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TABAC : J'ARRETE DEMAIN !
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Si vous faites partie des bienheureux qui échappent à cette intoxication, vous avez beaucoup de chance !

Il faut avoir fumé pour se rendre compte à quel point l'arrêt du tabac représente un arrachement, une torture physique et mentale, un acte de bravoure extrême. Il est impossible d'ignorer les méfaits du tabac. Nul doute qu'il faudra, un jour ou l'autre, se libérer de son aliénation. La cigarette est un aérosol souvent mortel inhalé volontaire¬ment, librement... Et en dehors de toute pression? C'est à voir ! La cigarette s'impose souvent comme un « art de vivre », une gestuelle sociale, un rituel initiatique pour adolescents, une sorte de média inter-individus. La publi¬cité, même si elle s'en défend avec fougue, n'a jamais autant incité les gens à fumer que lorsqu'elle amalgame cowboy, formule 1, aventure et tabac blond. Mais la ciga¬rette aurait moins d'attrait si elle ne constituait, en fait, un « médicament anti-angoisses » propre à calmer nombre de tensions morales et affectives au moment même où l'on en aspire la fumée.
Trois cents substances chimiques différentes sont pré¬sentes dans une bouffée de cigarette - certaines réperto¬riées, telles la nicotine et l'oxyde de carbone, d'autres, la plupart, encore méconnues. Inhaler une bouffée, c'est absorber un médicament : les substances que cette bouffée contient entrent immédiatement en contact avec les alvéoles pulmonaires et pénètrent instantanément dans le sang, à la même vitesse qu'une injection intraveineuse. Il n'est donc pas étonnant que l'être humain, constamment stressé, soit attiré par un tel expédient pour gérer au coup par coup, quart d'heure après quart d'heure, les mille et un tracas d'une journée. Fumeuses, vous qui approchez de 45 ans, il devient urgent d'avoir une réflexion adulte sur votre comportement ! Je ne parle pas des fumeuses occa¬sionnelles mais de celles qui ne peuvent se « sentir bien qu'avec un ou plusieurs paquet(s) quotidien(s). Une men¬tion particulière pour celles qui n'avaient pas la fumée : elles ne sont pas réellement intoxiqués, mais s'enfument tout autant que les autres. Le tabagisme passif n'est pas une vue de l'esprit : on considère qu'un non-fumeur inhale involontairement une cigarette sur trois.
Je vais éviter d'être terroriste et de dresser une liste trop longue des méfaits du tabac. Pourtant, je ne peux passer sous silence l' « hécatombe cardiovasculaire » pro¬voquée par cette toxicomanie ni, bien sûr, les multiples cancers qu'elle engendre : gorge, larynx, oesophage, pou¬mons (certainement le plus fréquent) et vessie, provo¬quant chez des individus jeunes des mutilations et des infirmités effroyables. Je citerai aussi les conséquences du tabac sur la fécondité : plus nombreuses infections des trompes (salpingites), grossesses extra-utérines (grossesse dans une trompe, qui doit être opérée d'urgence), nais¬sance de nouveau-nés hypotrophiques et prématurés, enfants souvent malades (otites, rhinopharyngites, mais aussi, parfois, maladies plus sérieuses), accidents cardio¬vasculaires (hémorragie, infarctus du myocarde...) - plus répandus chez les femmes associant pilule et tabac -, délai en moyenne supérieur (environ six mois) pour obtenir une grossesse par rapport aux non-fumeuses, fréquence accrue du cancer du col de l'utérus, etc. La liste n'est pas close. La réalité indiscutable de cette énumération macabre et de nombreuses études épidémiologiques permettent d'éta¬blir un consensus international sur ces effets négatifs.


 
Certains points me tiennent particulièrement à coeur :
• Le tabagisme (moyen entre 5 et 10 cigarettes par jour, fort au-delà) prédispose de manière incontestable à l'ostéoporose (décalcification progressive du squelette).
• Le tabagisme induit peut-être une périménopause encore plus « fantaisiste » qu'il n'est coutume et une ménopause plus précoce.

Ces deux répercussions du tabac sur la physiologie féminine s'expliquent par l'action anti-estrogène de la cigarette : certaines substances présentes dans la fumée sont capables de bloquer le métabolisme biochimique des estrogènes, ce qui expose davantage les femmes à l'ostéoporose et avance l'âge de leur ménopause. Voilà certaines des actions sournoises du tabac; et, pour quel¬ques-unes connues, combien d'autres restent encore mys¬térieuses !

L'oxyde de carbone et la nicotine sont de véritables ennemis de la peau. Le tabac (associé au soleil « en overdose ») parvient, en asphyxiant jour après jour les vaisseaux du visage et du cou, à ternir son éclat. Il accélère la formation des rides et des ridules, abîme la dentition en attaquant et en jaunissant l'émail. Plutôt que de dépenser des fortunes en produits de beauté «sophistiqués», les fumeuses devraient arrêter le tabac; le résultat sur leur peau serait mille fois supérieur à celui de toutes les crèmes miracles du monde !
Après 40 ans, tout homme, toute femme, doit se préoc¬cuper de l'aspect de sa peau; il devient nécessaire de lui accorder toute son attention afin qu'elle conserve sou¬plesse, beauté et bonne santé. Fumer est, finalement, un véritable suicide cutané !


 
Beaucoup souhaiteraient cesser de fumer mais craignent par-dessus tout de grossir. Tout d'abord, cette prise de poids n'est pas inéluctable - près de la moitié des fumeurs ne sont pas « pénalisés » sur la balance. Les autres verront, il est vrai, s'y inscrire une augmentation de 3 à 8 kilos. Le mécanisme n'est pas encore véritablement élucidé, mais l'on peut évoquer deux grandes causes :
• Pour beaucoup, le tabac est un anorexigène (il réduit l'appétit alimentaire). L'arrêt de l'intoxication peut être suivi, un certain temps, d'un flottement de l'appétit, qui s'oriente le plus souvent à la hausse. Dans certains cas -très rares -, il provoque un amaigrissement : le centre de l'hypothalamus peut au contraire être stimulé par le tabac, et donc calmé lors de son abandon;
• Le fumeur compense la perte de son « consolateur » de stress par une plus grande quantité d'aliments ingérés.
Cette éventuelle prise de poids terrorise de nombreuses femmes, qui n'envisagent pas de gaieté de coeur de voir leurs efforts pour se maintenir à un poids idéal réduits à néant. De plus, la perspective d'être tendues, de devenir d'une humeur exécrable, ne les séduit guère. Et, pourtant, entre deux maux, mieux vaut choisir le moindre ! D'un côté, les risques de maladies graves, le vieillissement accé¬léré; de l'autre, quelques éventuels kilos supplémentaires et un moment psychologique difficile à passer.

Cependant, l'augmentation de poids ne s'éternise pas; les nouveaux équilibres atteints, le « choc » du sevrage passé, un régime alimentaire adapté permettra de mai¬grir. La prise, sous surveillance médicale, d'anxiolytiques pourra aider à surmonter les difficultés psychologiques des premières semaines (troubles de l'humeur) provoquées par le manque.


La grande question : comment arrêter de fumer ?


Je n'ai pas de recettes miracles à vous proposer, mais voici comment j'envisagerais ce sevrage :

• Il faut, tout d'abord, décider de s'arrêter. Cela peut sembler une boutade, mais certains fumeurs n'ont même jamais envisagé cette éventualité. Cette décision ne doit pas être prise sur un coup de tête mais sûrement réfléchie, durant plusieurs semaines, plusieurs mois ou plusieurs années. Elle s'élabore au fil de la vie et des événements : un médecin convaincant, un parent malade ou décédé, le constat d'un visage « ravagé » devant la glace le matin, une émission de radio ou de télévision, une campagne anti¬tabac, l'exemple d'un arrêt réussi dans son entourage, la décision de traiter autrement son corps, de le respecter et de le ménager... Le fumeur stocke ainsi dans son inconscient tous les arguments qui, un jour, lui donneront la force de s'arracher à l'attirance du tabac. Je vous déconseille vivement l'interruption sans réflexion préa¬lable, sans préparation psychologique. Il faut se donner tous les moyens pour parvenir au succès complet - un ou plusieurs échecs découragent et démobilisent. Choisissez une période faste, sans stress majeur, revers affectif ou début de régime amaigrissant. Le bon moment du sevrage est celui de la décontraction.
• Les cigarettes « légères » ne représentent pas, à mon avis, un substitut valable; elles ne font que transférer la dépendance chimique d'une certaine catégorie de produits à une autre, un peu moins nocive. Mais ne vous leurrez pas : les récentes études épidémiologiques ne sont guère enthousiasmantes et il serait insensé d'imaginer que ces cigarettes représentent la panacée. Vous descendrez tout au plus d'un cran sur l'échelle de gravité des maladies ris-quées. Vous devez être beaucoup plus ambitieux et ne pas vous satisfaire de ce maigre profit.
• Les « trucs » anti-tabac abondent : le fil dans l'oreille, l'homéopathie, l'acupuncture, la gomme à mâcher, les « cigarettes leurres », le « bourrage de crâne » (cassettes vidéo...), les substituts chimiques du tabac (prescrits par les médecins), les réunions et consultations anti-tabac... Je les considère tous dignes d'intérêt mais ils sont le plus souvent incapables, à eux seuls, de vous éloi¬gner de votre toxicomanie. Par contre, ils apportent une aide complémentaire, un support à la réalisation de votre projet.
Les hôpitaux proposent de nombreuses consultations « anti-tabac ».

Ce nouvel art de vivre, cette nouvelle philosophie, impose l'arrêt du tabac. Ne vous laissez plus abîmer par ce handi¬cap si pesant, envisagez rapidement de vous libérer de cette aliénation.


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