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Histoires de seins
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Qu'en est-il des pathologies ordinaires ?

Chez la majeure partie d'entre vous, la grossesse n'altère pas la bonne santé des seins. On peut cependant rencontrer toute la pathologie classique des seins pendant cette période : adénofibrome, kystes, exacerbation glandulaire objectivée par une induration plus ou moins sensible en un point de la glande, voire le cancer. Mais il s'agit (autant pour les manifestations bénignes que malignes) de circonstances exceptionnellement rares.
En cas de doute on utilise (exceptionellement) les mêmes méthodes de diagnostic et d'investigation (mammographie en particulier) qu'en dehors de la grossesse, en prenant toutefois bien soin de protéger le ventre de la femme enceinte par un tablier opaque aux rayons X.


Le colostrum, « premier lait »


A vrai dire, mis à part la nouvelle configuration qu'elle leur donne, la grossesse est une étape relativement tranquille pour les seins. Parfois, entre le sixième et le neuvième mois, les mamelons laissent sourdre quelques gouttes de lait ou de liquide plus ou moins transparent. Cette sorte d' « avant-lait » s'appelle le colostrum. Une manifestation éventuelle qui ne suscitera chez votre médecin ni mesure d'urgence, ni thérapeutique: elle est parfaitement physiologique.


La grossesse, les seins et l'amour


Votre partenaire est souvent très sensible au nouvel aspect de vos seins. Vous vous inquiétez parfois des conséquences que pourraient avoir ses caresses, succions, et agacements divers pendant les rapports amoureux. Rassurez-vous : la grossesse ne vous interdit rien de particulier dans ce domaine, que chacun, chacune laisse libre cours à ses désirs, ses fantasmes et ses caresses.

Le soleil


Dans un autre ordre d'idées, vous nous demandez souvent si, en été, vous devez éviter d'exposer vos seins au soleil. La réponse est claire : vous n'avez pas plus de précautions à prendre qu'en temps normal, mais gare aux brûlures : la grossesse ne vous accorde aucune impunité face aux coups de soleil.
 

Les veines apparentes


Certaines d'entre vous s'étonnent, et s'inquiètent parfois, de voir courir sous leur peau des veines inhabituelles et très apparentes. Cela n'a rien de pathologique et ne nécessite aucun traitement : c'est la simple résultante d'une dilatation particulièrement énergique d'un réseau veineux superficiel habituellement peu visible, provoquée par les estrogènes (qui dilatent aussi bien les artères et les veines).
 
Favoriser l'allaitement ?
 
Enfin, vous demandez parfois s'il existe des mesures particulières à adopter pendant la grossesse afin de favoriser l'allaitement futur. La réponse est NON! L'allaitement est un phénomène, qui, comme nous le verrons, fait partie d'une stratégie physiologique hormonale très précise, sur laquelle il est impossible d'intervenir - tout au moins pendant la grossesse. Durant les neuf mois de gestation, les seins sont comme aux starting blocks: tout est prêt pour l'apothéose, c'est-à-dire l'allaitement, et les glandes sont spécialement préparées et modifiées par l'action intense et permanente des hormones estrogènes et progestérone. Mais il manque encore le signal indispensable qui se déclenchera à l'accouchement : l'entrée en scène de l'hormone prolactine, d'origine hypophysaire, qui, comme nous allons le voir, va prendre le commandement des opérations, et inhiber l'action des hormones sexuelles pendant la durée de l'allaitement.

L'accouchement : le branle-bas de combat
 
A l'instant précis de l'accouchement, la production d'hormones sexuelles féminines, assurée jusque-là par le placenta, va brutalement diminuer. En l'espace de quelques secondes, l'organisme féminin se voit privé d'un flot hormonal, qui, jusqu'ici, envahissait
régulièrement son sang. Mais alors que s'effondrent estrogènes et progestérone, la glande hypophyse se met à fabriquer en quantité croissante une hormone d'importance : la prolactine.


La préparation à l'allaitement : le rôle de la prolactine et de l'ocytocine


La prolactine assure la fabrication immédiate du lait par les glandes mammaires. Elle s'oppose aussi, de façon plus ou moins définitive, à la reprise du fonctionnement ovarien : « en hibernation » depuis le deuxième ou le troisième mois de la grossesse, en son absence, les ovaires se seraient volontiers remis au travail.
Une autre hormone, l'ocytocine, d'origine hypophysaire également, vient aussi jouer un rôle primordial : c'est elle qui régit la bonne contraction du muscle utérin, une fois évacués l'enfant et son placenta, afin de juguler tout risque d'hémorragie ; elle qui agira sur les glandes mammaires pour faire jaillir le lait, en assurant une contraction énergique des « glandes à lait ».
C'est l'enfant qui sera le véritable « starter » de l'allaitement : la succion de mamelon provoquant une interaction neurohormonale entre la mère et son bébé. La stimulation du mamelon tété entre la langue et le palais du bébé avertit l'hypophyse, par voie nerveuse immédiate, qu'elle doit sécréter de la prolactine et l'ocytocine.
Cet astucieux .mécanisme mis en route par l'enfant pourrait se résumer ainsi : « En suçant le téton de ma mère, je me nourris, mais en même temps, je fais en sorte que cette nourriture ne s'épuise pas. » Voilà pour les conditions physiologiques du début de l'allaitement.
 

La montée de lait
 
La première montée laiteuse se produit entre vingt-quatre et quarante-huit heures après l'accouchement. Les seins ont considérablement augmenté de volume (encore plus que pendant la grossesse), les aréoles se sont élargies, le mamelon en érection a une consistance dure, surtout avant la tétée, traduisant la pression du lait prêt à jaillir. Cette pression spontanée (plus ou moins
aidée par l'ocytocine) est souvent si forte que le lait jaillit des mamelons de façon spontanée en dehors des tétées. Est-ce nécessaire de vous préciser qu'il vous faut un bon soutien-gorge (il en existe des spécialisés) muni de protections particulières, en regard des mamelons, pour parer à ces fuites parfaitement normales.


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