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POURRAIT ON GREFFER DES OVAIRES??
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Que se passe t il à la péri ménopause ?Peut envisager des greffes d'ovaires jeunes?

Les ovaires à la ménopause 

Il existe, à la ménopause, une diminution très impor­tante du nombre des ovules. Nous savons que le capital ovules commence une lente destruction à partir de la vie intra-utérine : disons que cette des­truction s'accélère très fortement au moment de la périménopause 4 ou 5 ans avant la ménopause.

Par ailleurs, les follicules (sortes de « petits sacs à ovules » évoluent de moins en moins complètement.

Ils restent capables de former des estrogènes, mais la production de pro­gestérone se raréfie. Cet appauvrissement du phénomène ovulatoire est caractéristique de la périménopause.

Lorsque la ménopause est « installée », l'ovaire devient ridé et scléreux et s'achemine vers une totale atrophie. Notons que ces modifica­tions sont extrêmement variables d'une femme à une autre et que le che­minement vers l'atrophie complète peut s'étaler sur plusieurs d'années ! Il arrive  ainsi que certaines femmes continuent d'avoir une sécrétion d'estrogènes a minima pendant plusieurs années .

Les greffes d'ovaires sont-elles envisageables ?On pourrait imaginer en effet que la solution idéale de la ménopause serait le remplacement de l'organe défaillant (en l'occurrence l'ovaire) par un organe neuf, susceptible de prendre le relais. Une greffe d'ovai­res pourrait donc, théoriquement, relancer l'ovulation et la fabrication des hormones femelles, ce qui - à ce niveau - constituerait bien sûr la meilleure des thérapeutiques substitutives.

Disons tout de suite que, jusqu'à ce jour, aucune greffe de ce genre n'a été tentée. Elle soulèverait d'ailleurs des problèmes moraux, religieux et sociaux dans la mesure où elle autoriserait une éventuelle naissance à partir de l'ovule pondu par le greffon-ovaire. Cet ovule serait en effet porteur du patrimoine chromosomique du donneur, et non de celui de la « vraie » mère.

Néanmoins des expériences ont été faites sur des animaux : c'est ainsi qu'on a greffé des ovaires ménopausiques à de jeunes animaux et que l'on a pu constater qu'au lieu de continuer à se dégrader, à vieillir, ces ovai­res, installés dans un jeune organisme, ont au contraire rajeuni. Ce qui mène à penser bien sûr que c'est tout l'ensemble du fonctionnement hypothalamo-hypophyso-ovarien qui est responsable des phénomènes que l'on avait tendance à attribuer aux seuls ovaires. Dans ce cas, ne serait­-on pas en droit de redouter de mauvaises surprises en greffant des ovai­res jeunes à une femme ménopausée? Car, qui nous dit qu'un hypothala­mus de 50 ans serait capable de tirer parti d'ovaires de 20 ? La recherche scientifique allant à grands pas, nous aurons peut-être bientôt la réponse à cette question.

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