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Pré ménopause
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Trop ou ...pas assez d"estrogénes!

Pré ménopause :trop ou …pas assez d'estrogènes ?

La périménopause est une période qui précède de façon quasi systématique le moment de la ménopause. Elle se manifeste au départ par des troubles des règles ou par les premiers symptômes soit de "trop d'estrogènes" (douleurs des seins, gonflements...) soit de "pas assez" surtout (bouffées de chaleur, suées...). Il est très intéressant de noter la date de ces premiers troubles de manière à calculer, de façon plus ou moins empirique (en ajoutant 5 ans), l'âge probable de la vraie ménopause.
L'un des pièges les plus fréquents, qui a des conséquences néfastes dans la mesure où des traitements inadéquats pourraient alors être prescrits, est de confondre la périménopause avec la ménopause. Avoir une absence de règles de plusieurs mois, accompagnée de symptômes de la ménopause et d'un dosage hormonal caractéristique de la ménopause, ne signifie pas forcément que l'on est... en ménopause.
La règle d'or en matière de traitement est de ne traiter que les troubles, et de toujours avoir à l'esprit que cette période de votre vie est une succession de situations hormonales allant du "meilleur" au "pire". Et c'est ainsi que vous comprenez que tous les traitements stéréotypés s'inscrivent dans une démarche qui ne correspond absolument pas à la réalité de vos besoins. Enfin, vous aurez compris que la périménopause est beaucoup plus difficile à traiter que la ménopause : en ménopause, bien que le THS doive être particulièrement étudié pour être "à vos mesures", une fois trouvé, il ne changera plus, et ce pendant de longues années. Le propre du THS de la périménopause est d'être modifiable à tout moment : c'est la raison pour laquelle votre participation à ce traitement est très utile, voire indispensable (en tout cas lorsque vous n'utilisez pas une stratégie de "freination substitution"). Vous faire participer, c'est bien, mais vous en donner les moyens c'est encore mieux. C'est pourquoi je vous redonne ici les principales caractéristiques de "l'insuffisance d'estrogènes" et de "l'excès d'estrogènes".

Pas assez d'estrogènes c'est :

Avoir des bouffées de chaleur, des suées (en particulier nocturnes). Etre quelque peu déprimée, un peu "bof, bof", morose, se plaindre de ne plus retrouver son optimisme et sa joie de vivre.
Eprouver une fatigue et une lassitude que les stress de votre vie quotidienne ne suffisent pas à expliquer.
Peut-être déjà ressentir une sécheresse vaginale pendant les rapports sexuels : douleurs, absence de plaisir sont désormais au rendez-vous.
Avoir les seins particulièrement "calmes", voire "endormis" ou complètement "mous". Cette situation est d'autant plus remarquable chez celles qui se sont longtemps plaint, au cours de leur vie, de douleurs des seins et de manifestations mammaires pour le moins gênantes.
Ressentir des "douleurs de vieux" : douleurs articulaires et musculaires (baladeuses) dans les doigts, les épaules, les genoux.
Avoir aussi, comble du désespoir, une tendance rapide à la prise de poids.
Peut-être aussi des trous de mémoire, des difficultés de concentration.
Parfois avoir de l'insomnie, d'autant plus mal vécue qu'elle touche souvent des femmes qui n'avaient jamais eu le moindre problème de sommeil.
Et, évidemment, n'oublions pas l'un des signes les plus marquants du manque d'estrogènes : l'absence de règles.

En période de périménopause, ces symptômes doivent vous faire envisager d'absorber des estrogènes en complément de votre progestérone ou de vos progestatifs. Ces estrogènes seront prescrits, de façon ponctuelle et éphémère, pendant un ou deux cycles. Vous les recommencerez ensuite - et seulement - quand les symptômes de "pas assez d'estrogènes "réapparaîtront.

Trop d'estrogène c'est :

Avoir les seins douloureux, augmentés de volume, sensibles.
Gonfler du ventre, des cuisses, des fesses, des chevilles, voire même du visage.
Prendre du poids de façon rapide en notant souvent une augmentation de votre appétit.
Parfois une irritation, une nervosité, une susceptibilité à fleur de peau, vous devenez " soupe au lait ", alors que vous avez toujours été considérée comme placide et conviviale.
Souvent des règles irrégulières, plus ou moins hémorragiques, accompagnées de caillots.
Pour certaines une glaire du col de l'utérus par trop abondante.
Aussi des insomnies, une sorte d'excitation permanente qui empêche de trouver le sommeil.

Si vous ressentez un ou plusieurs de ces symptômes et que vous êtes en train d'absorber des estrogènes avec votre progestérone ou votre progestatif, vous devez envisager son arrêt, et ce jusqu'à ce que les signes du manque d'estrogènes réapparaissent.
Si vous ne prenez pas d'estrogènes au moment où ces symptômes apparaissent, mais seulement votre progestérone ou votre progestatif, il n'y a rien à faire que d'attendre que la "crise" estrogénique passe, en général en quelques semaines tout au plus.
Si cette situation a tendance à se renouveler de façon trop fréquente, il faut alors éventuellement envisager avec votre médecin la stratégie de "freination substitution".

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