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TOUT ,TOUT SUR L’ARRET DES REGLES
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Les faits:Les règles sont la desquama¬tion de la muqueuse utérine, ce précieux tissu qui tapisse l'inté¬rieur de la cavité utérine. La muqueuse pousse régulièrement tout au long du cycle, du premier jour des règles au premier jour des règles suivantes.


C'est la brusque disparition, temporaire, des estro¬gènes et de la progestérone qui signe le début de la desquamation, c'est-à-dire qui signifie le premier jour de vos règles.
Les règles sont donc un mélange de sang et de muqueuse. L'énergie nécessaire à faire pousser cette muqueuse uté¬rine (qui représente le "nid douillet" dans lequel un ovule fécondé par un spermatozoïde sera toujours le bienvenu) est assurée par les hormones estro-gènes, du premier jour des règles au pre¬mier jour des règles suivantes, et par la progestérone, l'hormone de l'ovulation qui est fabriquée au moment de cette ovulation (vers le 14ème jour d'un cycle de 28 jours).


 
La ménopause est caractérisée par l'arrêt de fonctionnement des ovaires qui, dès lors, ne fabriquent plus ni d'hormones estrogènes ni de progestérone. Dans ce contexte, la muqueuse utérine n'a plus aucu¬ne possibilité de croître, et donc il n'y a strictement rien à desquamer puisqu'il n'y a plus de cycle. Le fait de ne plus avoir ses règles lors de la ménopause ne signifie pas que l'on "retient" du sang et de la muqueu¬se, mais tout simplement qu'il n'y a plus de muqueuse.

La définition de la méno¬pause est "l'arrêt des règles depuis un an". Définition pruden¬te, qui tient compte du fait qu'en périménopause (cette période qui précède de quelques années la ménopause proprement dite) il y a de nombreux arrêts de fonction¬nement ovariens qui se manifes¬tent par des interruptions de règles pouvant atteindre parfois quatre à huit mois.

Il est de plus en plus rare aujour¬d'hui, dans la mesure où les méde¬cins proposent aux femmes des trai¬tements de leur périménopause, de voir les règles être absentes pendant un an ou plus. La définition de la ménopause, qui auparavant s'ap¬puyait de façon solide sur le symp¬tôme de l'arrêt des règles, est désor¬mais beaucoup plus floue et on ne peut compter sur le "timing" de ces douze mois sauf si la périménopau¬se a évolué de façon spontanée sans aucun traitement complémentaire hormonal.
 


Cet arrêt des règles est diffé¬rent d'éventuels arrêts de règles que certaines femmes peuvent connaître alors qu'elles ne sont pas du tout en ménopause (par exemple à l'occasion de stress, d'un amaigrissement soudain...) parce qu'il s'accompagne le plus souvent d'un ou de plusieurs symptômes caractéristiques de la ménopause (bouffées de chaleur, insomnie, fatigue...). Il est parfois vécu comme un soula-gement si les règles des dernières années avaient été pénibles, doulou¬reuses, hémorragiques, plus ou moins accompagnées de migraines menstruelles ou d'un syndrome pré¬menstruel particulièrement gê¬nant (gonflements, prise de poids, troubles de l'humeur...). Contrairement à ce que l'on croit, la majorité d'entre vous ne ressent aucune nostalgie à la disparition de ces règles.Vous n'êtes que 22 % à considérer que l'arrêt définitif de vos règles correspond à la perte de votre jeunesse. 18 % pensent que leur absence signifie que vous "n'êtes plus femme".
Et 60 % sont plutôt satis¬faites de leur disparition.

L'arrêt des règles a parfois été provoqué par une hystérectomie (ablation de l'utérus et parfois dans le même geste des ovaires) : une femme sur cinq en France n'a plus d'utérus après 50 ans. L'absence de règles chez les femmes qui ont subi cette intervention chirurgi-cale n'est évidemment absolu¬ment pas synonyme de ménopau¬se. D'ailleurs elles vivent souvent encore leur cycle en repérant les périodes du mois où elles se sen¬tent gonflées, les seins tendus voire douloureux, et les périodes où, au contraire, elles se sentent "après les règles" : toute la mécanique hor-monale cyclique est en place, seul manque le signal menstruel san¬guin du fait de l'absence d'utérus. Pour savoir si l'on est ménopausée dans cette situation, il faut construire un faisceau de pré¬somptions associant un ou plu-sieurs symptômes de la ménopau¬se (bouffées de chaleur, suées...), une durée suffisamment longue (de nombreux mois sont néces¬saires afin de faire la différence avec la périménopause) et des dosages hormonaux successifs et répétés montrant, à plusieurs mois d'intervalle, un taux d'estrogènes effondré dans le sang (E2 ou estra¬diol, le principal estrogène fabri¬qué par l'ovaire) inférieur à 20 picogrammes par millilitre et FSH (Follicule Stimulating Hor¬mone, d'origine hypophysaire, elle commande aux ovaires leur "travail") toujours très élevée, au¬-dessus des normes données par chaque laboratoire).


 
Enfin, 10 à 15% des femmes - hormis l'arrêt définitif de leurs règles - ne souffrent d'aucun symptôme au moment de leur ménopause. L'une des explications de ce phénomène, pour le moins insolite, fait appel à l'idée qu'elles pourraient continuer (en particu¬lier avec leur tissu graisseux) de "s'alimenter" avec une quantité minimale d'estrogènes (le tissu graisseux est en effet capable de transformer les hormones mâles fabriquées par les glandes surré¬nales en estrogènes grâce à une enzyme qui s'appelle l'aromatase).


Les causes


C'est l'arrêt de fonctionne¬ment définitif des ovaires, en ce qui concerne leur fabrication d'estrogènes et de progestérone, qui, cessant de stimuler la pousse de la muqueuse utérine à l'intérieur de la cavité de l'utérus, explique cette absence définitive de règles.

Cet arrêt s'accompagne aussi de la disparition de l'ovulation : il n'y a plus de grossesse possible,
et ce même lorsque l'on aura éven¬tuellement adopté un THS (Trai¬tement Hormonal Substitutif de la ménopause) qui "redonnera les règles". Car leTHS, s'il est capable de restaurer, de se "substitueré" aux ovaires en ce qui concerne la fourniture des hormones estro-gènes et de progestérone, ne peut restituer l'ovulation, c'est-à-dire la possibilité de fécondation.


Les traitements


L'arrêt des règles n'est pas en soi un symptôme qui exige un "traitement" : nous l'avons vu, la plupart d'entre vous sont très contentes de cette disparition. Bien plus, beaucoup demanderont désormais un traitement "sans règles" : vous êtes 75 % à nous exprimer ce souhait. Il existe des modalités de traitements particulièrement adaptées à ce désir.


Ce qu'il faut retenir :


L'arrêt des règles n'est pas obligatoirement synonyme de méno¬pause autour de la cinquantaine : ce symptôme peut, en fait, s'ins¬crire dans le tableau d'une périménopause. Un test simple consiste à donner 10 jours de progestérone ou de progestatif et à constater ce qui se passe : s'il n'y a pas de règles c'est un signe d'une disparition assez profonde des estrogènes, dans le cas contraire les estrogènes étaient présents et l'on doit plutôt parler de périménopause que de ménopause. Ce test, dit "au progestatif", devrait en fait être effectué à plusieurs mois d'intervalle pour avoir une valeur de diagnostic de ménopause tant il est vrai qu'en périménopause les ovaires peuvent s'arrêter de fonctionner pendant plusieurs mois d'affilée. La distinction entre diagnostic de périménopause et de ménopause est essentielle à faire : les traitements hormonaux substitutifs ne sont pas identiques, et traiter une femme qui est en périménopause comme si elle était en ménopause augure de bien de déboires et de déceptions. Les femmes ayant subi une hystérectomie ne retrouve¬ront pas leurs règles sous THS, bien entendu.


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