rechercher dans le site



- Les Nouveautés
- Pilules
- Stérilet
- Autres contraceptions
- Anneau vaginal

rechercher dans le site


Nous adhérons aux principes de la charte HONcode de HON Nous adhérons aux principes de la charte HONcode.

Vérifiez ici






 


***




<< retour

Tout sur la Pilule - Le Dossier
imprimer cet article

C'est en 1956 que le Professeur Grégory Pincus a mis au point la pilule contraceptive. Les premières pilules contraceptives étaient extrêmement dosées et il y a autant de différences entre la pilule de Pincus et celle que vous utilisez actuellement qu'entre l'avion de Lindbergh et le Concorde ! Il n'en reste pas moins que la « recette contraceptive » de Pincus est toujours appliquée : il s'agit d'une association d'hormones proches estrogènes et progestatives (des hormones proches des hormones naturelles).

LA PILULE, UNE ASSOCIATION DE DEUX HORMONES

Toutes les pilules contraceptives fonctionnent sur le même mode : il s'agit de la combinaison dans un même comprimé d'hormones proches des estrogènes et de la progestérone, (ces deux hormones secrétées naturellement par les ovaires de la puberté à la ménopause). Mais c'est parce qu'elles sont «un peu différentes » des hormones naturelles qu'elles ont une action contraceptive. Et c 'est l'hormone progestative (proche de la progestérone) spécifique de la pilule considérée qui assure l'effet contraceptif tandis que la survenue de règles à date fixe est une mission assumée par les hormones estrogènes de la pilule. L'estrogène universellement utilisé pour toutes les pilules actuellement disponibles dans le monde est l'ethinyl-oestradiol. La nature du progestatif utilisé est, elle, beaucoup plus variable et est spécifique d'une pilule donnée.Depuis 2009 un nouvel estrogéne est utilisé :le 17 beta estradiol qui est une hormone strictement identque à celle secrétée par les ovaires.On en attend une meilleure tolérance, surtout sur les accidents de plébite mais ceci ne pourra être affirmé avant 5 ans au vu des études en cours. 

PILULE, MODE D'ACTION

La pilule est efficace à 100 % (dans la mesure où elle n'est pas oubliée) parce qu'elle ferme trois grands verrous : o elle empêche l'ovulation de se produire o elle empêche la cavité utérine de se préparer à l'accueil d'un éventuel œuf fécondé o elle s'oppose à la formation de la glaire ovulatoire, substance visqueuse indispensable au transport des spermatozoïdes depuis le vagin jusque dans une trompe pour y rencontrer un éventuel ovule.

LA PILULE DU 21è SIECLE

Même s'il s'agit toujours d'une association d'estrogènes et de progestérone les pilules d'aujourd'hui sont très différentes de celles qu'absorbaient les pionnières de la contraception dans le courant des années 60. Tout d'abord la quantité d'estrogènes contenu dans chaque comprimé est tout simplement passé de 150 microgrammes à aujourd'hui (pour la plus faible commercialisée) à …. 15 microgrammes d'estrogène !10 fois moins ! Les avantages de cette baisse des posologies : une tolérance quasi parfaite avec en particulier la disparition de tous les symptômes de surdosage rencontrés à l'époque tels que douleurs de sein, prise de poids, nausées, troubles de la circulation veineuse… Inconvénient : les doses sont aujourd'hui si faibles que le moindre oubli se traduit par des irrégularités mensuelles et en particulier des saignements intempestifs en cours de plaquette. La diminution des doses d'estrogène a défini, dès la fin des années 70, ce que l'on appelle une « mini pilule ». Les doses d'estrogène les plus couramment utilisées aujourd'hui s'étagent entre 15 et 30 microgrammes l'éthinyl estradiol de synthèse).

L'AMELIORATION DE LA « DEUXIEME HORMONE » DE LA PILULE, LE PROGESTATIF

Les hormones proches de la progestérone utilisées par Pincus furent rapidement abandonnées en raison de leur trop fréquents effets secondaires à type de prise de poids, d'acné, d'impact délétère sur le métabolisme. Et c'est ainsi que sont apparus les progestatifs dits de deuxième génération dans les pilules commercialisées à la fin des années 60. Beaucoup mieux tolérées sur le plan métabolique, ces hormones progestatives sont encore d'actualité et très largement prescrites. La recherche ne s'arrêtant pas là les laboratoires ont mis au point dès le début des années 80 des progestatifs dits de « 3è génération » (en particulier le gestodène, le norgestimate, le désogestrel) qui entrent dans la composition de beaucoup de pilules mises à notre disposition depuis maintenant 20 ans. Ces progestatifs étaient donnés pour être encore plus respectueux du métabolisme,ce qui aujourdh'ui n'est pas confirmé.. Il faut ici faire une remarque : ces pilules sont en général non remboursées par la sécurité sociale dans la mesure où l'industrie pharmaceutique a considéré dans son ensemble qu'elles ne pouvaient être commercialisées à des prix comparables à ceux des « 2è génération ». il existe actuellement une polémique  attribuant aux progestatifs de 3è génération ( et à ceux qui les ont suivi dans les années 90) le défaut de pouvoir augmenter le risque de thrombose veineuse et d'accident de la coagulation. Le Comité des Spécialités Pharmaceutiques de l'Agence Européenne du Médicament (EMEA) souligne  que l'on compte 1 cas d'accidents thrombo emboliques pour 10 000 chez les femmes de 15 à 44 ans sans pilule et 3 à 4  cas pour 10 000 chez les femmes prenant une pilule contenant au moins 20 microgrammes d'éthynyl estradiol associés à un progestatif de 3ème ou 4ème génération .Ce sont par contre 2 cas pour 10000 qu'il faut compter avec les 2èmes générations.

 L'immense majorité des femmes sous pilule n'auront jamais aucun accident de ce type. Nota bene : le risque de thrombose veineuse est de 60 cas pour 10 000 lors d'un accouchement normal. L'Agence Européenne du Médicament recommande donc aux femmes qui utilisent une pilule de ne pas l'interrompre si elle est bien tolérée et aux médecins : « de prendre en compte ces nouvelles données pour la prescription d'une pilule en particulier lorsqu'il s'agit d'une première prescription et utilisation chez les femmes qui présentent des facteurs de risques cardio vasculaires ». C'est la raison pour laquelle elle recommande de commnencer par une pilule de 2ème génération.

<< retour



conception site JPVA - Repèrecom