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SA SEXUALITE
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DOSSIER CONSACRE A SA SEXUALITE ET L'ANDROPAUSE

LA SEXUALITE DE VOTRE COMPAGNON


Les faits
 
On désigne actuellement sous le terme d'andropause les éventuels phénomènes biologiques et hormonaux qui intéressent l'homme de la cinquantaine et au-delà. Ce terme est, à vrai dire, encore considéré comme impropre et relativement flou pour beaucoup des médecins. Car il n'y a pas d'équivalent de la ménopause chez l'homme : les testicules ne s'arrêtent pas de fonctionner un beau jour en stoppant brusquement leur production hormonale ainsi que celle des spermatozoïdes. Le phénomène d'andropause recouvre - pour les médecins - une diminution suffisamment importante de la production d'hormones mâles par les testicules pour provoquer un certain nombre de symptômes, voire des problèmes de santé. On estime que 30 à 40 % des hommes connaîtront cette diminution de leur production d'androgènes au cours de leur vie, mais le plus souvent après 50 ans. Les autres, soit ne diminuent pas de façon sensible leur production d'hormones, soit la diminuent mais insuffisamment pour que cela ait des conséquences sur leur vie de tous les jours et sur leur santé.


La perte de l'appétit sexuel est certainement le symptôme majeur de l'andropause. Voici un homme qui était toujours particulièrement attiré par la sexualité et qui, progressivement, devient « indifférent » - sexuellement parlant –
à toutes les femmes, fussent-elles les plus désirables. Cette désaffection profonde, cette perte d'intérêt insolite ne manquent pas d'inquiéter, voire de bouleverser l'homme qui les subit.


Les conséquences concrètes de cet effondrement de la libido masculine se traduisent par des difficultés croissantes, voir
 
insurmontables, d'érection ainsi que par la diminution très importante de la moyenne des rapports sexuels.
 


Les éjaculations pauvres ou des difficultés croissantes pour parvenir à l'éjaculation sont aussi assez fréquentes. L'homme se plaint, soit de ne plus pouvoir parvenir à l'orgasme, soit de ne ressentir, au moment de l'éjaculation, que des secousses orgasmiques de faible intensité, particulièrement frustrantes.
 
La perte de tonus, qui par ailleurs est bien banale au fil du temps, peut aussi faire partie du tableau de l'andropause. Il est extrêmement difficile ici de faire la différence entre les conséquences de la crise existentielle classique dont l'homme n'est pas non plus épargné et l'andropause elle-même. Cet homme semble soudain démotivé, ne s'intéresse plus à grand-chose, on dit de lui qu'il est « assez déprimé ». La fonte musculaire est aussi un symptôme assez
caractéristique de l'andropause. Ici aussi, la différence entre la fonte musculaire classique d'un homme ayant abandonné depuis longtemps toute activité physique et celle due à l'andropause n'est pas facile à faire. L'homme s'enrobe, perd ses muscles, modifie sa silhouette, parfois même on peut constater une véritable « mini pousse des seins » (à différencier des seins des hommes obèses, qui ne sont que des amas de graisse). Ce phénomène est nommé en médecine la gynécomastie.
 
Ce que l'on appelle le « démon de midi » peut faire partie des comportements propres à l'andropause mais n'en est pas une caractéristique typique : l'homme de 50 ans et plus - jusqu'ici fidèle ou relativement fidèle - s'éparpille en de multiples conquêtes éphémères, le plus souvent avec des femmes beaucoup plus jeunes que lui. Et alors qu'au foyer conjugal il rencontrait de plus en plus de difficultés à obtenir une érection, il s'enorgueillit de pouvoir « faire comme lorsqu'il avait 20 ans » ! Cette course effrénée à la minette est plutôt à mon sens l'expression de cette crise existentielle de l'homme de 50 ans et plus qui veut se prouver à lui même « qu'il
peut encore », qu'il séduit encore, que son avenir est particulièrement brillant et qu'en terme de sexualité il est loin d'être au bout du rouleau. C'est aussi une façon de raviver son intérêt sexuel les « jeunes créatures » dont il fait grande consommation représentent en quelque sorte des « dopants » dont l'efficacité est à priori bonne à condition de changer relativement rapidement de partenaires. Il s'agit là d'une attitude compulsive, boulimique, sorte d'antidote contre l'idée angoissante de « ne plus être tout à fait un homme ». Rappelons ici que l'andropause se caractérise plutôt par un désintérêt définitif et total (du moins jusqu'à mise en route du traitement) de la sexualité.
 

Les causes


L'andropause se caractérise par une diminution importante de la quantité de testostérone biologiquement active circulant dans le sang.
Les dosages hormonaux sont ici relativement utiles dans la mesure où, nous l'avons vu, les symptômes de l'andropause n'ont absolument rien de spécifiques et peuvent, chacun, être attribués à d'autres causes comme par exemple le vieillissement, le manque d'exercice, la dépression... Et alors que pour la ménopause l'usage des dosages hormonaux reste, nous l'avons vu, d'un intérêt mineur, il devient ici fort intéressant, même s'il faut se garder de faire reposer sur lui la responsabilité complète du diagnostic. Plutôt que la testostérone totale (qui mesure l'hormone mâle en ce qu'elle a d'actif et d'inactif), il convient de doser ce que l'on appelle la testostérone bio disponible (c'est-à-dire celle qui est biologiquement active). Les hormones hypophysaires peuvent aussi être utiles au diagnostic en montrant une élévation de la LH (hormone hypophysaire qui « commande » aux testicules de fabriquer de la testostérone), ce qui témoigne d'un certain fléchissement du fonctionnement testiculaire. Notons ici que la pratique du spermogramme (comptage et examen qualitatif des spermatozoïdes) n'offre aucun intérêt au diagnostic : vous le savez, l'homme reste pratiquement fécond jusqu'à la fin de sa vie (même si cette fécondité subit une forte diminution au fil des années qui passent). La baisse de la testostérone explique la plupart des symptômes ressentis, et en particulier la perte de la libido. L'insuffisance de l'érection serait donc plus une conséquence de ce désintérêt sexuel que d'un problème lié au mécanisme général de l'érection. L'érection masculine est l'expression de son désir sexuel. Lorsque le désir disparaît, l'érection fait de même. A vrai dire, l'andropause, en tant que phénomène spécifique d'insuffisance hormonale, est rarement exclusivement en cause pour expliquer les démêlés de notre homme : l'insuffisance hormonale testiculaire de l'andropause vient potentialiser, révéler toutes sortes d'événements qui, eux, sont liés à l'usure des années. Sans insuffisance hormonale, la machine aurait continué de fonctionner de façon satisfaisante. Cette éventuelle andropause vient donc ici démasquer les mille et une petites insuffisances (vasculaires, neurologiques...) créées par le vieillissement.
 

Les traitements


Ils consistent, une fois le diagnostic bien établi, à administrer des hormones mâles sous la forme de médicaments. Il existe un gel cutané et des comprimés ou des injections IM .Tous ces traitements sont substitutifs : ils administrent un complément de testostérone à la production défaillante (mais non arrêtée) hormonale des testicules. La durée du traitement est variable, parfois « à vie », parfois par périodes de plusieurs mois suivies de breaks plus ou moins longs à adapter à l'éventuelle réapparition des symptômes. On peut aussi tenter d'obliger les testicules à fabriquer plus d'hormones mâles (plutôt que d'administrer de l'hormone mâle en complément). On utilise alors des hormones très proches de la LH (hormones d'origine hypophysaire qui « ordonnent » aux testicules de fabriquer de la testostérone) à administrer selon une fréquence qu'il appartient au médecin de déterminer en fonction des symptômes et aussi de l'augmentation des chiffres de testostérone bio disponible évaluée par dosages hormonaux). Notons ici que quels que soient les traitements administrés aucune hormone compensatrice (comme la progestérone ou les progestatifs dans le THS de la ménopause) n'accompagne le traitement de l'andropause.
Les contre-indications au traitement sont surtout les maladies de la prostate. Un surdosage est, par exemple, susceptible d'augmenter la croissance d'une tumeur bénigne de la prostate (adénome) extrêmement fréquente après 50 ans dont les conséquences pourraient être des difficultés à uriner, voire même l'amplification de la nécessité d'intervention chirurgicale libératrice des voies urinaires classiquement pratiquée dans ce contexte. D'autre part, il est probable que l'administration d'hormones mâles chez un homme porteur d'un micro-cancer de la prostate (et cette situation est assez courante) pourrait accélérer son évolution.
 


Le Viagra® et les médicaments voisins pour les troubles de l'érection ne sont pas  à priori, un remède à l'andropause. En effet, il s'agit là d'un traitement de l'insuffisance érectile dont les causes sont soit psychologiques, soit consécutives à une maladie comme le diabète, ou encore aux effets du vieillissement sur le système érectile... Cela dit, les insuffisances d'érection rencontrées à 50 ans et après sont rarement dues exclusivement à l'andropause s'il est des hommes pour lesquels l'administration d'hormones mâles agira de façon extrêmement efficace, d'autres pourront bénéficier d'une association particulièrement judicieuse d'hormones et de Viagra®.


 
Le concept d'andropause, c'est-à-dire d'insuffisance hormonale masculine est encore assez flou. Nous manquons encore singulièrement de travaux scientifiques pour asseoir nos hypothèses et affiner nos stratégies de traitements. Il n'en reste pas moins que l'administration d'hormones mâles peut faire « des miracles » lorsqu'elle survient chez un homme pour lequel le diagnostic d'andropause est pertinent. Le symptôme nécessaire au diagnostic est « l'indifférence sexuelle ». Un homme qui a conservé son désir sexuel intact, mais ne peut l'exprimer en raison de difficultés érectiles, n'est pas concerné par le diagnostic d'andropause. D'autre part, la perte de la libido n'est pas forcément synonyme d'andropause. Dans les cas douteux (assez fréquents), la mise en route d'un traitement d'hormones mâles « test » peut aider à y voir clair : l'absence d'amélioration nette des symptômes après l'administration en bonne et due forme d'hormones mâles pendant une période minimale de 2 à 3 mois doit faire reconsidérer le diagnostic d'andropause.

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