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L’énergie que nous absorbons
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C’est vrai : il y a plusieurs milliers d’années nous n’avions aucun de ces problèmes de surpoids ! Point de nourriture en abondance dans les supermarchés. Ni réfrigérateurs surchargés. Nous vivions de la cueillette et de la chasse.

Chaque jour, l'homme partait avec ses frères de sexe armé de quelques silex et d'armes tranchantes de son invention afin de rapporter à la cellule familiale — femme et enfants — la nourriture quotidienne. Malheur aux gringalets et aux idiots : entre autres difficultés de la vie quotidienne (la lutte contre les maladies, les prédateurs, le chaud, le froid, les aléas de la reproduction), il fallait s'alimenter pour assurer sa survie. La vie de l'Homo sapiens ne ressemblait pas, loin s'en faut, à la nôtre. Il n'y avait pas d'homme gras car la graisse était un luxe auquel seules pouvaient prétendre les jeunes femmes : la graisse qu'elles avaient, située sur le bas de leur corps, sur leurs fesses et leurs cuisses, constituait en fait des réserves essentielles de nourriture pour leurs petits. Et malheur à l'homme qui n'avait pas de muscles : le retour bredouille de la chasse signait progressivement l'arrêt de mort de la cellule familiale. Malheur aussi à celles qui ne pouvaient pas stocker de graisse sur leurs cuisses : elles ne pourraient jamais assumer les interminables périodes d'allaitement entrecoupées par les multiples grossesses qui, en l'absence totale de contraception, survenaient au gré de la physiologie féminine, au bon vouloir de leur hypophyse et de leurs ovaires.

L'alimentation de l'Homo sapiens

Fermez les yeux... La nuit tombe. Notre Homo sapiens est fourbu. Il rentre au bercail où l'attendent femme et progéniture. Que rapporte-t-il de sa longue journée de chasse et de cueillette ? De la viande, assurément, comme en témoigne ce gibier pour lequel il a dû déployer ruse et patience. Ce sont les protéines. Mais il apporte aussi avec lui nombre de fruits, de légumes cueillis ici ou là dans des endroits qu'il connaît bien. Analysons la composition du dîner de cette famille, si lointaine et si proche de nous en même temps : 30 à 35 % de protéines (viande, poisson, œuf), 45 % de glucides (fruits, légumes) et seulement 21 % de lipides (graisses) présents surtout dans les viandes et poissons mais aussi, parfois, dans certains produits de la cueillette. Maintenant, ouvrez les yeux... Savez-vous quelles sont les proportions actuelles de notre alimentation occidentale, en cette fin de xxe siècle ? Si nous avons maintenu à peu près la teneur en sucre (glucides) de notre alimentation autour de 45 %, nous avons diminué de presque deux tiers notre ration de protéines (passant ainsi à 12 %) et nous avons multiplié par deux notre ration en graisses (lipides) passant ainsi à une proportion de 42 % !

Ainsi, en l'espace de quelques milliers d'années, nous avons carrément bouleversé les proportions d'aliments programmées pour notre corps.

En fait, ce n'est jamais que depuis deux générations (le début de ce qu'il est convenu d'appeler l'ère industrielle) que nous connaissons un tel changement de nos habitudes alimentaires. Or il faut bien réaliser que nous ne sommes absolument pas prêts, physiologiquement parlant, à assumer une telle ration alimentaire. Et il faudra sûrement plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'années, pour que notre équipement hormonal, enzymatique, neurologique s'adapte à cette nouvelle donne alimentaire de telle manière que notre corps redevienne intelligent et ne se croit plus obligé de stocker sous la forme d'incroyables réserves de graisses, jusqu'à l'éventuel infini, les surplus caloriques que nous lui administrons. Car si notre cerveau a changé, si nos cultures nous ont radicalement transformés, notre corps, lui, se croit encore menacé par les disettes et la famine : une fourmi qui ne dépenserait aucune des richesses que nous lui administrons sans que cela ne s'avère vraiment nécessaire.

À vrai dire, les problèmes de surpoids de nos sociétés occidentales proviennent de cette inadéquation entre notre physiologie proche encore de celle de l'Homo sapiens et la surabondance soudaine de nourriture, véritable révolution — imprévue par notre physiologie — au sein de nos civilisations occidentales. Comme il n'est pas question pour nous d'attendre que, au fil de nos mutations génétiques à venir, nous soyons capables de résister à un tel bouleversement de nos rations alimentaires, il faut bien que nous prenions des mesures avant que nous nous transformions tous et toutes en petits tas de graisse !

L'Homo et la Mulier sapiens

Courir toute la journée dans le froid, l'humidité ou la chaleur au travers des forêts et des plaines, tuer, ruser, attendre patiemment, se battre contre les prédateurs, cela coûtait énormément de calories aux hommes. Nourrir les enfants, assumer les grossesses, vaquer aux différentes occupations de nature à entretenir le gîte étaient des activités

ô combien coûteuses en énergie pour la Mulier sapiens !

On faisait tout soi-même, on se déplaçait à pied, on se chauffait comme on pouvait ! Point de téléphone ni de fax : communiquer avec les autres représentait des milliers de calories dépensées en déplacements. Aujourd'hui, l'Occidental moyen est plutôt sédentaire : seule l'activité sportive peut avoir l'ambition de remplacer les efforts physiques de ces lointains ancêtres.

Bref, nous mangeons deux fois plus de graisses et trois fois moins de protéines qu'à l'origine. D'autre part, nous dépensons peu car nous bougeons de moins en moins : bonjour les kilos de graisse supplémentaire !

Alors vous voulez maigrir(ou ne pas grossir) ?

Selon chaque cas particulier et vos habitudes alimentaires vous faudra sans doute diminuer vos graisses visibles et invisibles (gâteaux,  chocolats, fromages..), augmenter sans doute aussi vos protéines (viandes, poissons, volailles, fruits de mer..) et manger peut être plus de féculents (sans gras dessus)…ne jamais s'affamer, se faire plaisir assez souvent..Bref tout un programme !

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