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L'ALCOOL : CA FAIT GROSSIR?
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21 07 07 -L'alcool, que l'on appelle aussi alcool éthylique ou encore éthanol provient de la fermentation du glucose.

La valeur énergétique de l'alcool

Il s'agit d'un " aliment " riche puisqu'il nous fournit 7 calories par gramme (contre 4 calories pour les glucides et 9 calories pour les lipides). Mais, contrairement à une idée reçue bien ancrée (surtout en France), l'alcool ne peut pas être utilisé pour nos dépenses énergétiques comme les trois nutriments glucides, lipides, protéines : l'énergie ainsi apportée ne peut pas être stockée, sauf une petite partie qui sera transformée en graisses.

L'alcool ne permet donc pas, malgré sa haute valeur calorique (5,6 calories par degré d'alcool et par dixième de litre !), d'assurer un travail physique quelconque ou encore de lutter contre le froid. Adieu, l'image d'Épinal des bons Saint-Bernard avec leur tonnelet de rhum ! Adieu, le vin qui donne des forces ! ... À ce sujet, il faut prendre conscience qu'1 litre de vin à 10 degrés apporte l'équivalent de 560 calories, c'est-à-dire un peu plus que l'équivalent de 1/2 litre d'huile ! Et qui plus est, comme nous venons de le voir, cette énergie n'est pas utilisable : ce sont des calories " vides ". Mais alors, que deviennent toutes ces calories ? Elles doivent être immédiatement dégradées (90 % d'entre elles le sont par le foie). Mais pendant que le foie     " s'occupe de l'alcool " — il a fort à faire pour le " brûler " —, il se désintéresse des acides gras ; cette compétition entre les lipides et l'alcool, dont l'alcool sort d'ailleurs toujours gagnant, explique la prise de poids. En faisant oublier au foie de dégrader les acides gras des graisses, l'alcool contribue à entretenir intactes nos réserves de lipides.

Il est donc tout à fait impensable d'imaginer que l'on puisse continuer de consommer de grosses quantités d'alcool tout en recherchant parallèlement une perte de poids.

Deux très maigres consolations à l'absorption d'alcool :

– elle augmente sensiblement les dépenses que nous sommes obligés de faire pour digérer nos aliments ;

– à petites doses, il semble bien que l'alcool ait un effet bénéfique sur les fractions favorables de nos graisses circulant dans notre sang, tel le HDL cholestérol (le " bon " cholestérol) jouant par là un effet cardio-vasculaire protecteur. Certains pensent d'ailleurs que ce n'est pas en augmentant le HDL cholestérol que l'alcool pourrait prétendre à ces vertus cardio-protectrices, mais plutôt en diminuant la coagulabilité du sang.

Ceci explique peut-être le fameux " paradoxe français " : la fréquence des maladies cardio-vasculaires dans notre pays est plus faible que dans d'autres pays, comme les pays nordiques et surtout les États-Unis, alors que notre consommation de graisses y est bien supérieure (en particulier en graisses saturées). On soupçonne le vin (!) d'être à l'origine de ce paradoxe. La découverte récente d'une faible quantité " d'aspirine " (!) dans le vin pourrait peut être expliquer a posteriori ce qui apparaît tout de même comme une incongruité. Cette protection semblerait acquise pour de petites quantités de vin, 20 à 30 g par jour, ce qui correspond à 1/4 de litre de vin par jour ; on est loin des quantités absorbées quotidiennement par un grand nombre de Français. Cet effet cardio-protecteur, en cas d'apport très modéré, semble être aussi l'apanage de la bière dont la consommation, dans ce contexte, ne devrait pas excéder 1/3 de litre par jour (une canette).

Ces considérations ne doivent bien évidemment pas laisser occulter le fait que l'alcool, outre qu'il a de très piètres qualités énergétiques et qu'il " fait grossir ", a des conséquences déplorables sur la santé des individus dès lors qu'on en abuse. C'est évidemment l'effet " libérateur " qui est recherché lors de sa consommation : l'euphorie, la confiance en soi, la gaieté, la convivialité sont certes des points très attractifs en faveur de la consommation d'alcool. Mais le revers de la médaille est cruel : nombre d'accidents souvent mortels de la circulation, de crimes, d'agressions, de cirrhoses, de pancréatites, de comas, de cancers du foie sont les additions qu'il faut payer à cette drogue. Ce discours terroriste justifié ne doit pas éluder le fait que, selon l'expression consacrée " consommer avec modération ", l'alcool peut contribuer très largement aux joies de la table et qu'il serait stupide de militer pour la suppression de toute boisson alcoolisée. Interdire de boire entre amis occasionnellement de bonnes bouteilles dans les grandes années m'apparaîtrait fort dommage !

Valeurs caloriques de différents alcools

– 1 bière (33 cl) : 125 calories ;
– 1 Cognac (40 ml) : 100 calories ;
– 1 coupe de champagne : 100 calories ;
– 1 verre de vin (rouge ou rosé) : 75 calories ;
– 1 whisky : 75 calories si baby, 125 calories si 50 ml ;
– 1 bolée de cidre : 75 calories ;
– 1 Pastis (une " boule ") : 50 calories ;
– 4 cl de rhum : 100 calories ;
– 4 cl de punch : 100 calories ;
5 cl de vin cuit : 75 calories.


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