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POIDS DES FEMMES ET GROSSESSE
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L'effet de la restriction alimentaire sur le poids de naissance :

L'étude de la famine en Hollande pendant la dernière guerre mondiale a montré que la diminution moyenne du poids de naissance des enfants dont les mamans n'avaient pas mangé à leur faim pendant le dernier trimestre de la grossesse avait été de plus de 300 g. La durée de la grossesse, elle, est restée normale. Et, dès que la famine a disparu (avec la fin de la guerre), le retour à un poids de naissance normal a été re¬marquablement rapide : dès la sixième semaine qui a suivi la fin des restrictions alimentaires.
 

LA RETENTION DE POIDS APRÈS LA GROSSESSE


Pour nous, les gynécologues, c'est une évi-dence : pendant les neuf mois, telle femme ne prendra que 10 à 11 kilos, gardera une silhouette à l'identique, si ce n'est la pro-éminence de son ventre, puis nous reviendra deux mois après son accouchement en nous montrant un corps que rien ne semble avoir même jamais troublé. D'autres, au contrai¬re, auront profondément modifié leur sil¬houette tout au long des neuf mois de la grossesse : elles auront très rapidement dé¬passé tous les plafonds autorisés (3-4 kilos par mois!), se seront bouffies, auront litté¬ralement "explosé", physiquement parlant, sous l'affluence des kilos de graisse et d'eau. Ce sont celles-là même qui, plusieurs mois après l'accouchement, sembleront... encore enceinte de quatre ou cinq mois !
Pourquoi ces différences? N'allez surtout pas croire que la première s'est privée de man¬ger ou a une recette infaillible tandis que la seconde a passé ses journées à grignoter ! Non.
Les choses sont plus complexes et doivent certainement faire référence à la manière qu'a le corps de chacune de s'adapter à ce brusque afflux d'hormones d'origine placentaire. Bien évidemment les conditions d'hygiène de vie, la composition des repas, la culture sont des facteurs qui comptent mais qui restent moins importants qu'on l'imagine.
Et, comme si une injustice devait en confirmer une autre, ce sont en général les femmes qui n'ont jamais eu de problème particulier avec leur poids qui passent leur grossesse sans rencontrer la moindre difficulté d'ordre pon-déral que ce soit. Les autres, nombreuses, se débattent avec des probléma¬tiques de plus en plus complexes.
La génétique est donc certainement capable d'expliquer ces inégalités métaboliques et phy-siologiques. Les quantités d'hormones né-cessaires pour mener à bien une grossesse sont très comparables d'une femme à l'autre. C'est la raison pour laquelle il faut bien se rendre à une évidence : les récepteurs hormonaux, eux, ne sont pas identiques d'une femme à l'autre et la faculté de fabriquer de la graisse, de rete¬nir de l'eau et du sel, dépend d'un programme génétique qui est transmis à chaque femme par ses ancêtres depuis la nuit des temps.
On sait l'importance fondamentale du tis¬su graisseux des femmes en ce qui concerne leur pouvoir de reproduction : si l'homme a près de deux fois moins de graisse dans son corps, c'est parce qu'il n'a pas la mission de fabriquer de toute pièce et de nourrir les petits de l'espèce. Cette graisse est si impor¬tante que sa quantité, dans chaque corps, semble déterminer l'intensité de sa fécondi¬té et même le poids des enfants à naître.


Qui reste grosse après l'accouchement et pourquoi ?


C'est le professeur Stephan Rössner de l'hôpital Karolinska à Stockholm, en Suède, qui tente de répondre à ces questions dans le British Journal of Nutrition d'avril 1994. L'étude qu'il a menée avait pour but de comprendre quels étaient les facteurs de risque susceptibles d'expliquer la rétention de poids après l'accouchement. 1423 femmes ont été étudiées depuis le début de leur grossesse jusqu'à un an après l'accouche¬ment. La "rétention de poids", un an après l'accouche-ment, s'est retrouvée bien plus fréquente chez les femmes qui avaient augmenté leur ration alimentaire pendant la grossesse et aussi après l'accouchement, chez celles aussi qui multipliaient le grignotage et les collations entre les repas, de même que chez celles qui avaient diminué la frequence de leurs repas principaux, que ce soit pendant la grossesse ou après l'accouchement. Les femmes qui ont conservé 5 kilos ou plus un an après l'accouchement sont celles qui étaient moins actives : plus les femmes font du sport dans les six à douze mois qui suivent l'accou-lïement, et moins elles souffrent de "kilos grossesse".Ces résultats indiquent donc que le fait d'avoir des"kilos en trop"dans l'année qui suit l'accouchement tient bien plus à des modifications du style de vie des femmes qui en sont les victimes qu'à d'autres facteurs physiologiques, hormonaux par exemple.

Nous l'avons vu, ces kilos ne sont pas systématiques : l'étude CERIS nous apprend qu'une Européenne sur deux ne constate pas de variation pondérale importante après l'ac-couchement par rapport au poids d'avant la grossesse.
Ceela dit, les femmes qui gardent une sur-charge pondérale après la grossesse sont celles
qui ont pris beaucoup pendant les neuf mois de gestation. Et ce sont en général les femmes qui ont pris un poids modéré qui retrouvent le plus vite - le plus souvent dans les trois mois qui suivent l'accouchement - leur poids initial. Prendre beaucoup de poids pen-dant la grossesse, et en particulier plus de 15 kilos, est sans doute l'une des façons les plus certaines d'avoir à se battre ensuite contre ces "kilos grossesse". Mais la prise de poids de la grossesse ne résume pas à elle seu¬le toutes les raisons de ce phénomène :
- lorsque "l'enfant paraît", la vie change considérablement : les rythmes de la journée sont bouleversés, les habitudes de loisirs, professionnelles, sociales sont profondé¬ment modifiées. Nombre de femmes aban¬donnent - au moins de façon transitoire - leur activité professionnelle. Cela les oblige à renouer avec l'alimentation "faite maison", les expose à une disponibilité im¬portante des aliments inexistants sur le lieu de travail ;
- l'abandon du tabac est une cause fré¬quente de prise de poids. Bon nombre de femmes se sont enfin résolues à "tordre le cou à leur tabagisme" pour ne pas faire de mal à leur bébé. Bien leur en à pris mais, et nous l'avons vu, l'abandon de l'intoxication nicotinique s'accompagne sou¬vent d'une prise de quelques kilos ;
- cela est fréquent, la venue du bébé corres-pond à une réduction importante de l'activi¬té physique, et en particulier de la pratique des sports responsables d'une diminution de la consommation calorique ;
- enfin, rupture d'équilibre affectif, diffi¬culté d'adaptation au nouveau rôle de mère, "angoisses", dépression du post partum (ce que l'on appelle le baby-blues), diminution des temps de loisirs,.. tous ces facteurs sont susceptibles de générer de l'angoisse, de la morosité, et la jeune accouchée tentera de "compenser" par une modification de ses suiv habitudes alimentaires.


 
 


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