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Bravo et… Merci, Bob !
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Robert Edwards enfin prix Nobel de médecine ! On se demande pourquoi il aura fallu attendre 32 ans… après la naissance de Louise Brown le 25 juillet 1978 pour consacrer ce fantastique biologiste qui a fêté fin septembre ses …85 ans.

Une chance qu'il soit encore vivant !

Les plus vives critiques ont été faites par le Vatican quant à cette nomination. Est-ce là qu'il faut chercher les raisons du retard à sa consécration ?

Quant à son complice Patrick Steptoe, le gynécologue de la petite ville d'Oldham, c'est décidemment  trop tard : il est décédé 10 ans après Louise Brown.

On dit que c'est Raoul Palmer qui enseigna la cœlioscopie à ce gynécologue de province, très loin de l'establishment londonien. Et c'est grâce à Steptoe - tout au long des années 60 - qu'Edwards pu obtenir  des centaines d'ovocytes humains.

Les souvenirs de cette époque bénie de la gynécologie et de la biologie humaine me reviennent aujourd'hui  par bouffée successives.

Je me rappelle. Tout d'abord, lors d'un petit congrès à Paris cette année là, quelques semaines avant la naissance de Louise Brown. Edwards, illustre inconnu, avait été invité à venir faire le point sur ses obscures recherches. Je venais de décrocher la spécialité de gynécologie et fus littéralement bouleversé par sa communication. Je crus deviner les non dits entre les lignes. Aussi, lorsqu'il eu fini de répondre aux questions d'une assistance peu nombreuse, persuadé qu'il n'avait pas tout dit, je le poursuivis carrément  aux toilettes, attendis cependant qu'il se soulage et lui demandai tout de go si, comme je croyais l'avoir deviné, une grossesse humaine était en cours. Pas du tout agacé par mon insolence il me répondit avec le flegme britannique d'usage et non sans humour « que l'avenir proche répondrait à ma question ». Je ne pus rien en tirer plus ce jour là.

Je me rappelle. Je faisais à l'époque partie du comité de rédaction de la revue « Parents » et à ce titre alertais son patron qui, après enquête, décida d'envoyer 2 envoyées spéciales permanentes à Oldham en juillet.

Bien lui en prit : il obtint les photos exclusives pour la France du bébé et l'interview de la maman.

Je me rappelle. Lorsque la bombe de la naissance du premier « bébé éprouvette »  éclata ensuite en ce beau et chaud mois de juillet 1978 et que l'enthousiasme me serrait fort la gorge, la presse, y compris médicale, accueillit la nouvelle comme un canular en criant au « pétard mouillé » !

Je me rappelle encore. M'être procuré les 2 cassettes audio de la présentation solennelle par Edwards au Royal College le 26 janvier 1979 à Londres et les avoir écoutées et ré écoutées à les connaitre par cœur ! Jean Cohen, le gynécologue français le plus doué de cette fin de XXème siècle, était  le seul médecin  français invité à cette séance historique. Comme je l'enviais et comme j'enrageais de ne pas avoir la possibilité d'y être aussi !

Je me rappelle ensuite la première grossesse par FIV de l'équipe de Jean Cohen à Sèvres, avec les Drs Jacqueline Mandelbaum et Michelle Plachot qui se termina… en fausse couche. Puis très vite la naissance d'Amandine avec le Pr René Frydman et le Dr Jacques Testard à Clamart  le 24 février 1982, suivie, de près de celle d'Alexia en juin de la même année avec Jean Cohen à Sèvres.

Depuis cette époque, plusieurs millions de bébés sont nés grâce à cette technique.

Bravo et… Merci, Bob !

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