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RUBEOLE:CHERCHEZ LES ANTICORPS!
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La rubéole est en soi une maladie tellement bénigne qu'elle peut être totalement ignorée.

 Le tableau clinique se résume en effet à quel­ques plaques rosées, des ganglions dans le cou et une vague température à 38°C, le tout pouvant disparaître en quarante-huit heures. Mais sa récente notoriété et la crainte qu'elle inspire viennent du fait qu'on la sait mainte­nant responsable de graves malformations foetales si elle est contractée au début de la grossesse. En effet, c'est surtout entre la 3e et la 5e semaine que la rubéole est dangereuse pour le futur bébé et que les risques de malformations (oculaires, cardiaques, cérébrales) sont réels. Cette rubéole peut donc être un « accident de parcours » tout à fait préoccupant. Il paraît donc souhaitable que toutes les femmes en âge de procréer se soumettent à une vaccination systématique, puisque cette vaccination existe! Elle est extrêmement simple (une piqûre sous-cutanée) et donne une immunité solide et durable... .

Les médecins gynécologues préconisent tous qu'une recherche immunologique soit faite au tout début de la grossesse. La demande faite au laboratoire est la suivante : « Cette femme enceinte a-t-elle eu ou non la rubéole? ». La réponse est donnée par la recherche des anticorps dans son sang. S'il y a présence d'anticorps, on différencie les anticorps IgM (qui témoignent d'une infection récente) des anticorps IgG (qui témoi­gnent d'une infection ancienne). Cette discrimination est d'une importance fondamentale, puisqu'elle peut mettre en évidence une rubéole récente. Que faire lorsque le dosage des anticorps permet d'affirmer que la rubéole a été contractée depuis que la grossesse a débuté ? Étant donné le risque encouru, on comprend que l'indication d'interruption de grossesse soit ici justifiée. Il faut bien admettre en effet que si la rubéole est survenue durant les semaines à haut risque, il n'y a aucun moyen d'empêcher les malformations foetales. Le recours aux injections de gamma-globulines (c'est-à-dire d'anticorps antirubéole) ne peut être considéré comme effi­cace. Les femmes préfèrent souvent dans ce cas un avortement, plutôt que la crainte de mettre au monde un enfant mal formé.

En revanche, si le dosage des anticorps révèle que vous avez contracté la rubéole dans votre prime jeunesse, vous pouvez dormir et enfanter tranquillement : cela ne vous concerne absolument pas !

Aussi, que toutes les mères suivent ce conseil : ne protégez jamais vos petites filles de l'épidémie de rubéole qui sévit à l'école ou chez les voisins. Au contraire, il est bon qu'elles la contractent. Et que vous profi­tiez, vous, d'une période de contraception sérieuse pour vous faire vacciner !


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