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La prise de poids à la ménopause
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Elle n'est pas forcément - contrairement à ce que vous pensez souvent - provoquée par un THS mal équilibré. Certes, si vous êtes surdo¬sée, la prise de poids finira par se produire au fil des semaines et des mois.

Mais elle aura, en général, été précédée des symptômes quasi-immédiats d'expression d'un surdosage que sont les douleurs des seins, les gonflements, la "rétention d'eau"... En fait, bien plus souvent cette prise de poids s'inscrit dans un contexte global dans lequel votre métabolisme de base est de plus en plus économe (et donc a tendance à stocker le maximum d'énergie en graisse, plutôt que de le dépenser), vous avez une activité physique moindre, vous traversez peut-être une phase dépressive qui vous amène à consommer de préférence les aliments sucrés et caloriques, votre masse musculaire diminue peu à peu au profit de la masse grasse... D'autre part, comme nous l'avons vu, cette cinquantaine peut s'accompagner d'une prise de poids de quelques kilos (par exemple 2 à 4 kilos) que vous auriez supporté à l'âge de 20 ans alors qu'ils auraient été rajoutés à votre poids de forme, mais que vous ne tolérez définitivement plus lorsqu'ils viennent - cerise sur le gâteau - vous confirmer définitivement un surpoids en se rajoutant aux quelques 6 à 10 kilos vous séparant de votre poids de 20 ans.
Enfin, les THS sous-dosés peuvent, parce qu'ils laissent se pérenniser la situation de carence hormonale avec tous ses désordres métaboliques et sa symptomatologie, encourager votre organisme à fabriquer plus de graisse qu'il n'est utile. Quant aux efforts à faire, en terme de diététique et de dépenses physiques, il est certain qu'on les envisage avec beaucoup plus de courage lorsqu'on se sent en forme, aussi bien dans sa tête que dans son corps, c'est-à-dire lorsqu'on est ménopausée avec un THS particulièrement équilibré. Enfin, n'oublions pas que l'absence de THS ou le sous-dosage hormonal induisent une fabrication de graisse méconnue par vous jusque-là : celle qui a tendance à se localiser dans le haut du corps (ventre, épaules, seins)," comme les hommes", au lieu de venir s'accumuler dans les endroits préférentiels féminins que vous connaissez bien, les cuisses, les fesses. Or nous l'avons dit, mais répétons-le, cette graisse est toxique sur le plan cardiovasculaire et peut-être même en terme de cancer (du sein), il s'agit donc là d'un problème de santé qui dépasse de loin les préoccupations esthétiques par ailleurs fort légitimes.

Poids et hormones

C'est certainement sur ce sujet que vous nous interrogez le plus en consultation. Vous êtes souvent persuadée que hormones = prise de poids obligatoire. Il est particulièrement difficile de vous aider à faire la part des choses en vous expliquant les raisons de la prise de poids à la cinquantaine. Il est vrai que le THS peut éventuellement être en cause pour une partie de cette prise de poids s'il est mal adapté (trop dosé en estrogènes par exemple, ou encore un THS de la ménopause alors que vous êtes encore en périménopause). J'ai compris, avec nombre de mes confrères, que vous préférez encore subir les bouffées de chaleur et autres avanies de la ménopause plutôt que de prendre du poids. C'est la raison pour laquelle nous rencontrons tous les jours des femmes qui ont abandonné le THS car elles estimaient - à tort ou à raison - qu'il était responsable de plusieurs kilos mal venus.
Nous l'avons vu page, les raisons de la prise de poids sont en fait multiples et variées. Elles mêlent tour à tour chute de l'activité physique, augmentation sensible de la ration alimentaire, baisse du métabolisme de base, éventuelle hypothyroïdie trustre...
Les choses doivent être pourtant claires : un THS bien conduit, non seulement ne fait pas prendre de poids, mais vous aide à lutter contre cette problématique. De plus, en empêchant les graisses de se localiser dans la partie haute du corps (localisation préférentielle de la graisse masculine), le THS contribue à protéger votre système cardiovasculaire.

Ce qu'il faut retenir :

Le THS doit être particulièrement équilibré et correspondre à votre exact statut par rapport au phénomène de la ménopause.

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