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Le plaisir féminin : une nouveauté?
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Oui, c'est une nouveauté ! Et cela pour plusieurs raisons.

 La première c'est que la
notion de plaisir féminin est de plus en plus
déculpabilisée. Autrefois, on disait « une
femme honnête n'a pas de plaisir », car on
assimilait la jouissance des femmes à quelque
chose de honteux et de répréhensible, et
celles qui manifestaient trop de goût pour les
plaisirs des sens étaient jugées très
péjorativement. Aujourd'hui, au contraire, le
droit au plaisir constitue une revendication
classique et les femmes découvrent peu à peu
la réalité de leur corps. De plus en plus, elles
refusent d'être objets sexuels, passifs et «
accueillants », censés être toujours disponibles
pour le plaisir de l'autre, un autre qui ne sesouciait pas toujours de leur plaisir à elles.
Une raison du développement du plaisir
féminin est que l'on commence précisément à
mieux le connaître. La libération des moeurs a
eu ceci de bon qu'elle a permis une
formidable ouverture sur des problèmes que,
jusqu'ici, on taisait. Et lorsqu'on prétendait- il y
a quarante ans environ - qu'une femme sur
trois était « frigide », on signait sans le savoir
un sévère constat d'ignorance, car si ces
femmes étaient insensibles, c'était bien plus à
cause de la maladresse de leur partenaire
que par frigidité foncière ! On est à peu près
certain en effet que la presque totalité des
femmes peut parvenir sans peine à un
orgasme clitoridien. Or, il faut bien savoir
qu'un acte sexuel « normalement » mené sur
le mode masculin (c'est-à-dire intromission,
mouvements de va-et-vient, éjaculation et
retrait) ne suffit pas - et cela dans une énorme
proportion des cas - à amener une femme à
l'orgasme, tout simplement parce que les
zones érogènes intéressées n'ont pas été
sollicitées et aussi parce que ce ne sont pas
les rites gestuels du plaisir féminin, ni son
rythme. Cela condamne évidemment le
rapport sexuel frustre et simplet, « bâclé » en
trois ou quatre minutes, qui est
malheureusement le plus fréquent, et dont on
ne peut attendre qu'une femme en tire autre
chose qu'une totale frustration, quand ce n'est
pas un profond dégoût ! Sans doute était-il
bon que les hommes apprennent que les
exploits virils, qualifiés un peu trivialement de
« à la hussarde », comme toute autre formule
à base de rapidité, de brutalité, de force, n'ont
sur la sensualité féminine aucun effet
bénéfique.

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