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FAUT IL MANGER POUR DEUX?
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Non, mais manger «bien »!

Que de légendes et de bruits fantaisistes courent sur ce que doit ou non manger une femme enceinte ! Les mères, pleines de bonnes inten­tions, poussent leurs filles à « manger pour deux », les bourrent de cal­cium, de vitamines, de sucre et de « fortifiants », ce qui est une erreur monumentale. Il ne faut pas manger pour deux ; au contraire, cette sura­limentation est toxique car il ne faut pas avoir de gros enfants. Un bébé pesant plus de 4 kg à la naissance est difficile à délivrer, il vous fait souffrir et souffre lui-même au moment de l'accouchement. Cet excès pondéral peut même être à l'origine de difficultés d'équilibre des grais­ses et du sucre dans le sang. Nous ne sommes pas en période de guerre ou de restrictions alimentaires ; il est au contraire implicitement admis que nous mangeons tous trop ! Le vrai problème qui se pose au méde­cin est donc de lutter non contre la sous-alimentation mais contre une sorte de suralimentation qui sévit toujours plus ou moins en période de grossesse.

De quoi une femme enceinte a-t-elle exactement besoin, de façon spécifique ?

Essentiellement de protéines, et celles-ci doivent être prises en quantité un peu plus élevée qu'habituellement : une augmentation de 50 % de la ration protidique quotidienne est une mesure profitable. On trouve les protéines dans les oeufs, le lait, le fromage(mais ici attention au gras qui s'associe aux proteines), la viande, le pois­son. En ce qui concerne les graisses, les besoins sont pratiquement inchan­gés : donc, ni plus ni moins de beurre ou d'huile. Les besoins en glucides, sucres et autres aliments sucrés ne demandent pas non plus de réajuste­ment, si ce n'est parfois pour les restreindre, car ils peuvent être respon­sables d'une prise de poids excessive. En effet, la prise de poids tolérée pour une « bonne » grossesse ne doit pas dépasser 10 ou 12 kg selon le poids de base.

En ce qui concerne les éléments comme le phosphore ou le calcium, ils sont apportés par une alimentation équilibrée et « normale » (l'absorp­tion de calcium médicamenteux est tout à fait inutile). Les besoins en fer sont généralement accrus mais, là encore, une alimentation normale suf­fit souvent à les satisfaire.

Toutefois, il est de bonne règle, pendant la grossesse, de demander une numération formule sanguine pour apprécier s'il y a ou non anémie (que l'on appelle « physiologique » car elle a été créée naturellement par l'état de grossesse). Lorsque les réserves en fer des globules rouges sont trop basses, il peut être souhaitable de prescrire à cette femme enceinte un petit peu de fer pour compenser cette anémie, mais il paraît outrancier de le faire systématiquement et sans aucun contrôle sanguin.

En ce qui concerne les vitamines, il est tout à fait inutile, voire toxique, de chercher à en absorber par voie « pharmaceutique ». Préférez les fruits, les légumes frais, et, en règle générale, une alimentation attentive et soignée.      

Et le sel ?

A moins que le médecin ne décèle les signes d'une toxémie gravidique - c'est-à-dire trop de tension, des protéines dans les urines, des oedèmes -, un régime normalement salé est permis durant toute la grossesse. Cependant, on a remarqué que les accouchements se déroulaient mieux lorsqu'un régime légèrement diminué en sel avait été suivi pendant les deux derniers mois de la grossesse. C'est donc un conseil que vous pouvez retenir, en supprimant la charcuterie et les poissons fumés (ils sont toujours très salés) lorsque vous abordez le dernier trimestre. Evitez autant que possible la triperie, le gibier, les mets très épicés, les fruits de mer et les crustacés, tout ce qui est très riche et très lourd ! Le régime alimentaire d'une femme enceinte ne diffère donc pas fondamentalement d'un régime normal. Il faut manger de façon équilibrée, s'offrir des rations raisonnables sans plus, en forçant un peu sur les protéines. Redoutez (comme toujours) l'excès de graisses. Ne cherchez pas ailleurs que dans l'assiette les sels minéraux et les vitamines nécessaires.

Les envies : mythes ou réalité ?

Tout le monde a présent à l'esprit l'image du mari courant tous les magasins de son quartier pour trouver des fraises en décembre ! Ainsi en va-t-il des légendes : les femmes enceintes auraient des « envies » qu'il conviendrait de satisfaire sur l'heure.

La vérité est toute autre. Les envies de la femme enceinte sont avant tout culturelles : nous avons tous (et toutes) remarqué qu'une femme enceinte est dans un état affectif un peu différent de la normale. Elle est plus à l'écoute d'elle-même, elle devient un peu narcissique et a parfois tendance à manifester sans complexe des « envies » inopinées, que l'entourage peut trouver surprenantes... tout en les satisfaisant.

Malheureusement, cette situation « privilégiée » n'a qu'un temps. Elle cesse avec l'accouchement. Que ce passe-t-il alors? Tout à coup, cette femme adulée, vénérée, retrouve son statut de femme... ordinaire. Cela lui paraît d'autant plus difficile qu'elle a maintenant la charge d'une nouvelle vie. Cette brusque remise en place affective est certainement, entre autres causes, pour quelque chose dans la survenue de la dépres­sion qui suit souvent l'accouchement et que l'on appelle le baby blues.

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