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MÉNOPAUSE/PERI MÉNOPAUSE ET POIDS
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Il vous faut, en fait, un "bon traitement"


 En péri ménopause : prenez le " bon " traitement

 

Vous veillerez soigneusement à ne pas laisser s'installer une anarchie hormonale faite de grandes carences d'estrogènes (bouffées de chaleur, absence de règles, coups de déprime et de fatigue...), alternant avec des périodes de " trop d'estrogènes " (congestion du corps, des seins...). Vous n'avez rien à gagner à tolérer ce grand charivari. Vous devez vous adresser à des progestatifs de bonne qualité, voire à des pilules mini-dosées, à des prescriptions ponctuelles et éphémères d'estrogènes au moment des manques.

 

En ménopause, si vous prenez du poids quand même

 

Le traitement hormonal bien conduit se révèle impuissant : parce que le régime diététique est mal adapté, parce que la sédentarité est indécrottable, parce que l'hypercholestérolémie est incontrôlée, ou encore tout simplement parce que le traitement hormonal ne parvient pas à s'opposer à la cause de la prise des kilos dont on sait qu'elle n'est pas seulement hormonodépendante. Il faut bien le dire, il existe des femmes qui ont un traitement hormonal " taillé sur mesure " et qui, pourtant, soit ne maigrissent plus, soit continuent de grossir. Il nous appartient de travailler encore pour élucider les " tribulations " du métabolisme de base qui, pour l'instant, nous interrogent. Mais une certitude est là : un traitement à la carte, s'il n'est pas susceptible d'avoir toujours une action positive sur votre poids, ne reste pas moins le traitement de choix de cette période particulièrement agitée, en effaçant la totalité de la symptomatologie néfaste de la ménopause.

 

Votre traitement hormonal est-il bien adapté ?

 

Cette situation est la plus fréquente. Ainsi :

 

En périménopause

 

Les progestatifs prescrits ne font pas partie de la famille " blanc bleu ". Il s'agit, en général, de progestatifs nor-stéroïdes, proches des hormones mâles, dont les principaux inconvénients sont la prise de poids, la peau grasse et parfois l'acné, l'hyperpilosité et la perte des cheveux. Répétons-le : ces progestatifs ne devraient plus être prescrits, sauf cas exceptionnel.

Il arrive aussi que l'on doive complémenter le traitement progestatif par quelques séquences d'hormones estrogènes ; et ces dernières doivent être à nouveau arrêtées dès que les ovaires se remettent à fonctionner. À défaut de les stopper dans ce contexte particulier, on s'expose alors à l'" overdose " d'estrogènes : ceux que vous fabriquez avec vos ovaires + ceux apportés par les médicaments ! L'hyperestrogénie est alors parfaitement capable de faire prendre quelques kilos avec les gonflements généralisés, les œdèmes, la rétention d'eau et de sel qu'elle provoque et les troubles de l'humeur, à titre d'excitation ou d'agressivité, qui entraînent parfois des crises de boulimie incontrôlables. De toute façon, cette hyperestrogénie augmente l'appétit et donc, par voie de conséquence, les rations alimentaires quotidiennes. Il s'agit sans doute de l'erreur la plus communément admise en matière de traitement de la périménopause et de la ménopause : une femme non ménopausée traitée comme une femme... ménopausée ! Et l'on comprend que la prise de poids, dans ce contexte, soit parfaitement légitime. Ce n'est pourtant pas le traitement hormonal qui est en cause ici, mais le moment choisi pour le prescrire, voire même les posologies ou les molécules utilisées.

Enfin, toujours lors de la périménopause, les doses d'estrogènes nécessaires sont souvent moindres qu'en période de ménopause et, à négliger ce point, on s'expose à un état d'hyperestrogénie avec les conséquences que l'on vient de voir.

 

En ménopause

 

Il faut absolument trouver une fois pour toutes les posologies d'estrogène qui vous conviennent : celles qui font disparaître les symptômes de " pas assez " d'estrogènes et qui n'en profitent pas pour induire de nouveaux symptômes de " trop " d'estrogènes : nous voyons souvent des femmes surdosées en estrogènes pour lesquels il suffit de diminuer de moitié, par exemple, la posologie pour qu'elles perdent instantanément quelques kilos dans les semaines ou les mois qui suivent. Ces " kilos d'eau " partent les premiers, suivis par les " kilos de graisse ".

Mais il faut aussi se méfier du sous-dosage estrogénique en matière de traitement de la ménopause : une symptomatologie de ménopause mal effacée peut être responsable d'une prise de poids illégitime.

La marge de manœuvre est donc mince : non traitée, vous grossirez. Mal traitée, vous grossirez. Correctement traitée, vous limiterez au maximum la prise de poids.

Enfin, ne commettez pas l'erreur communément faite par beaucoup d'entre vous : souvenez-vous qu'au moment de la mise en route du traitement de la périménopause ou de la ménopause, vous étiez souvent déjà en train de prendre du poids, et que ce n'est pas ce traitement qui est forcément responsable de ce dérapage qui en fait préexistait. Certes, comme on l'a vu, un certain nombre de traitements hormonaux de la périménopause ou de la ménopause peuvent ne pas être conformes à votre individualité, mais vous devez éviter de commettre l'erreur de charger le traitement hormonal de toutes les responsabilités : l'arrêter ne vous améliorera pas, loin s'en faut, dans le confort de votre vie quotidienne, mais — et celles qui en font l'expérience le vérifient tous les jours — cet arrêt n'aura en général aucune influence favorable sur le contrôle de votre poids. Il s'agirait en l'occurrence d'un effet plutôt défavorable.