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Il n' ya pas que les bouffées !
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La fatigue Les faits Lors de la ménopause, vous êtes nombreuses à vous sentir exténuées, vidées de vos forces, incapables d'assurer les tâches quotidiennes.

Cette fatigue vous handicape dans la vie de tous les jours, mais aussi vous inquiète et vous laisse imaginer que vous êtes peut-être atteinte d'une maladie grave. Cette fatigue est dévalorisante dans la mesure où elle semble
vous indiquer que "l'âge venant", vous n'êtes désormais plus capable d'assumer votre rôle conjugal, professionnel, parental, social... Cette fatigue est physique, certes, mais aussi intellectuelle : il vous est parfois impossible de suivre une idée, de manifester un esprit logique, de mener à bien des tâches intellectuelles banales.
 

Les causes

 
Le sommeil est souvent perturbé. Les bouffées de chaleur et les suées vous empêchent de dormir et ces insomnies répétées finissent par avoir des conséquences désastreuses sur votre "forme".
Les hormones estrogènes sont des hormones de "vie": en leur absence, on constate souvent une perte du tonus, de la capacité à entreprendre des choses. Il s'agit là d'un effet direct des hormones sur le cerveau féminin.
C'est parfois la glande thyroïde qui est en cause : les hormones thyroïdiennes qu'elle fabrique sont, elles aussi, fondamentales au tonus et à la capacité d'entreprendre. L'insuffisance thyroïdienne est un événement relativement fréquent à la cinquantaine et il convient toujours - surtout devant une fatigue peu ou pas améliorée par le THS - d'en rechercher l'éventualité.
La baisse de moral pouvant survenir en raison de tous ces symptômes de la ménopause peut, à elle seule, expliquer une certaine lassitude et des découragements.
La carence hormonale estro¬génique doit être compensée. Dès lors qu'un THS est mis en route, quelques semaines suffisent pour retrouver le tonus et ses facultés d'avant la ménopause. Vous parlez souvent de "traitements magiques" tant vous êtes surprises par la rapidité de la remise en forme dès que des estrogènes circulent à nouveau dans votre sang.
La crise existentielle de la cinquantaine que vous vivez en même temps que vous subissez les symptômes de la ménopause ne peut, elle, c'est évident, trouver de solution dans le traitement hormonal substitutif. Mais celui-ci vous redonnant force et vigueur vous permet souvent d'avoir les moyens de mieux la surmonter.
Le traitement hormonal d'une éventuelle insuffisance thyroïdienne (dont la preuve est assurée par un dosage hormonal sanguin, la TSH ultrasensible) doit toujours être corrigé et, tout comme le traitement hormonal substitutif de la ménopause, vous permettre de retrouver rapidement vos forces.
   
 
Ce qu'il faut retenir :
 
La fatigue est un symptôme très courant de la ménopause. Ses multiples causes ne résistent pas, en général, à l'instauration d'un traitement hormonal bien dosé.
 
La déprime

Les faits

 
Ce n'est pas ce que les psychiatres appellent la dépression : cet état très grave qui vous abat et vous empêche de réfléchir, d'agir, tout en vous dévalorisant de façon très inquiétante. Il s'agit plutôt de cette petite déprime, de cette tristesse ou de cette mélancolie qui font que lorsqu'on vous demande "comment ça va ?" vous répondez "pas terrible, en ce moment je n'ai vraiment pas le moral..."
Celles qui ont déjà connu, avant la ménopause, un ou plusieurs épisodes de vraie dépression sont certainement plus vulnérables à la récidive au moment de la ménopause.
Cette déprime vous semblera d'autant plus insolite si vous faites partie des femmes qui se trouvaient auparavant plutôt optimistes, de caractère égal, ne connaissant pas la mélancolie. C'est ce contraste, contemporain de la ménopause, qui doit faire penser à l'origine hormonale de ce "mal-être".

Les causes

 
La fatigue, les insomnies, les bouffées de chaleur et autres suées, sont de nature à casser un beau moral. Les hormones estrogènes ont un impact direct sur le cerveau féminin et se comportent à son niveau comme de véritables "antidépresseurs physiologiques". Nombre de réactions chimiques impliquant ce que l'on appelle les neuromédiateurs (des hormones cérébrales) sont induites, modulées par les estrogènes. L'absence d'estrogènes au niveau cérébral explique que vous "broyez du noir" plus facilement.
Enfin, l'image de "vieillerie" que suggère la ménopause, les éventuelles difficultés conjugales ou professionnelles - vécues dans un contexte de grande vulnérabilité physique et intellectuelle - peuvent avoir un impact très négatif sur votre moral.


Les traitements

 
Les femmes concernées de 50 ans et plus sont donc souvent invitées à prendre des antidépresseurs puisque la plupart de ces médicaments sont désormais quasiment exempts d'effets secondaires. Il ne s'agit pourtant pas de "la" solution que vous recherchez. En effet s'ils peuvent vous aider en vous empêchant de tomber peu à peu dans la dépression, ils ne s'adressent pas à la cause n° 1 de votre état.
C'est l'adoption d'un THS qui, en principe, doit vous sortir de votre morosité, et ce dans un délai de quelques semaines : les bouffées de chaleur, les insomnies, la fatigue envolées, le moral revient naturellement au beau.
C'est dans le cas de l'inefficacité d'un THS bien conduit à résoudre votre tristesse que l'accès aux antidépresseurs peut s'avérer opportun.
Les anxiolytiques (médicaments contre l'angoisse) peuvent être intéressants sur une brève durée, le temps que le THS fasse son effet. Les autres moyens tels que la reprise ou l'adoption d'une activité sportive, la décision de perdre du poids et la réussite de ce projet, la relaxation... accompagnent utilement l'adoption du THS.


 
Ce qu'il faut retenir :

 
Déprime et morosité ne résistent pas longtemps à la restauration d'une quantité d'estrogènes suffisante dans votre sang.
   


Les fuites urinaires

Les faits

 
Lorsque vous toussez, éternuez, faites un effort, il peut arriver maintenant que vous ayez quelques fuites d'urine incontrôlables.
Mais parfois, aussi, vous avez des envies impérieuses, irrésistibles d'uriner et vous ne pouvez empêcher quelques gouttes, voire plus, de fuir. Cela peut vous arriver, par exemple, alors que vous êtes dans l'ascenseur sur le point d'arriver chez vous, lorsqu'il pleut, lorsque vous mettez les mains dans l'eau froide...
Ces deux mécanismes - fuites à l'effort et fuites par impériosités - sont parfois intimement mêlés chez une même femme.
Ce symptôme est le plus souvent humiliant dans la vie quotidienne, et il finit par gêner considérablement. La vie intime est parfois elle aussi perturbée : fuites d'urine et vie sexuelle ne font pas forcément bon ménage !
Dans les cas avancés vous utilisez des protections qui vont du protège-slip à la véritable "couche pour adultes".


Les causes

 
Les fuites d'urine à l'effort se rencontrent le plus souvent chez les femmes ayant au moins accouché une fois car la vessie a été quelque peu "bousculée" pendant l'accouchement. Dans les suites immédiates de la naissance de l'enfant, quelques fuites à l'effort se sont vite spontanément résolues dans la mesure où les tissus, les ligaments sont encore fermes et élastiques. Puis, avec le temps, la vessie n'est plus soutenue de façon adéquate, elle "descend" subrepticement et, ne se retrouvant plus à sa place habituelle, ne réagit plus de la même façon à la surpression provoquée, par exemple, par une toux rebelle.
Les fuites urinaires par impériosités participent d'un mécanisme différent : la vessie est un organe particulièrement "intelligent" qui, entre autres régulations, utilise des influx nerveux - véritables circuits électroniques de la vessie - qui nécessitent nombre de molécules chimiques dont les estrogènes. Dès lors que la vessie se voit privée d'estrogènes elle peut réagir ainsi et devenir" si nerveuse" qu'elle ne peut plus se remplir de façon sereine jusqu'à déclencher le signal d'évacuation de l'urine lorsqu'elle est pleine mais, au contraire, se déclenche alors même qu'elle est aux trois quarts vide.

Les traitements
 
La rééducation périnéale avec électrostimulation et biofeedback : en général 15 séances donnent de bons résultats, surtout sur l'incontinence d'urine d'effort et, à moindre degré, mais parfois appréciable, sur l'incontinence par impériosités. Cette rééducation s'effectue chez la sage-femme ou le kinésithérapeute compétent. Elle est remboursée par la Sécurité sociale.
Elle nécessite la mise en place de sondes vaginales imprimant au périnée les différents

courants de stimulations musculaires induits par une machine spécialisée. Totalement indolore.

Les médicaments "calmant de la vessie" sont particulièrement efficaces sur l'incontinence urinaire par impériosités .L'effet secondaire le plus fréquent est la sécheresse de la bouche. Et il convient d'utiliser ces médicaments" à la carte" (leur durée d'action est de quelques heures après l'absorption).
 
Le THS, parce qu'il apporte des estrogènes, est une excellente première approche de ces troubles urinaires, surtout s'ils sont apparus au moment de la ménopause : en restaurant une atmosphère estrogénique suffisante sur les récepteurs hormonaux de la vessie, on voit près de la moitié des incontinences par impériosités résolues, tandis que les effets sur
les incontinences à l'effort restent plus modestes mais certains.
La chirurgie n'est opportune que lorsque les moyens précédents n'ont pas donné satisfaction sur l'incontinence d'effort. On a le choix aujourd'hui entre les anciennes techniques classiques qui ont fait leurs preuves (elles consistent, à ventre ouvert, ou parfois par cœlioscopie, à "remonter" la vessie et à la replacer dans sa position correcte). Une nouvelle technique chirurgicale beaucoup plus simple (une demi-heure sous anesthésie locale) et qui vous permet de rentrer chez vous dès le lendemain matin, le TVT, consiste à placer une sorte de "hamac" sous la forme d'un fil sous l'urètre, le conduit urinaire qui s'étend de la vessie à l'orifice urinaire. Le TVT nous vient de Suède. Les résultats sont aussi bon que ceux des techniques chirurgicales classiques.
 

Ce qu'il faut retenir

 
La ménopause est un moment de votre vie où les symptômes urinaires surviennent avec une grande fréquence dans la mesure où la vessie est privée de son imprégnation hormonale d'estrogènes. C'est la raison pour laquelle nombre de symptômes de ce type vont spontanément disparaître sous l'influence du THS, en l'espace de quelques semaines.
 
Le diagnostic est parfois difficile entre fuites à l'effort et fuites par impériosités. Le bilan urodynamique ("audit" de votre vessie effectué en 20 minutes) fait la part des choses et indique à votre médecin quelles pourraient être les meilleures stratégies à mettre en œuvre. S'il s'agit d'un symptôme banal, il n'en est pas moins lourd à vivre tant il provoque isolement social, honte et handicap.
Les traitements multiples à votre disposition sont très efficaces : ne vous résignez pas à subir cette gêne de votre vie quotidienne (et souvent de vos nuits).
 
 

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