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Bien vivre l'arret des régles
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L'arrêt des règles constitue le symptôme le plus évident de la survenue de la ménopause. Il est vrai qu'il représente pour les femmes, réglées depuis souvent plus de trente-cinq ans, un changement notoire et peut même, dans certains cas, être vécu comme un « manque ».


De nombreuses femmes, étonnées par cette absence de règles autour de la cinquantaine, pensent d'abord à la grossesse. Il est fréquent de les voir arriver à la consultation avec un test de grossesse négatif et une évidence si ce n'est pas la grossesse, c'est sans doute le début de la ménopause... Cet arrêt des règles peut être isolé ou, au contraire, accompagné de signes évocateurs tels que bouffées de chaleur, suées, migraines, douleurs articulaires. Nous sommes alors dans un contexte d'hypo-estrogénie totale, les ovaires ont stoppé leur production hormonale. On avait déjà souvent rencontré ce genre de problème lors de la péri ménopause, mais les symptômes avaient toujours été réversibles soit spontanément, soit avec l'aide de l'hormonothérapie. Mais ici, au contraire de cette période périmé¬nopausique où les arrêts ovariens sont transitoires, capricieux et réversibles, l'arrêt de fonctionnement ovarien de la ménopause se caractérise par son aspect définitif et irréversible. La définition de la ménopause est d'ailleurs un arrêt des règles qui égale ou dépasse la durée de douze mois. La thérapeutique hormonale sera entreprise, vous le savez, bien avant la fin de ces douze mois, en raison de l'inutilité de vivre de tels symptômes pendant si longtemps.

Arrêt des règles et prise de poids


Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas parce que vous ne perdrez plus, chaque mois, ces quelques cm3 de sang que vous risquez de prendre du poids. C'est bien plus le grand bouleversement hormonal induit par l'arrêt de fonctionnement des ovaires qui peut être responsable de kilos supplémentaires.
 
Vos réactions


Vous êtes généralement plutôt contentes de cet arrêt des règles ; toutefois, certaines d'entre vous la vivent comme une catastrophe. A vous entendre, c'est la fin de la féminité, de la jeunesse, de la fraîcheur, de la possibilité de faire un enfant, même si vous aviez décidé depuis fort longtemps de ne plus en avoir.
Ainsi, comme je l'ai déjà rapporté, pour 22 % des femmes, la disparition des règles correspond à la perte de la jeunesse ; 18 % considèrent que le fait de ne plus saigner chaque mois signifie qu'elles ne sont plus femmes et qu'elles doivent se résigner désormais à la perte de leur pouvoir de séduction. A vrai dire, rarement un événement biologique aura drainé derrière lui autant de fausses croyances populaires, autant de traditions et d'histoires, et l'on comprend que les sentiments puissent être ambigus devant cet arrêt de menstruation, événement où se mêlent puissamment la biologie et la symbolique.
 

Un point particulier : l'arrêt des règles par hystérectomie


 


L'absence des règles due à l'ablation de l'utérus (hystérectomie), avec ou sans les ovaires, est toute différente. C'est une des interventions chirurgicales les plus fréquentes chez la femme, près d'une femme sur cinq n'a plus d'utérus à cinquante ans. Ces hystérectomies sont en général motivées par la présence de fibromes résistant à toutes les thérapeutiques médicales existantes et provoquant des hémorragies incoercibles, entraînant anémie et lassitude.
Autrefois, on pratiquait presque toujours une hystérectomie totale, avec ablation des ovaires dans les jours qui suivaient l'intervention, les symptômes témoignant de la carence hormonale apparaissaient avec une rare violence, la ménopause s'installait. Aujourd'hui, la plupart des chirurgiens hésitent avant de castrer leurs patientes. On exige des raisons objectives pour motiver l'ablation des ovaires. Dans la majorité des cas, ces raisons n'existent pas. On peut alors se contenter d'une hystérectomie avec conservation ovarienne.
Néanmoins, avant de pratiquer l'hystérectomie, il convient d'avoir essayé toutes les alternatives à l'acte chirurgical :

- Prescription de progestatifs dix à vingt et un jours par cycle pour calmer les hémorragies menstruelles provoquées par les fibromes utérins.
- Médicaments simples (anti prostaglandines), ayant un excellent effet antihémorragique - Pilule contraceptive (les règles sous pilule sont peu abondantes) si vous n'y avez pas de contre indications.
- Il faut aussi avoir vérifié l'absence de fibromes ou polypes dans l'utérus car ce sont les plus faciles à extraire, mais les plus hémorragiques. D'autres raisons plus sérieuses peuvent exiger une hystérectomie, avec ou sans ovariectomie : endométriose généralisée, cancer de l'utérus, cancer du col, anomalies ovariennes précancéreuses ou cancéreuses. Après une ovariectomie, il convient de proposer après l'opération, sauf contre-indication formelle, un traitement hormonal substitutif qui sera pris le lendemain ou le surlendemain de l'intervention.


L'hystérectomie sans ovariectomie


Les femmes ayant subi une hystérectomie sans ovariectomie ne vivent en général pas la moindre ménopause. En effet, quand les ovaires sont conservés, il n'y a aucune déficience hormonale, les ovaires continuent d'ovuler chaque mois et de fabriquer les hormones sexuelles. Seule différence : l'utérus n'existe plus, il n'y a plus de règles, c'est-à-dire de déformation de la muqueuse utérine. Les femmes ayant subi une hystérectomie sans ovariectomie sont identiques, sur le plan hormonal, à celles qui ont leur utérus. Elles auront leur ménopause au jour et à l'heure dite. Elles n'ont aucun traitement particulier à prendre tant que leurs ovaires n'ont pas cessé de fonctionner. Pourtant pour certaines dont les ovaires partagent la vascularisation ave l'utérus, il y aura une ménopause dans les jours qui suivent l'acte : privés de leurs artères les ovaires se mettent en « hibernation » :20% des femmes environ sont dans ce cas.

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