimentaires ?

Je prescris toutes sortes de compléments alimentaires : des vitamines et des oligoéléments pour éviter les carences, même si la diète protéinée ne dure pas longtemps dans le temps (quelques semaines). Mais aussi du calcium, ainsi que du potassium et du sodium, deux éléments qui sont éliminés dans les urines de façon excessive lorsque l'on est en cétose.

Il existe beaucoup d'incidents de type malaise, d'hypotension lors des diètes protéinées « sauvages », non encadrées par un médecin, en raison de cette fuite de sodium (une carence en sodium dans le sang fait baisser la tension artérielle). Quant à la carence en potassium, elle est à l'origine de crampes.

L'après diète protéinée

La diète protéinée permet d'atteindre rapidement le poids ciblé et offre ensuite la possibilité d'entrer dans le vif du sujet, que je considère comme le moment déterminant où l'on va mettre en place en collaboration une diète pour la vie. Il ne s'agit pas d'un régime mais au contraire d'instaurer un comportement alimentaire qui doit répondre à trois obligations : ne pas affamer entre les repas, ne pas frustrer et enfin ne pas mettre en danger par rapport au poids qui peut augmenter à nouveau. Ce comportement alimentaire (et non un régime) doit être recommandé en analysant précisément le comportement habituel précédant la diète protéinée .Pour faire bref, on en éliminera les fautes faciles  à éviter et on conservera celles difficiles. On aura pour but non seulement que la faim soit rassasiée à chaque repas et aussi de s'octroyer 2 repas « joker »/semaine (ou l'on mange sans limite tout ce que l'on aime.

Cette nouvelle « diète pour la vie » doit être bien pensée  avec le médecin.

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