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La composition corporelle:utile
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Lorsque vous montez sur une balance, celle-ci affiche un poids qui, selon les circonstances vous inquiète, vous attriste, vous étonne mais aussi parfois vous fait plaisir parce qu’il est conforme à vos souhaits.

Ce que vous venez de peser, cela dit, est fort grossier : votre squelette, vos muscles, vos viscères, votre graisse, l’eau, tous les éléments constituants de votre corps qui ne peuvent être spécifiquement pesés.

Évidemment, la balance est incapable de vous donner ce détail.

tables les plus simples), à la taille, à l’âge et au sexe, mais aussi à la taille et au tour de poignet associé au type constitutionnel (léger, moyen, lourd), à la taille, à l’âge, au sexe et à la largeur du bassin, à la taille, à l’âge, au sexe et à la largeur d’épaules, etc.

 

Le poids “ idéal ”

 

Il est revenu aux compagnies d’assurances sur la vie de définir cette notion de poids idéal ; elles y sont parvenues en identifiant statistiquement le poids des individus qui ont les chances de longévité les plus importantes. En effet, et il s’agit d’un fait communément admis, nos chances de longévité diminuent d’autant plus que notre poids augmente.

 

La graisse

 

Le poids total d’une femme comprend 20 à 25 % de graisse. C’est la raison pour laquelle la graisse située sous la peau (tissu sous-cutané) est deux fois plus épaisse que celle de l’homme (dont le corps comprend deux fois moins de graisse).

La graisse se répartit surtout sous la peau : 50 % au moins du capital est sous-cutané. Il existe cependant certaines régions du corps qui, même chez l’obèse, seront longtemps respectées : le dos des pieds et des mains, les paupières et les chevilles. Chez les femmes, la graisse se répartit préférentiellement dans la région basse du corps (les fesses, les cuisses, les hanches). Chez l’homme, la graisse préfère les parties hautes : le cou, les épaules, le ventre — quand elle est en surplus, on voit apparaître ce que l’on appelle le “ petit bedon ”.

Cette répartition différente des graisses féminines est bien évidemment sous influence hormonale et en particulier les hormones ovariennes : les estrogènes.

La graisse est souvent traversée de travées fibreuses qui vont de la peau jusqu’au muscle profond, participant sans doute à ce que l’on appelle la constitution de la “ peau d’orange ” qui apparaît lorsque l’on pince la peau entre deux doigts.

La graisse est aussi située dans les espaces profonds ; et lorsque le chirurgien ouvre le ventre il peut en admirer les franges jaune-orange qui bordent la plupart des viscères exposés.

Le tissu graisseux situé profondément dans le corps — aussi bien dans le thorax que dans le ventre — a un rôle de soutien fondamental des différents organes ; il remplit la fonction de tissu de remplissage. La graisse est aussi présente, bien entendu, au niveau du visage dont elle contribue, entre autres, à déterminer la physionomie. À ce titre, il est important d’avoir conscience qu’un fort amaigrissement peut modifier considérablement l’expression d’un visage.

Si l’on examine la graisse sous-cutanée au microscope, on prend conscience qu’il s’agit d’une juxtaposition de cellules que l’on appelle les adipocytes, véritables “ cellules à graisse ”. Chaque adipocyte contient une “ grosse goutte de graisse ”.

La graisse est constituée de triglycérides (un triglycéride est une molécule de glycérol avec trois acides gras). Ces acides gras peuvent être extrêmement différents les uns des autres, mais les plus fréquemment rencontrés sont les acides oléique, palmitique, linoléique. On retrouve aussi, bien entendu, les acides arachidonique, myristique, laurique... Ce sont cependant les acides gras non saturés (voir chapitre 1, page 30) qui prédominent et expliquent que les graisses humaines sont à l’état liquide dans notre corps : nous fonctionnons à 37 oC et la température de fusion de nos graisses est comprise entre 15 et 25 oC. Ceci est surtout valable pour les graisses sous-cutanées (le secteur le plus riche). En effet, nos graisses “ profondes ”, celles entourant nos viscères, contiennent une proportion d’acides gras saturés plus importante et sont donc moins fluides, ce qui rend d’autant plus efficace leur mission de soutien des différents organes.

La graisse est un tissu très richement vascularisé : nombre de vaisseaux sanguins pénètrent le tissu graisseux et le chirurgien qui “ coupe dans la graisse ” sait bien qu’il s’agit d’un tissu qui est capable de saigner beaucoup et longtemps.

L’innervation de la graisse est aussi très organisée. Très schématiquement, on peut attribuer aux tissus graisseux trois fonctions fondamentales :

– la lutte contre le froid (graisse sous-cutanée),

– un rôle de soutien des viscères profonds (graisse profonde),

– une réserve d’énergie en calories (1 g de graisse brûlée dégage 9 calories).

 

Déterminer la composition corporelle:de quoi sont composés vos kg?

 

Dual Energy X-ray Absorptiometry ou densitométrie par absorptiométrie bioénergétique. Technique “ nec plus ultra ”, est la technique qui a ma préférence. Elle est dérivée de la densitométrie osseuse aux rayons X et consiste à exposer le corps entier du sujet à un faisceau de rayons X différents par leur énergie ; cette différence d’énergie fait que les deux faisceaux de rayons X ne pénètrent pas de la même façon les tissus. Lorsque ces faisceaux traversent les tissus, ils “ atténuent ” leur énergie diversement selon la nature de ces derniers. On mesure les différentes atténuations des deux rayonnements et l’on obtient une image grâce à un ordinateur. L’examen dure une dizaine de minutes et répond, au gramme près, en précisant — outre le poids total, que l’on pourrait obtenir bien évidemment par la simple pesée sur une balance — les différents constituants de ce poids et en particulier les pourcentages de masse maigre et de masse grasse. Cet examen de plus en plus souvent disponible est en passe de devenir l’examen de référence lorsque l’on cherche à obtenir une composition corporelle. Il s’agit d’un examen qui, d’ores et déjà, est de plus en plus répandu : il n’est plus l’apanage des centres ultra spécialisés. Il suffit en effet pour le radiologue équipé d’un appareil de densitométrie osseuse — évaluation de la densité du squelette utilisé dans le cadre de la prévention de l’ostéoporose ménopausique — et d’un logiciel ad hoc pour être en mesure de procéder à l’examen. L’image est imprimée et donnée sous la forme de photos et de chiffres. Les photos montrent un squelette entouré de tissus dont l’intensité différente permet de distinguer les muscles de la graisse. Les chiffres, eux, donnent avec précision le pourcentage de masse maigre et de masse grasse, et la masse du squelette. L’avantage de cette technique, outre qu’elle est de réalisation aisée en centre non spécialisé, est de pouvoir donner des compositions corporelles localisées. C’est ainsi que l’on peut étudier tout particulièrement la masse grasse androïde (masculine) de l’abdomen ou encore celle gynoïde (féminine) des cuisses et des fesses. Le fait de pouvoir disposer du poids exact du squelette est évidemment un des avantages non négligeables de cette technique, dans la mesure où l’on va pouvoir définitivement se débarrasser des incertitudes quant à ce point précis : on sait que le poids du squelette est variable d’un sujet à l’autre en fonction de l’âge, de la “ constitution ”... Les résultats de pourcentage de masse grasse et de masse maigre sont comparés à ceux, théoriques, d’un adulte jeune de 25 ans et du même sexe.

 

La DEXA est donc devenu aujourd’hui l’examen de référence lorsqu’il s’agit de déterminer les différents éléments du poids d’un individu. Cette technique n’enlève cependant rien à la valeur de l’évaluation des plis cutanés ou encore du rapport taille/hanche qui ont l’avantage d’apporter souvent une précision suffisante et surtout d’être de réalisation simple lors de la consultation pour un coût égal à zéro franc.

Il n’en reste pas moins que seule la densitométrie peut aujourd’hui prétendre nous faire comprendre de façon simple et reproductible ce qui se passe lorsqu’un individu est trop gros, lorsqu’il maigrit, qu’il reprend du poids, qu’il expérimente un régime particulier, qu’il prend de l’âge, etc. La plupart des publications scientifiques exigent aujourd’hui l’utilisation de cette technique, à mon sens “ la ” technique actuelle de référence.

 

La composition corporelle mesurée par la DEXA à différents âges de la vie

Le docteur suédois Ole Lander a étudié la variation de la composition corporelle auprès de 407 femmes en bonne santé âgées de 18 à 75 ans. Il a constaté, comme à l’habitude, une croissance à peu près régulière du poids. Mais l’intérêt de cette étude réside dans le fait de noter en parallèle les variations de la masse grasse et de la masse maigre.

Ainsi, entre 18 et 69 ans le pourcentage de masse grasse du poids total de ces femmes est passé de 25 % à près de 37 % ! Cette augmentation a surtout porté sur les localisations androïdes (masculines), c’est-à-dire l’abdomen, puisque, si la graisse abdominale était de 24,4 % jusqu’à 39 ans, elle a augmenté soudain à partir de 40 ans (28,9 % entre 40 et 49 ans) et diminué un peu entre 50 et 59 ans (35,7 %), pour définitivement atteindre les sommets à 38,7 % à partir de 60 ans. Dans le même temps, la masse maigre (les muscles, les organes, les liquides, le squelette) a été en décroissant au fil de l’âge. Elle est restée finalement assez stable entre 18 et 49 ans : 43,5 kilos. Il a fallu attendre l’âge de 50 ans pour la voir décroître : 40 kilos entre 50 et 59 ans et 38 kilos entre 60 et 69 ans.

Les femmes de cette étude ne suivaient aucune hormonothérapie.