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VRAIS ET FAUX KYSTES DE L'OVAIRE
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Règles irrégulières, douleurs dans le bas-ventre, vous ne savez pas trop de quoi vous souffrez, mais « quelque chose ne va pas ». Après un toucher vaginal, votre gynécologue vous annonce un kyste de l'ovaire (la masse du kyste se repère très bien, à gauche ou à droite de l'utérus).

L'échographie vient confirmer le diagnos­tic. En particulier, elle saura dire s'il s'agit d'un vrai kyste - la masse ovarienne apparaît alors comme une masse solide, hétérogène, ou d'un kyste fonctionnel, qui se présente dans ce cas comme une bulle emplie de liquide. La coelioscopie reste maintenant un examen extrême, lorsque l'échographie ne suffit pas. Son indication dans le diagnostic des kystes de l'ovaire a considérablement diminué, et l'échographie est deve­nue le maître examen de ces pathologies.

Quelle décision prend-on une fois le diagnostic  posé ? S'il s'agit d'un vrai kyste (car il existe des faux kystes,les fonctionnels), le recours à la chirurgie est par­faitement justifié(par cœlioscopie le plus souvent). Il n'y a aucun autre moyen de se débarrasser de cet hôte indésirable bénin souvent mais cancéreux parfois qui trouble votre vie gynécologique et peut atteindre un volume égal à celui d'une tête d'enfant ! Sachez toutefois que ce vrai kyste est une tumeur bénigne dans l'immense majorité des cas. Il peut être plein (et souvent alors envahi par des résidus embryonnaires tels que dents, che­veux ou morceaux d'os!) ou séreux (c'est-à-dire constitué d'un liquide inco­lore, jaune, un peu visqueux). Qu'il s'agisse de l'un ou de l'autre, il convient d'opérer. Sachez encore que le chirurgien s'efforce toujours d'enlever seulement le kyste et de laisser tout ou partie de l'ovaire. L'abla­tion de l'ovaire atteint ne serait d'ailleurs que relativement mutilante puis­que l'ovaire restant continuerait à assumer sa tâche.

Quant à la question de savoir si ce kyste n'est pas quelquefois un cancer, bien sûr, cela arrive. Mais pourquoi penser au pire... quand on se trouve en face d'un kyste inoffensif ?

Le faux kyste de l'ovaire doit être seulement traité par des médicaments :

Les symptômes du faux kyste de l'ovaire ne sont guère différents de ceux du vrai : règles irrégulières et douleurs dans le bas-ventre.

Disons tout de suite que ces faux kystes sont bien réels : le toucher vaginal et, bien sûr, l'échographie révèlent la présence d'une masse, à droite ou à gauche de l'utérus, d'un volume pouvant atteindre la valeur d'une orange. L'échographie permet de faire le diagnostic presque à coup sûr de ce kyste fonctionnel, en mettant en évidence la structure de cette masse très homogène, uniquement emplie de liquide. Ces kystes sont dits « faux » en ce sens qu'ils ont été en quelque sorte sécrétés par l'ovaire et qu'ils se résorbent d'eux-mêmes, si on fait ce qu'il faut pour cela. Les trou­bles des règles engendrés par ces kystes proviennent du fait qu'eux-mêmes sécrètent des estrogènes ou de la progestérone (c'est pourquoi on les dit « fonctionnels ») et viennent baigner l'organisme d'un apport hormonal anarchique et superflu. Comme ils ont une durée de vie éphémère (un ou deux mois au maximum), ce surplus hormonal est suivi, lorsqu'ils dis­paraissent, d'une dépression tout aussi préjudiciable à la régularité du cycle ! Ainsi, vous le comprenez, ces kystes sont le résultat d'un mauvais fonctionnement hormonal, et la logique médicale commande que l'on fasse la distinction entre ces troubles fonctionnels et l'accident organique qu'est le vrai kyste. Il est évident qu'il ne sert à rien d'opérer : plutôt que de se précipiter sur le bistouri pour enlever un prétendu kyste, il convient de le soumettre à ce que les gynécologues appellent le traitement d'épreuve qui consiste à mettre toute femme porteuse de ce genre de kyste sous pilule. En effet, la pilule contraceptive supprime les sollicitations de l'hypophyse et de l'hypothalamus. En d'autres termes, elle substitue un rapport hor­monal régulier à l'apport anarchique qui avait suscité l'apparition de ces kystes.

Quel est le mécanisme de cette substitution ? Vous savez que la pilule contraceptive est un mélange d'hormones estrogènes et progestérone, que vous absorbez chaque jour sous forme de comprimé. Que se passe-t-il alors dans votre corps? L'hypothalamus et l'hypophyse sont très économes et un peu « paresseux » : si on leur fournit chaque jour un des produits finis -estrogènes et progestérone - sous la forme d'un comprimé, ils arrê­tent automatiquement leur commande au niveau des ovaires. Ainsi, la pilule court-circuite les ordres hormonaux (donnés normalement par l'hypotha­lamus et l'hypophyse), et l'ovaire « s'endort « . C'est le but recherché, et l'effet est immédiat : plus de douleurs, plus d'anomalies dans les règles. Les ovaires diminuent de volume, et les kystes disparaissent. Le traitement sous pilule peut être poursuivi pendant trois ou quatre mois. Il va sans dire que, aussitôt après l'arrêt de la pilule, l'hypothalamus, l'hypophyse et - donc - les ovaires reprennent leur fonction comme par , le passé.

Pourquoi ces faux kystes ?

On pourrait aussi se demander : « pourquoi les vrais kystes », mais en l'occurrence personne n'a beaucoup d'idée scientifique quant à leur origine. En ce qui concerne les faux kystes, de nombreux éléments per­mettent de penser qu'ils sont dus à un mauvais fonctionnement nerveux en général. Ainsi, les femmes sujettes à ces faux kystes, à ces « ovaires accordéon » seraient des femmes anxieuses, nerveuses, mal à l'aise dans leur vie. Nous avons vu à maintes reprises combien l'hypothalamus était sensible à ces états d'âme tourmentés, et combien son fonctionnement en était facilement perturbé. Or, qui dit fonctionnement perturbé dit ordres mal envoyés, mal synchronisés, ou tardifs. L'hypophyse se retrouve mal commandée, et les ovaires sont soumis à une activité anarchique. Ils se mettent alors à grossir et développent ces kystes, qui inondent l'organisme d'un surplus d'estrogènes ou de progestérone. La muqueuse utérine réa­git, elle aussi, d'une manière incohérente, saignant à tout bout de champ...

Il est évident que le fait d'être une femme anxieuse ne voue pas obli­gatoirement à ce type de troubles ! Il est des femmes excessivement ner­veuses et irritables qui ne développent aucun kyste..





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