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La dépense d’énergie !
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2 12 07 -Abordons les dépenses d’énergie nécessaire à notre mouvement, à notre mobilité. Nous sommes, c’est vrai, de plus en plus sédentaires au fur et à mesure que les siècles passent.


Nous utilisons souvent la voiture pour effectuer des trajets ridicules, nous usons des ascenseurs plus qu'il ne faudrait. Quant aux tapis roulants, leur but est évidemment de nous empêcher de marcher ! Nous disposons de caddies, de sacs ou de valises à roulettes... Bref, nous avons décidé d'être la civilisation du " non-mouvement ".

Que faisons-nous de toute cette énergie épargnée ? Certes, nous nous adaptons : notre dépense énergétique de repos, comme nous l'avons vu, est capable de compenser ce trop plein d'énergie en augmentant sensiblement ses besoins de base ; mais cela reste très insuffisant. Le résultat de cette civilisation du farniente ce sont les kilos accumulés, c'est le nombre croissant d'obèses dans les pays riches de la planète.

Il n'existe à vrai dire que deux solutions pragmatiques susceptibles d'éviter à nos contemporains et aux individus des générations futures de devenir de plus en plus fréquemment obèses :

– soit manger moins de calories chaque jour, adaptant ainsi nos besoins caloriques à nos sorties ;

– soit " bouger plus ", créant ainsi des dépenses énergétiques susceptibles d'équilibrer nos entrées.

Il reste bien entendu une troisième solution, mais elle n'est pas en notre pouvoir à ce jour : espérer que nous mutions progressivement au fil des siècles et que l'espèce humaine finisse par adapter (par mutation génétique) ses sorties d'énergie peu importantes avec des entrées caloriques restant à un niveau élevé. Peut-être, d'ailleurs, pourrons-nous par thérapie génique (la médecine de demain) arranger, rectifier, changer, réparer... nos gènes afin de lutter contre la plupart des maladies et induire une augmentation globale de nos différentes dépenses d'énergie. À savoir : augmenter les dépenses d'énergie de repos (le métabolisme de base), mais aussi les dépenses relatives à l'ingestion des aliments (les dépenses d'énergie postalimentaire) et aussi, bien sûr, les dépenses relatives à l'activité physique.

Prenons un exemple pour éviter de devenir tous obèses — il s'agit là d'une maladie aux conséquences cardio-vasculaires sévères — : nous serons peut-être un jour capables, après avoir bricolé un ou plusieurs de nos gènes à l'intérieur de nos chromosomes, de dépenser 200 calories en 5 minutes de marche ou encore 500 calories lorsque nous descendons les trois étages de l'escalier de notre immeuble !

En attendant ce futur (probable), il nous faut comprendre qu'aujourd'hui nos dépenses courantes d'activité physique représentent environ 10 à 15 % de nos dépenses d'énergie totale sur vingt-quatre heures.

Je vous rappelle à cet effet que ces dépenses énergétiques totales comprennent :

– les dépenses d'énergie de repos (métabolisme de base) : environ 70 % des dépenses de la journée ;

– les dépenses postalimentaires (qui suivent les repas et destinées à la " digestion ") : 10 à 15 % des dépenses totales de la journée ;

– les dépenses relatives à toutes les activités physiques de la journée : 10 à 15 % des dépenses totales.

Pour nous, véritable pratiquants de la religion dite de la " sédentarité ", les dépenses d'énergie liées à l'activité physique ne représentent jamais que quelque 200 à 400 calories par jour ! C'est peu, lorsque l'on compare ces chiffres aux 1 500 à 1 800 calories habituellement dépensées pour le métabolisme de base chaque jour.

Ces quelques centaines de calories sont donc suffisantes à assurer notre mobilité de base : se lever de son lit, aller à la salle de bains, se baisser pour chercher ses chaussures, marcher jusqu'à la station d'autobus, monter, descendre, s'asseoir, porter un sac, marcher encore, monter les escaliers du métro, aller acheter une baguette de pain... et ainsi de suite jusqu'au coucher, tout cela ne coûte que quelque 300 calories ! l'équivalent d'un petit pain au chocolat (290 calories à l'unité) !

Cela dit, nous bougeons plus ou moins selon notre personnalité : nos gesticulations, nos allées et venues, jusqu'à nos mimiques faciales, tout cela coûte de l'énergie, et l'individu placide dépense certes moins chaque jour que celui dont on dit qu'" il ne tient pas en place ".

Enfin, lorsque nous consentons à faire un effort physique, soit par obligation, soit par conviction (" le sport est nécessaire "), nous dépensons alors plus. La dépense énergétique de repos correspond environ (il s'agit bien évidemment ici d'une évaluation grossière) à 1 calorie par minute. Or, lorsque nous décidons d'effectuer une activité physique qui n'est pas immédiatement nécessaire à notre vie courante, le compteur de dépenses d'énergie se met à tourner : si vous marchez ou si vous faites une balade en vélo, vous doublez vos dépenses énergétiques qui alors passent à 2 calories par minute. Si vous décidez de jouer au tennis — attention après 40 ans danger cardio-vasculaire certain —, vous quadruplez vos dépenses (4 calories par minute). Si vous montez un escalier, vous multipliez vos dépenses par six.

Si vous pédalez à un régime soutenu mais pas intense, sur un vélo d'appartement, vous dépenserez l'équivalent de 100 à 200 calories en 20 mn...

Enfin, si vous courez au petit trot, vous dépenserez 10 à 15 calories par minute, alors que si vous faites un " sprint ", vous dépenserez 20 à 30 calories par minute.

L'idéal serait, si vous avez décidé de retrouver un niveau de dépenses caloriques d'activité physique suffisantes, de dépenser entre 150 et 300 calories supplémentaires par jour. Cela peut se faire de deux façons éventuellement combinées :

– en boudant délibérément tous les " économiseurs d'énergie " que nous offrent la vie moderne : ascenseurs, voiture pour les petits trajets (inférieurs à 1 km par exemple), tapis roulants, et en s'astreignant à porter des poids (cela dépense de l'énergie)... ;

– en décidant de pratiquer un sport : nagez, marchez, inscrivez-vous dans une salle de " remise en forme ", randonnez, courez... peu importe ce que vous déciderez de faire ; choisissez l'activité sportive qui vous ennuie le moins, mais faites quelque chose !

Le professeur Jean Trémolières avait calculé que pour une femme de 70 kilos qui s'astreignait à 1 heure par jour d'exercice — son régime alimentaire n'étant pas diminué —, l'amaigrissement supplémentaire par mois pouvait être de 370 g (un tiers de kilo) pour 1 heure de marche ou tout simplement un travail debout pendant 1 heure. Ou encore de 740 g (deux tiers de kilo) pour 1 heure de bicyclette, de natation, de ski ou de tennis (exercice modéré) et enfin de 1 kilo pour 1 heure quotidienne d'exercice intensif (football, escalade, basket, monter un escalier). Il est donc stupide d'affirmer, comme on le dit souvent, que l'exercice physique est une mauvaise solution pour maigrir : bien évidemment, lorsque l'on vous dit que pour dépenser 1 000 calories il faut faire 14 heures de bicyclette — ce qui est vrai —, il peut sembler totalement utopique de vouloir perdre de la graisse de cette façon-là. Mais il ne s'agit pas de perdre 1 000 calories (environ 120 g de graisse) en un jour ! Vous pouvez parfaitement les perdre en cinq jours, en dépensant quotidiennement l'équivalent de 200 calories supplémentaires. Souvenez-vous, en une formule pratique, que 500 g de graisse coûtent environ 4 200 calories. Le kilo de graisse, lui, coûte entre 6 000 et 9 000 calories : le chiffre moyen de 8 500 calories est une bonne base de calcul.

Nous l'avons vu, nous sommes les champions de la sédentarité. Mais ce refus de l'effort physique, de l'activité sportive quelle qu'elle soit, cette recherche de l'économie physique à tout prix ne se retrouvent jamais aussi marqués qu'après 40/50 ans. Soit parce que l'on devient paresseux, " partisan du moindre effort ", soit parce que l'on est déjà atteint d'une maladie plus ou moins invalidante qui empêche ou diminue considérablement l'activité physique (mal de dos, par exemple), soit surtout parce que l'on organise autrement ses loisirs.

Le comité FAO-OMS. (Organisation mondiale pour la santé) a calculé que, du fait de notre diminution d'activité physique, nos besoins d'énergie, s'ils ne diminuent pas jusqu'à 40 ans, diminuent de 5 % par décennie ensuite au cours des vingt années suivantes, et de près de 10 % par décennie après 60 ans !

 

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