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Qu'est ce qu'une bonne diététique?
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La "bonne cuisine diététique"

L'une des raisons majeures des échecs du régime alimentaire peut s'expliquer par la disparition du plaisir de se mettre à table. Les aliments, débarrassés en partie de leur graisse, de leurs sucres rapides, perdent de leur saveur et de leur palatabilité. Or l'acte alimentaire est un processus qui fait intervenir d'abord un désir, puis un plaisir lorsque celui-ci est satisfait. Ces notions sont fondamentales. Tout comme l'acte sexuel, l'acte alimentaire (pérennisant tous deux, entre autres, l'espèce) risque d'être particulièrement insipide, voire inintéressant, si on en évacue la dimension de jouissance. Notre langue est "équipée" de milliers de papilles gustatives, véritables récepteurs spécialisés qui pour le sucré, qui pour le salé, l'amer et surtout les mille et une sensations insolites ressenties au gré des différents nutriments. La "fête des papilles" conditionne considérablement l'acte alimentaire. Cette fête, véritable mini-révolution chimique dont la traduction finale se fait à l'échelon hypothalamique dans le cerveau, ne peut - que dis-je, ne doit - pas être gâchée. Or la prescription d'une stratégie alimentaire quelle qu'elle soit induit des limites, des contraintes, des changements d'habitudes qui, tous, peuvent aboutir à une diminution très importante du plaisir sensoriel qui est concrétisé, entre autres, par la sécrétion d'une hormone cérébrale comme la sérotonine. Échapper au régime, ne pas suivre les prescriptions diététiques, c'est l'impossibilité de faire le deuil de ce plaisir. Ce conflit entre le désir "d'être mince à tout prix" et cette non-résignation à la perte d'un des plaisirs fondamentaux de la vie, explique les échecs.
Mais rassurez-vous, une cuisine équilibrée - entendez celle comprenant entre 25 et 30 % de graisse, 50 à 55 % de glucides lents (dont 5 à 10 % sont des sucres rapides), 15 à 20 % de protéines -, peut être délicieuse, très appétissante, génératrice de plaisirs, parfois même supérieurs à ceux procurés par votre alimentation antérieure.
C'est la raison pour laquelle il est urgent, en même temps que l'on vous donne les moyens diététiques de perdre du poids et de réaménager de façon intelligente les différentes proportions d'aliments, que l'on vous apprenne à faire la "nouvelle cuisine".
Cette cuisine peut être formidablement joyeuse, même si vous n'ajoutez pas partout le gras, le beurre, l'huile, le sucre.
Réapprendre à faire la cuisine, c'est cela aussi, qui va garantir que vous ne ferez comme 69 % des Françaises qui, voulant pourtant vraiment maigrir, ont dû se résigner à accepter leur échec. Certaines consultations hospitalières ont d'ailleurs inclus un espace cuisine où l'on vous apprend, tout comme à l'école, les rudiments de cette nouvelle cuisine. Prenons l'exemple des assaisonnements. La vinaigrette vous apporte 670 calories pour 100 g ! Voici donc un ennemi à combattre. Vous pouvez parfaitement fabriquer une sauce vinaigrette en utilisant les ingrédients et les proportions suivantes : 1/3 de vinaigre ou citron + 1/3 d'eau + 1/3 d'huile de paraffine + moutarde + sel + poivre.


 
Et si vous voulez la transformer en sauce gribiche, il vous suffit de lui ajouter un œuf dur haché, agrémenté de cornichons hachés.
Plutôt que de vous priver de mayonnaise, vous pouvez en fabriquer un fort honorable, vous épargnant par la même occasion près de 750 calories pour 100 g, en vous servant d'huile de paraffine. Cette mayonnaise pourra d'ailleurs, selon vos besoins, devenir « sauce aïoli » si vous incluez de la moutarde, du poivre et du sel, deux gousses d'ail écrasées avec du jaune d'œuf.

Quant à la sauce tomate, essayez donc la recette suivante : faites cuire vos tomates avec l'ail, les oignons, les échalotes, le persil, le romarin. Ajoutez-y une branche de céleri. Salez, poivrez et passez le tout au moulin à légumes.
 


Une sauce moutarde, délicieuse bien que diététique, peut être obtenue en fouettant ensemble deux cuillérées à soupe de fromage blanc à 0% de matière grasse (ou yaourt à 0% de matière grasse) auxquelles vous ajouterez deux à quatre cuillérées à café de moutarde forte et du vinaigre. Salez et poivrez. A noter : ne jamais chauffer l'huile de paraffine.
D'une manière générale, comment allez-vous parvenir à diminuer les graisses de cuisson qui rendent les aliments si savoureux ? C'est possible en privilégiant les différentes modes de cuisson sans matière grasse : en papillotes, à la vapeur, au four, sous forme de grillades, grâces aux poêles anti-adhérentes, aux micro-ondes, en découvrant la cuisine à l'eau, à l'étuvée. Et ne soyez pas incrédule : on peut faire des sauces béchamel, des civets sans utiliser de graisse mais en lui substituant un peu de lait ou encore du fromage blanc à 0%, de la farine, de l'ail, des oignons, du vin – il perd toutes ses calories après quelques dizaines de minutes de cuisson. Avez-vous déjà goûté des légumes à la vapeur ? Bien sûr, l'onctuosité et la sensation très particulière qu'apporte la graisse ont disparu, mais vous découvrez avec stupéfaction un arôme inconnu.
Soyez généreuse sur les condiments : le thym, l'estragon, le persil, le poivre…doivent être généreusement sollicités pour la constitution de vos plats.
Sachez vous servir d'une poêle antiadhésive : récupérer le jus provenant de l'aliment cuit et « déglacez-le » avec de la crème fraîche (en petites quantités évidemment), de la moutarde, du bouillon, voire même de l'eau.
Les rôtis cuits au four auront été débarrassés de leur barde. Ne lésinez pas sur les herbes (laurier, cumin, basilic, thym, …). Salez, poivrez. Utilisez le vin (rouge ou blanc) qui perd toutes ses calories après pendant la cuisson mais qui vous fait bénéficier d'un goût nouveau.
La cuisson à la vapeur gagne absolument à être découverte : c'est l'aliment authentique et vrai dans sa saveur, son arôme, son odeur, que vous avez dans l'assiette.
Quant aux sucres rapides, dont il convient de diminuer votre consommation d'environ 50%, vous pouvez très facilement pallier la difficulté en vous servant d'édulcorants de synthèse qui débarrasseront un certain nombre de desserts de leurs calories apportées par les sucres rapides.
Bien évidemment, il s'agit là de toute une « éducation culinaire à refaire » ! Je vous conseille très fortement de faire cette mini révolution et d'accepter de remettre en question vos qualités de cordon-bleu ! Non seulement vous vous donnez une arme efficace de plus pour parvenir à vos fins (perdre du poids) grâce à la frustration gustative épargnée, mais vous rendrez service à votre éventuel conjoint (y compris le ou les enfants) en leur servant une cuisine bien plus saine, tant sur le plan cardiovasculaire que celui de leur poids.
Qu'on se le dise : la cuisine triste est l'une des causes principales d'échec de la plupart des régimes amaigrissants. Vous devez perdre du poids dans un premier temps, puis vous stabiliser dans un deuxième temps, grâce à une cuisine non seulement moins calorique et bien équilibrée, mais qui vous apporte aussi régulièrement « du bonheur » !


Manger en une fois pour la journée


Puisqu'il faut absorber moins, vous décidez de ne même pas vous rendre dans la cuisine ou au restaurant. Ainsi, vous ne serez pas tentée et votre balance énergétique accusera un sérieux déficit ! Oui, mais… les choses ici, comme souvent en nutrition, ne sont pas si simples. En effet, et la démonstration scientifique en a été réalisée de nombreuses fois, si vous absorbez par exemple 1800 calories en une fois au lieu de trois fois, votre façon d'absorber, de digérer et de stocker sera différente, et le résultat sera que tout se passera comme si, par exemple, vous aviez absorbé 2400 ou 2500 calories dans la journée, alors que vous n'en avez ingéré que 1800 !
Les raisons sont multiples. Lorsque vous êtes « très à jeun » et que vous vous alimentez, vous sollicitez de très fortes décharges d'une hormone qui s'appelle l'insuline dont l'origine est pancréatique. Cette hormone a pour mission de « prendre en charge » les sucres et de les « protéger » de notre consommation immédiate en favorisant leur intégration dans les réserves. Plus la décharge d'insuline est importante et plus ce système est efficace. Ce qui explique par ailleurs que la faim reviendra plus tôt après cet unique repas : n'ayant aucune « disponibilité » de glucose, le corps en réclame.
Au contraire, lorsque les repas sont régulièrement échelonnés, ces décharges d'insuline restent modérées, le glucose circulant, toujours disponible pour nos besoins « de poche », la faim est moins intense entre les repas et nos réserves énergétiques ne se remplissent pas à la même vitesse.
D'autre part, n'oublions pas la thermogenèse alimentaire (cette dépense d'énergie qui suit chaque acte alimentaire) : cette dépense d'énergie serait plus élevée pour assurer la digestion d'un même nombre de calories ingérées en 2, 3 ou 4 fois au lieu d'une fois.
C'est la raison pour laquelle le conseil de fractionner les repas doit être impérativement suivi : si ne le respectiez pas, vous vous exposeriez non seulement à de possibles fringales et autres compulsions alimentaires, mais aussi à une prise de poids plus importante que ne le justifierait le nombre de calories que vous ingérez.

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