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La prise de poids à la ménopause
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Les faits:plus d'une femme sur deux considère qu'elle prend du poids au moment de la ménopause. Cette prise de poids s'inscrit entre deux-trois kilos et dix kilos ou plus.

Il s'agit en fait le plus souvent de l'aggravation d'un surpoids qui s'est installé depuis de nombreuses années. Ce qui change ici c'est que l'on a dépassé "le supportable" et que cela coïncide avec les années de la ménopause.

Parfois, au contraire, cette prise de poids a débuté dès l'instauration d'un traitement hormonal : il faut suspecter les posologies et la pertinence de ce traitement, tout en gardant à l'esprit que des femmes n'ayant aucun THS prennent aussi du poids.

C'est certainement l'un des symptômes les plus mal ressentis et vécus de la cinquantaine. Il vous fait souffrir, et nombre d'entre vous disent : "les bouffées de chaleur, à la rigueur d'accord, mais la prise de poids, c'est non !" La graisse en trop se localise en des endroits inhabituels chez une femme : le ventre, le dos, les seins, les bras... alors que les cuisses, les fesses et les jambes peuvent être relativement épargnées. C'est ce que l'on appelle la localisation androïde (masculine) par opposition à la localisation gynoïde (féminine) du bas du corps.

Vous dites que vous êtes "gonflée": il vous faut pourtant faire la différence entre les "kilos d'eau" et les "kilos de graisse". Les kilos d'eau sont ceux qui vont et viennent très rapidement en l'espace de 24 ou 48 heures, tendent vos seins, vos hanches ou votre ventre, puis disparaissent, comme par miracle, pour réapparaître quelques jours après : exactement la même sensation que certains jours prémenstruels (avant vos règles) ou que celles d'un début de grossesse.

Tout autre est la sensation de gonflement permanent, jour après jour, sans aucune augmentation ni diminution rapide : il s'agit là de kilos de graisse, ceux le plus couramment retrouvés au moment de la ménopause alors que les "kilos d'eau" sont, eux, plus fréquents au moment de la périménopause.

Les causes

La courbe de poids des femmes n'accuse pas de pic majeur au moment de la ménopause : il s'agit plutôt d'une lente progression qui a souvent débuté à la trentaine et pour beaucoup d'entre vous au moment des grossesses. 50 ans est le moment où vous dépassez en général la barre fatidique des plus 10 kilos par rapport à votre poids de jeune fille, et c'est sans doute là le seuil au-delà duquel vous n'êtes pas disposée à vous laisser entraîner sans réagir.

Notre métabolisme de base (notre "chaudière de vie") est de moins en moins gourmand pour assurer notre train de vie cellulaire quotidien : d'année en année - que l'on soit femme ou homme - il demande de moins en moins de calories pour assurer nos dépenses d'énergie. Comme, par ailleurs, nous absorbons - en général - toujours les mêmes quantités caloriques (ce que vous exprimez par : "Pourtant, docteur, je n'ai pas augmenté mes rations") le surplus de calories est tout naturellement stocké dans son tissu naturel de réserve, la graisse. Et c'est ainsi que les hommes, eux aussi, commencent à grossir après 40 ans et que, pour certains, la bedaine apparaît.

Tous autant que nous sommes nous dépensons moins d'énergie au fur et à mesure que les années passent. Nous courons moins, nous empruntons plus souvent les ascenseurs et autres escalators, nous faisons moins de sport...

La vie sociale et conviviale étant en général plus riche après 40 ans, les bons repas, les dîners gastronomiques dans les grands restaurants, les petits plats mitonnés à la maison sont, en principe, plus fréquents qu'à 17-18 ans.

Les multiples symptômes désagréables de la ménopause (bouffées de chaleur, insomnie, fatigue...) finissent par entamer le moral des plus optimistes :1'alimentation - et en particulier la plus calorique - est de nature à représenter un mode de consolation à très court terme. Fringale, envie de sucré, perte totale de courage pour adopter une bonne hygiène alimentaire sont
fréquemment retrouvées au, moment de la ménopause.

Le manque d'estrogènes est à l'origine de la localisation masculine (dans le haut du corps) des graisses. Certes, la localisation féminine sur vos fesses et vos cuisses ne vous réjouit guère plus mais sachez qu'elle est d'une innocuité totale vis-à-vis du risque cardiovasculaire (infarctus du myocarde par exemple) au contraire de la localisation des graisses dans le haut de votre corps, comme chez les hommes.

La thyroïde peut devenir paresseuse. Ce qu'un dosage sanguin de la TSH ultrasensible peut révéler. L'insuffisance thyroïdienne vous fait fabriquer de la graisse en trop, de la rétention d'eau et augmente votre cholestérol sanguin.

50 ans, c'est aussi souvent le moment d'une "crise de vie" (problèmes avec le conjoint, les enfants, les parents, le travail...) durant laquelle le poids peut plus facilement s'afficher à la hausse.

Les traitements

Le premier élément de la recette consiste à vous rééquilibrer sur le plan hormonal : un THS particulièrement bien dosé, le contrôle de votre thyroïde (qui, nous l'avons vu, peut en fabriquant moins d'hormones thyroïdiennes être l'une des causes de la prise de poids). Dès lors que l'équilibre hormonal est à nouveau récupéré, que tous les symptômes de la ménopause sont réduits à zéro, vous voilà à nouveau prête, sur le plan métabolique et sur le plan moral, à passer aux deux éléments suivants de la recette "contrôle du poids à la ménopause".

Le deuxième élément de la recette consiste ensuite à diminuer sa ration alimentaire. Mais attention, ne vous lancez pas dans ces régimes "fous" qui vous promettent la perte rapide de kilos en l'espace de quelques jours, de quelques semaines. Non, il s'agit ici d'adopter une nouvelle hygiène alimentaire dont tout l'art est de conserver le plaisir de se mettre à table, de calmer votre faim, tout en réduisant les rations caloriques spontanées que vous aviez l'habitude d'absorber. L'aide d'un bon nutrionniste, d'une diététicienne est nécessaire pour vous guider, et ce d'autant que vous protestez souvent en disant : "Je ne vois pas ce que je pourrais manger en moins, je mange très peu." Ce qui est vrai. Il ne s'agit pas ici de manger moins en quantité, mais moins en calories, et c'est là où vous avez besoin d'aide.

Le troisième élément ne doit pas être négligé car il permet d'adoucir considérablement les efforts alimentaires qui vous sont demandés. C'est la dépense physique d'énergie.Vous devez donc, selon votre goût, commencer ou recommencer une activité physique régulière (pas moins de trois fois par semaine et si possible quotidiennement). Choisissez entre la marche rapide, la natation, le vélo d'appartement ou de loisir...


Il s'agit là de perdre quelque 100 à 200 calories supplémentaires par jour. Enfin, vous devez "remus-cler" votre corps, et ce dans les endroits stratégiques tels que les cuisses, l'entrejambe, les fesses, le dos, les abdominaux, les pectoraux, l'arrière des bras (les triceps)... Ceci est assuré soit dans les salles spécialisées, soit à domicile à l'aide d'une cassette vidéo parmi les nombreuses de qualité à votre disposition.
La prise de poids à la ménopause n'est pas un phénomène irréversible et il convient d'utiliser les trois stratégies citées plus haut : traitement hormonal substitutif "sur mesure", diminution de l'énergie absorbée, augmentation de l'énergie dépensée. NB : toutes les études à notre disposition montrent que les femmes traitées par THS ont un poids plus faible que celles n'ayant pas de THS. Qui plus est, le THS permet à la graisse de conserver ses lieux de prédilection féminine (le bas du corps) et lui interdit de se localiser dans les parties hautes du corps où, nous l'avons vu, outre son inesthétisme, elle représente un danger cardiovasculaire non négligeable (voire de cancers du sein et de l'utérus selon certaines études scientifiques

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