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LES FEMMES ET l'INFARCTUS
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Il est absolument remarquable que jusqu'à 50 ans, c'est-à-dire l'âge de la ménopause, très peu de femmes soient victimes d'infarctus ou d'acci­dents coronariens, en tout cas beaucoup moins que les hommes.

On sait en effet que le risque d'infarctus débute chez l'homme vers 35 ans, pour culminer à la cinquantaine, alors que les femmes paraissent n'entrer en période de risque qu'après la ménopause, c'est-à-dire en moyenne dix ans plus tard.

On connaît aujourd'hui lune des  raisons de cette « courbe du risque ». Elle s'explique par les fluctuations du profil lipidique des femmes selon leur âge. Ainsi, les femmes ménopausées voient leur taux de cholestérol rejoin­dre très rapidement celui des hommes. D'où l'égalisation du risque d'infarc­tus, d'autant plus que cette charge lipidique se fait au profit du mauvais cholestérol (qui se nomme, rappelons-le, LDL : Low Density Lipoproteine) et ceci sous l'influence de la carence estrogénique.

Dès que le traitement hormonal est institué, on obtient en général une régularisation du taux lipidique. Ce qui laisse à penser que ce traitement est, à cet âge, une bonne arme anti-infarctus, l'excès de cholestérol dans le sang étant, comme on le sait, l'un des fac­teurs de risque majeurs de la survenue des accidents cardio-vasculaires.

Les hormones ont aussi des effets positifs sur la souplesse des artères a condition d'être administrées tôt après la ménopause : le traitement hormonal 10 ou 15 ans après la ménopause ne peut améliorer les artères voire pire peut les « endommager », voire favoriser un infarctus.


Un infarctus, qu'est-ce que c'est ?


Il est peut-être bon que nous définissions ici ce qu'est un accident coronarien ou un infarctus. Sachez que le coeur est irrigué par deux artè­res qu'on appelle les artères coronaires. Lorsque ces artères deviennent plus étroites, ou lorsqu'elles se bouchent, le coeur est asphyxié. Selon le degré d'asphyxie dont souffre le coeur il se déclenche une douleur dans la poitrine, qui peut donner place à des crises d'angine de poitrine répé­tées. Si l'asphyxie est grave et localisée dans le territoire du coeur, elle peut provoquer l'infarctus, c'est-à-dire la nécrose d'une portion du mus­cle cardiaque.

Autrefois, pour dire que les artères se bouchaient, on parlait d'arté­riosclérose. On parle aujourd'hui d'athérome. L'athérome est formé de petites plaques grumeleuses et graisseuses qui viennent se déposer dans les vaisseaux coronariens et les autres vaisseaux artériels comme du tar­tre se dépose dans les tuyaux d'une canalisation sanitaire. Petit à petit, cet athérome rétrécit le calibre des vaisseaux artériels et affaiblit la cir­culation sanguine. Conséquence : les tissus irrigués par ces vaisseaux man­quent d'oxygène et souffrent, plus ou moins gravement, d'asphyxie.

Il n'y a pas une cause de l'athérome mais plusieurs, dont certaines - comme le cholestérol ou le tabac - ne semblent plus devoir être mises en doute.


Un ennemi intime : le cholestérol !


Qui n'a pas entendu parler de ce fameux cholestérol ? Trop de beurre sur les tartines, calories par-ci, graisses « saturées » par-là : la chasse est ouverte, avec parfois bien des excès ! Quoi qu'il en soit, le cholestérol est une mauvaise graisse : si l'on en administre en quantité massive à des animaux de laboratoire, on provoque chez eux un athérome généralisé. Et l'on sait statistiquement que les hommes ou les femmes souffrant de ce qu'on appelle une hypercholestérolémie familiale (c'est-à-dire d'un taux de cholestérol sanguin trop élevé) sont beaucoup plus exposés que les autres aux accidents coronariens cardiaques ou même aux autres acci­dents artériels (artérite des membres inférieurs, par exemple, ou insuffi­sance artérielle cérébrale). Dans tous les cas on sait qu'il existe une corrélation statistique entre un taux trop élevé de cholestérol (3 g par exem­ple) et la fréquence des accidents artériels.

Encore faut-il savoir distinguer entre le « bon » cholestérol (HDL, High Density Lipoproteine) et le « mauvais » cholestérol (LDL : Low Den­sity Lipoproteine). En effet, plus le LDL est augmenté et plus le risque d'artériosclérose et d'athérome est augmenté, plus le HDL cholestérol est augmenté et plus les artères sont préservées de ce risque. Le HDL est en quelque sorte un cholestérol protecteur des maladies cardiovasculaires. Ainsi ce n'est plus seulement le cholestérol total qu'il faut doser dans le sang des femmes, mais ces deux fractions du cholestérol qui sont très impor­tantes. Un autre facteur intéressant de pronostic vis-à-vis du risque arté­riel est le rapport cholestérol total/HDL : il doit être inférieur à 4,4 chez la femme pour que l'on puisse être rassuré quant au risque cardio­vasculaire induit par une mauvaise distribution des graisses sanguines.

Il y a bien d'autres facteurs de risque cardiovasculaires : le tabagisme, l'hypertension artérielle, l'obésité, … .


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