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L’ACCOUCHEMENT
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Quels sont les signes qui inaugurent le vrai travail ?

Il y a la perte du bouchon muqueux, qui ne se produit pas toujours, ou la rupture de la poche des eaux, qui n'intervient pas toujours non plus au tout début du travail : ces signes, vous n'êtes donc pas assurée du tout de les voir apparaître. Alors, à quoi peut-on reconnaître que le vrai travail a commencé? Essentiellement à l'apparition des contractions. Elles sont d'abord espacées, puis se répètent régulièrement (contrôlez à l'aide d'une montre) toutes les vingt minutes, puis tous les quarts d'heure, puis toutes les dix minutes, cinq minutes, etc. (à la fin de la dilatation elles atteignent un rythme très rapide : toutes les deux minutes environ). C'est donc la régularité de ces contractions, tant dans leur fréquence que dans leur intensité, qui doit vous faire penser que le vrai travail est en train de commencer.

Qu'est-ce que le « travail » ?

On appelle « travail » l'ensemble des efforts physiologiques que vous devez faire pour mettre au monde votre enfant, efforts qui se traduisent - au niveau du corps - par des contractions de plus en plus douloureuses. Ce travail est divisé en deux phases : la phase de dilatation du col, la plus longue, et la phase dite d'expulsion qui a pour but en effet de pousser hors de votre corps l'enfant que vous abritiez. Et il est incontestable que ces deux actions physiologiques constituent un effort, un « travail » considérable et épuisant. Remarquons en passant que - de tout temps - cette activité spécifiquement féminine qu'est l'accouchement a été reconnue comme un véritable « travail », au sens noble du terme, et respectée comme tel. Aujourd'hui, et grâce aux techniques d'accouchement psychoprophylactique, nous sommes heureux de dire que ce travail n'est plus subi aveuglément par les femmes, mais au contraire aidé, guidé efficacement par elles, parce que bien compris. Et si l'expression un peu barbare et intimidante de « salle de travail » a encore cours dans les maternités, elle ne recouvre certes plus les mêmes peurs ni les mêmes « supplices » !

Vrai ou faux travail : ne confondez pas !
A l'approche du terme, donc à la date normalement prévue pour l'accouchement, il peut arriver que vous ressentiez des contractions dans le bas-ventre, que vous prenez (très légitimement d'ailleurs) pour les premières douleurs... Affolée, vous vous précipitez vers l'hôpital ou  la clinique ! Et pourtant, au bout de trois ou quatre heures de mise en observation, vous êtes renvoyée chez vous avec le verdict : C'était un « faux » travail.
En fait, Il s'agit bien de contractions, mais elles n'ont ni la régularité ni la puissance de celles qui vont inaugurer le vrai travail ; elles sont souvent désordonnées, sans fréquence précise, et de force inégale. Mis à part les désagréments qu'entraîne toujours ce genre de faux départ, précisons que le «faux travail » n'est pas un signe péjoratif et que rien ne doit vous faire craindre que l'accouchement en soit « marqué ». Sachez simplement que vous ne devez pas vous précipiter à la clinique dès la première contraction. Gardez votre sang-froid et attendez pour partir que les signes de la mise en route du travail soient clairs.

Qu'est-ce que la perte du bouchon muqueux?

Souvent - annonçant le début de l'accouchement - la femme perd, au niveau de la vulve, des glaires de couleur marron brunâtre extrêmement épaisses et souvent mêlées à un peu de sang. C'est un excellent signe de début de travail si l'on s'en rend compte et si on sait l'interpréter comme tel. Mais il ne se produit pas toujours distinctement, et il n'est pas rare non plus qu'il passe inaperçu. Tout cela fait que son rôle de signal reste très aléatoire.

En salle de travail

La sage-femme vient périodiquement voir si la dilatation se fait bien, si le travail progresse. Et vous, une fois la porte refermée, vous continuez à regarder le plafond, un peu déprimée par l'ambiance, et vraiment très seule... Bien sûr, techniquement, médicalement, point n'est besoin que vous soyez assistée en permanence (et c'est vrai qu'il n'y a rien d'autre à faire qu'à attendre tant que la phase d'expulsion n'a pas commencé), mais psychologiquement ? Est-ce que la peur ne pointe pas un peu son nez dans cette solitude ? Aussi, lorsque vous vous inscrivez à la maternité, insistez bien pour avoir une présence constante (celle de votre compagnon par exemple) près de vous, pendant le travail.

La douleur de l'accouchement

La douleur de l'accouchement existe, il est inutile de la nier. L'utérus est un muscle, et toute contraction musculaire prolongée engendre une douleur. (Que les hommes qui ne sont pas convaincus contractent pendant dix ou quinze minutes leurs biceps ou bien lèvent les bras en l'air et gardent cette position pendant le plus de temps possible. Le résultat « douloureux » les convaincra plus qu'un long discours.) Donc, ce muscle utérin qui se contracte provoque la douleur « normale » d'un muscle sollicité longtemps : voilà pour l'explication physiologique, qui est très simple.
La douleur est localisée dans le bas-ventre et dans la région lombaire que vous appelez souvent « les reins ». Elle apparaît un peu après le début de la contraction et s'estompe avant la fin de celle-ci au moment où le muscle commence à se relâcher. A-t-on mal tout le temps? Non. Et le mal n'est pas tout le temps d'égale intensité. La douleur augmente au fur et à mesure que le travail avance, pour atteindre un maximum au moment de l'expulsion. Entre chaque contraction, il n'y a pas de douleur. Le moment de l'expulsion est ressenti comme quelque chose de très différent et se caractérise par d'incontrôlables envies de « pousser » qui, jointes à la force surprenante des dernières contractions, provoquent chez une femme non prévenue et non préparée un effroi assez compréhensible. Les choses s'étant jusqu'à maintenant plutôt passées dans la panique, les cris et le désordre, on comprend que les douleurs de l'enfantement aient connu cette notoriété traditionnelle ! Une notoriété qui, en retour, conditionnait les femmes et les amenait à redouter par avance ces affres célèbres, ce qui ne faisait qu'amplifier la peur, la panique et la douleur elle-même !
Nous sommes heureusement revenus à des notions plus saines et plus claires. La douleur existe bel et bien ; ce n'est pas une invention culturelle. Mais elle a été amplifiée par l'ignorance et la crainte que l'on a eue d'elle. Aujourd'hui, elle est connue, reconnue et maitrisée. Nous n'en demandions pas plus.
 


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