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La baisse de libido : traitements
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Même si de nombreuses femmes ne souffrent pas de sécheresse vaginale, certaines éprouvent une baisse du désir sexuel ; autrefois épanouies, elles se considèrent désormais comme «en dehors de la vie sexuelle"


Les causes

Le phénomène de ménopause bouleverse l'équilibre hormonal et psychologique de la femme. Il n'est pas étonnant que, dans ces circonstances, la baisse de libido qui touche certaines femmes puisse être de deux origines
Les causes psychologiques

Vous êtes nombreuses à vous interroger, en période de périméno¬pause, puis de ménopause, sur votre pouvoir de séduction. Les modifications extérieures (embonpoint, ptôse mammaire, rides... ) et internes de votre corps (arrêt des règles... ) font en sorte que vous pouvez vous sentir moins désirables en outre, même si l'être humain est le seul animal à avoir des relations sexuelles uniquement pour le plaisir, et non dans le seul but de procréer, certaines d'entre vous vivent l'arrêt des règles et de la fécondité comme un drame, comme si, soudain, elles étaient des femmes « incomplètes » parce qu'elles ne pouvaient plus être mères.
Les diktats de notre société, vantant les atouts de la femme de 18 ans - et bientôt 15 - comme ceux de l'esthétisme absolu, ne vont certes pas rassurer la belle femme mûre, enrichie par l'expérience de la vie, que vous êtes. Et le regard des hommes sur les magazines et sur les jeunes filles arpentant les rues, sur vos propres filles ne font que confirmer ce que vous ressentez.
Pour désirer, nombre d'entre vous ont besoin de se sentir... désirables ; cette période de remise en question que vous traversez, votre propre regard sur votre corps, font en sorte que vous ne vous sentez plus attirantes ; or, combien d'hommes de votre âge - ou plus jeunes ! même si vous ne répondez pas aux sempiternels critères de beauté actuels, éprouvent mille fois plus de plaisir à être en votre compagnie qu'en celle des jeunes filles dont le discours et le comportement sont aux antipodes des leurs ! Ne perdez pas courage ni confiance en vous, et prenez soin comme il se doit de ce corps mûr et émouvant qui attire encore bien des regards...
Les causes hormonales

Certaines femmes vivent plutôt mal et avec une certaine incompréhension une baisse de libido d'autant plus déroutante qu'elles ont, jusqu'alors, vécu pleinement leur vie sexuelle. Parfois, le traitement hormonal de substitution, qui leur permet de retrouver une souplesse et une lubrification vaginales satisfaisantes, ne suffit pas à leur faire recouvrir leur appétit sexuel d'antan.
Nous commençons à comprendre et à analyser les raisons de ce phénomène ; auparavant, nous, médecins, considérions les ovaires comme des « glandes mortes » une fois survenue la ménopause, puisqu'ils cessaient de sécréter estrogènes et progestérone. Or, des recherches ont mis en évidence le fait qu'ils continuent à être actifs, ne serait-ce que pour sécréter des hormones mâles (androgènes), sous l'influence de l'hypophyse, et ce bien après l'installation de la ménopause. Or, le désir de la femme, nous l'avons vu, est fortement influencé, comme celui de l'homme, par la sécrétion d'hormones males. C'est pourquoi nous pouvons dire que la plupart des femmes suivant un traitement hormonal substitutif bien dosé, et déplorant de ne pas retrouver leur libido d'antan, sont probablement victimes d'une carence en hormones mâles, et en particulier de testostérone.
Les traitements

On commença alors à prescrire des hormones mâles aux femmes ménopausées en quête de libido, avec succès. Le Dr Burger, un médecin anglais, fit sensation en diffusant le résultat de ses recherches, selon lesquelles un traitement hormonal, à base d'estrogènes et de testostérone, permettait aux femmes qui se plaignaient d'une absence de désir de recouvrer 75 % de leurs capacités sexuelles.
Des nombreuses études ont été menées par des médecins en double aveugle avec témoin contre placebo. Citons, entre autres, celle, célèbre, du Dr Barbara Scherwin (Québec) qui mit en évidence le fait que des médicaments, mélanges d'estrogènes et de testostérone), non vendu en France, avait une influence très positive sur la libido des femmes ovariectomisées.
Il est désormais reconnu dans le monde entier que les ovaires produisent, même après la ménopause, des hormones mâles agissant sur la libido c'est pourquoi les médecins doivent réfléchir, avant d'envisager une ovariectomie (ablation des ovaires), au moment de la périménopause ou de la ménopause, aux conséquences de cet acte chirurgical.
Pour conclure, notons que de nombreuses femmes, après la ménopause, continuent de mener une vie sexuelle satisfaisante, sans aucune aide médicale. A l'examen, le vagin et la vulve sont souples, lubrifiés, et elles déclarent avoir une vie sexuelle satisfaisante.


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