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SYNDROME D'OUTREAU ET ...LE THS
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LE SYNDROME D'OUTREAU ET ...LE TRAITEMENT HORMONAL DE LA MENOPAUSE! Le juge Burgaud était lui aussi convaincu de tenir l’affaire du siècle, tous comme les auteurs de la WHI !

Dérapage, affreuse méprise, catastrophe judiciaire, aveuglement.

Dans quelques dizaines d'années les historiens de la médecine se pencheront-ils avec le même effroi sur la saga du THS ?

Pourront-ils jamais comprendre ce qui est arrivé aux femmes un beau jour de l'été 2002 ?

Ce que j'appellerai dorénavant le « Syndrome d'OUTREAU » venait en effet de toucher à coeur l'un des traitements fondamentaux pour la santé des femmes.

Ici aussi : dérapage, affreuse méprise, catastrophe médicale, aveuglement.

Irrésistible Tsunami la WHI (1), dotée d'un puissant service de presse allait pendant plusieurs années terroriser les femmes et leurs médecins grâce à des publications successives – véritables missiles destructeurs, exemplaire pilonnage médiatique organisé.

On apprit ainsi que le risque de cancer du sein  était confirmé augmenté, mais surtout que le risque cardiovasculaire et celui d'Alzheimer l'étaient aussi. Puis, s'il en fallait encore que le THS n'avait aucune efficacité contre les symptômes de la ménopause. Ben voyons !

Les aspects positifs de l'étude –diminution des risques de fracture ostéoporotique et de tumeurs coliques- étaient quant à eux soigneusement relégués au vestiaire !

Le cataclysme porta ses fruits : la moitié des femmes sous THS décidèrent- avec l'approbation inquiète des autorités de santé- de condamner la bête immonde.

Mais voici que le vent tourne 3 ans et demi après la catastrophe et que l'acquittement est imminent. 

 Il tourne car l'augmentation annoncée du risque cardiovasculaire qui a tout fait basculer est en passe d'être niée et inversée : la Nurses' Health Study(2) portant pendant plus de 20 années chez 70.000 femmes vient de livrer son nouveau verdict : les femmes sous THS instauré avant 60 ans voient leur risque CV diminuer de 44% avec les estrogènes seuls et de 38 % avec les estroprogestatifs. Et ce malgré la piètre qualité du progestatif nord américain associé.

Surtout….surtout la WHI (3) elle-même accepte - enfin- il y a quelques semaines de réviser  ses effets d'annonce : avant 60 ans,le cœur de cible traditionnel du THS, les femmes sous estrogènes seuls ont 37% moins de risque d'accidents cardiovasculaires.

Ces résultats de la WHI  sont  non significatifs et pour cause : la WHI ne pouvait pas statuer sur le risque des femmes de moins de 60 ans, c'est ce que les auteurs eux mêmes avouent enfin dans leur dernière publication près de 3 ans après ! Et c'est cela qui est une nouvelle bombe : l'étude qui a tout fait basculer en annonçant un sur risque cardiovasculaire convient enfin qu'elle ne pouvait techniquement pas statuer sur ce risque chez les femmes ayant initié leur THS avant 60 ans !  Dont acte.

 Nous en revenons donc –et encore, au pire- aux raisonnements en cours dès 1997 après la publication du Lancet (4) : un sur risque de cancer du sein minime est acceptable si  le risque cardiovasculaire est diminué car les bénéfices sont alors considérables par rapport aux risques.

 Quel est le traitement qui diminue le risque cardiovasculaire des femmes si commencé avant 60 ans, qui n'augmente pas ou  très peu le risque de cancer du sein selon le progestatif  associé (5), qui diminue le risque de fractures ostéoporotiques et peut être celui de cancer du colon, qui efface en 10 jours tous les symptômes de la carence hormonale : voici le THS réhabilité et ses vertus redécouvertes !

La morale de cette histoire : à l'avenir faisons tous attention au Syndrome d'OUTREAU !

 

1.WRITING GROUP FOR THE WOMEN'S HEALTH INITIATIVE INVESTIGATORS
Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women : principal results from the women's health initiative randomized controlled trial.
JAMA, 2002 ; 288 : 321-333.


2.GRODSTEIN F., MANSON J.E., STAMPFER M.J.
Hormone therapy and coronary heart disease : the role of time since menopause and age at hormone initiation
J. Women's Health 2006 ; 15 : 35-44

3.HSIA J., LANGER R.D., MANSON J.E. and col.
Conjugated equine estrogens and coronary heart disease. The Women's Health Initiative
Arch. Intern. Med. 2006 ; 166 : 357-65

 

4. Collaborative Group on Hormonal Factors in Breast Cancer.
 Breast cancer and hormone replacement therapy: collaborative reanalysis of data from 51 epidemiological studies of 52,705 women with breast cancer and 108,411 women without breast cancer.
 Lancet. 1997 Oct 11;350(9084):1047-59..

 5.CLAVEL-CHAPELON F.Breast cancer risk in relation to different types of hormone
replacement therapy : update of the E3N cohort study results
11ème Congrès Mondial sur la Ménopause, Buenos Aires 18-22 octobre 2005

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