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TOXOPLASMOSE:MEFIEZ VOUS!
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Moins connue du public, la toxoplasmose est cependant porteuse de risques tout aussi considérables que la rubéole.

 La maladie (qui peut atteindre 85 % de la population) est en elle-même des plus bénignes ; quelques ganglions, un peu de fièvre, des malaises diffus pendant vingt­-quatre ou quarante-huit heures que l'on attribue le plus souvent à une simple fatigue. Elle s'accompagne parfois de petites éruptions, mais passe la plupart du temps inaperçue. Nous avons donc presque tous eu la toxo­plasmose sans le savoir !

Ce qu'il faut savoir : le toxoplasme est un parasite que l'on contracte souvent par la bouche, en mangeant de la viande crue ou mal cuite. Bonne nou­velle pour les amoureux des chats,(surtout les chats urbains qui risquent peu de se trouver au contact de petits animaux contaminés comme les mulots, les souris,… que l'on a longtemps accusés d'être « vecteurs » privilégiés de cette maladie (et donc à écarter des femmes enceintes) : des études épidémiologiques venant d'Angleterre semblent vouloir indiquer qu'on leur a un peu trop vite fait porter le chapeau de cette transmission. Ils sont donc en voie de disculpation, et il sera inutile de vous séparer d'eux pendant votre grossesse.

Bénigne, donc, en temps normal, la toxoplasmose peut entraîner chez la femme enceinte des lésions du foetus qui sont considérables, surtout si la maladie est contractée au cours des trois premiers mois de la gros­sesse. Comme pour la rubéole, on déplore des malformations oculaires ou cérébrales. Après le 3e mois, les lésions sont plus discrètes et ne se manifestent parfois que longtemps après la naissance, par des séquelles, au niveau des yeux. Nous avons dit combien la recherche d'immunité contre cette maladie en début de grossesse est importante (cet examen est rem­boursé par la Sécurité sociale). Cette recherche permet de savoir soit que, la future mère a eu la toxoplasmose et qu'elle est immunisée, soit qu'elle ne l'a pas eue et ne l'a pas actuellement, ou encore qu'elle ne l'a pas eue mais qu'elle vient de l'attraper.

En outre, on peut aujourd'hui savoir si le bébé est atteint ou non par la toxoplasmose en faisant un prélèvement de sang foetal, sous écho­graphie. Jusqu'ici, étant donné les risques encourus pour l'enfant, l'interruption de grossesse était largement envisagée. Aujourd'hui, une classe d'antibiotiques bien particulière semble, entre les mains d'équipes françaises, donner d'excellents résultats. La décision d'interruption volontaire de grossesse n'est donc plus tout aussi évidente que par le passé : en fait, il semblerait qu'on puisse laisser continuer la grossesse tout en exposant l'enfant à un minimum de séquelles, si le traitement d'antibiotiques a été mis en place correctement. Bien sûr, il s'agit de décisions d'hyper spé­cialistes de la toxoplasmose, et on ne saurait trop recommander aux fem­mes contractant cette maladie pendant une grossesse de s'adresser à ces équipes, qui prendront la meilleure décision, selon le cas.


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