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ACCOUCHER PREMATUREMENT:ATTENTION!
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Qu'appelle-t-on accouchement prématuré et comment se passe-t-il ?

L'accouchement prématuré est, par définition, celui qui survient à partir du 6e mois de la grossesse et avant 8 mois et demi (c'est-à-dire entre la 28ème et la fin de la 38ème semaine). On peut également considérer le poids de naissance : tout enfant qui, à la naissance, pèse moins de 2,5 kg peut être dit prématuré.
Les causes de l'accouchement prématuré se rapprochent souvent de celles de l'avortement spontané. Mais, chose surprenante, alors que nous avons fait reculer les autres fléaux qui entouraient l'accouchement (infection et hémorragies par exemple), la fréquence de l'accouchement prématuré (de 8 % à 10 %) reste considérable et la prévention du risque de prématurité est devenue, au moins dans les pays à haut niveau de vie, une des principales préoccupations du corps médical.

Comment se déroule un accouchement prématuré ?

Comme dans le cas de fausse couche spontanée, il peut ne s'agir que d'une menace. Celle-ci s'exprime alors par des signes qu'il est important de connaître puisque seule une thérapeutique efficace, solide et puissante, mise en œuvre à temps peut empêcher l'accouchement.

Comment reconnaître ces signes menaçants ?

En fait, on ne peut guère se tromper : un accouchement prématuré s'annonce par des contractions utérines ressenties dans le bas-ventre, généralement peu douloureuses, et qui commencent très vite à prendre une allure régulière, toutes les cinq minutes, puis toutes les trois... Parfois, elles s'accompagnent de petites glaires, brunâtres ou rosées, d'un peu de sang... C'est en quelque sorte le travail qui commence, et il n'y a pas une minute à perdre : que cette menace survienne de jour ou de nuit, il faut immédiatement consulter un gynécologue-accoucheur ou une sage-femme. C'est impératif si l'on veut mettre toutes les chances de son côté, c'est-à-dire stopper la menace d'accouchement.
L'examen gynécologique obstétrical fait le point et révèle si les contractions ressenties ont été efficaces, c'est-à-dire si elles ont réussi à faire se dilater le col. Il est des cas qui résistent à ces contractions de manière tout à fait honorable, le col restant bien long et bien fermé, et devant lesquels on n'est pas très inquiet. Mais lorsqu'on constate que le col commence à s'effacer (il devient plus court et s'ouvre), permettant déjà le passage de l'index, il est alors évident que les choses sont désormais beaucoup plus alarmantes et qu'une thérapeutique appropriée s'impose d'urgence.
Le monitoring peut être également très utile. Un enregistrement des battements de cœur du bébé et des contractions utérines (pendant une demi-heure par exemple) permet au médecin de voir si tout se passe correctement. Aussi ne vous étonnez pas si, en fin de grossesse, votre médecin vous demande de vous soumettre à cet examen (bien peu contraignant, avouez-le). Après analyse des enregistrements, et si quoi que ce soit d'anormal y apparaissait, on pourrait alors décider d'une éventuelle attitude thérapeutique. C'est donc une garantie de plus pour vous et le bébé.

Quelles sont les mesures à prendre ?


Si la menace est là, que faire ? Que fera le médecin ? Il faut prendre les choses très au sérieux. Un accouchement prématuré n'est jamais souhaitable, il met en jeu la vie de l'enfant. Et l'on sait que, même s'il naît vivant, il paiera parfois cette survie de séquelles cérébrales ou motrices désespérantes. Il faut donc tout faire pour empêcher cela et pour que la grossesse se poursuive. Nous ne saurions mieux conseiller que d'appeler dans ce cas n'importe quel service d'urgence (Police secours, S.A.M.U., S.O.S.-Médecins) et de se mettre dans les mains d'un service compétent, qui saura mettre en œuvre le traitement approprié.

Quel est ce traitement ?

Hormis le repos absolu au lit, il consiste en l'administration de deux sortes de médicaments. D'abord des antispasmodiques, qui sont à base de drogues capables de court-circuiter la contractilité de l'utérus. On les appelle des bêta-mimétiques, et ils sont administrés en suppositoires, en comprimés ou en perfusion veineuse lorsque la menace est très préoccupante. Il est souhaitable que le traitement d'attaque de ces menaces d'accouchement prématuré se fasse à l'hôpital ou en clinique. C'est là que se décide si la pose d'une perfusion est nécessaire, auquel cas elle peut être laissée en place pendant vingt-quatre heures. En général, ces perfusions de bêta-mimétiques sont extrêmement efficaces. Il suffit souvent d'une petite semaine d'hospitalisation pour enrayer tout danger, à condition toutefois qu'un repos strict au lit, et jusqu'à terme, soit respecté.
Répétons-le : il convient de ne pas perdre de temps et de vous mettre entre les mains d'un service compétent. La médecine d'urgence ne souffre aucune négligence, aucun dilettantisme. Mais sachez aussi ceci : s'il existe des « drogues » efficaces (et les bêta-mimétiques en sont !), vous n'avez, vous, pas le droit de négliger le repos au lit, que l'on vous prescrit presque obligatoirement. C'est l'arme du bon sens, dont chaque femme est seule responsable. Qui veut la fin, dit-on, veut les moyens. Et la bonne fin d'une grossesse, c'est un enfant vivant. Et, surtout, viable.

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