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CANCER DU COL:VIRUS COUPABLES!
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Le cancer du col est une maladie qui n’a pas disparu, loin s’en faut, puisque mille femmes en meurent chaque année encore en France. Et qui plus est, des femmes jeunes, dont l’âge est en général inférieur à 50 ans.

Le cancer du col est une maladie qui n'a pas disparu, loin s'en faut, puisque mille femmes en meurent chaque année encore en France. Et qui plus est, des femmes jeunes, dont l'âge est en général inférieur à 50 ans.
Je vous rappelle ici que le col de l'utérus est cette petite proéminence au fond du vagin qui a la consistance du bout du nez lorsque vous explorez le fond du vagin avec vos doigts.

Une vaste famille :

On dénombre bien plus d'une centaine de papillomavirus capable d'infecter le corps humain. En ce qui concerne la peau et les muqueuses génitales de l'homme et de la femme, ils ne sont pas loin d'une … quarantaine !

Certains de ces virus sont parfaitement bénins : ils sont incapables de provoquer un cancer. D'autres, au contraire, ont cette possibilité, ce sont des papillomavirus cancérigènes.

Chaque papillomavirus se voit doter d'un numéro. Et c'est ainsi que les papillomavirus de type 16 et 18 sont ceux que l'on rencontre dans l'immense majorité des cas de cancer (70%) et d'état précancéreux du col. Les papillomavirus 16 et 18 sont aussi responsables des 2/3 de cas d'état précancéreux de la vulve.

Il y a par contre d'autres virus non cancérigènes parmi eux les papillomavirus de type 6 et 11 qui sont responsables de l'immense majorité (90%) des verrues génitales que l'on appelle aussi « crêtes de coq » ou encore, selon le jargon médical « condylomes acuminés ». Ces virus 6 et 11 sont eux aussi transmis par voies sexuelles et peuvent être à l'origine de multiples mini-verrues situées sur les lèvres vulvaires. Même s'il n'y a pas de transformation cancéreuse possible, on comprend que cette affection est particulièrement inconfortable et désagréable : les multiples procédés de destruction (azote liquide, électricité, laser, chirurgie, …) ne sont pas toujours efficaces à la première tentative et beaucoup de douleurs sont liées à la mise en œuvre de ces traitements.

La contamination par HPV est précoce :

Ces virus se transmettent par la peau et sont extrêmement fréquents. On estime que les 2/3 de femmes ayant des rapports sexuels rencontreront au moins un type de papillomavirus au cours de leur vie. La contamination se fait le plus souvent lors des premières années d'activité sexuelle. L'âge des premiers rapports sexuels en France étant situé en moyenne vers 17 ans, on se contamine le plus souvent entre 15 ans et 24 ans.

Comment réagit le corps à cette contamination ?

Fort bien la plupart du temps puisque l'on estime que dans 80 à 90% des cas, les papillomavirus seront éliminés naturellement par l'organisme. Dès lors, « la guerre est gagnée » sans même que l'on se soit aperçu qu'elle ait eu lieu. Mais dans 10 à 20% des cas, les papillomavirus vont malheureusement persister dans l'organisme et seront parfois à l'origine de maladies génitales telles que le cancer du col de l'utérus.

C'est la raison pour laquelle les frottis de dépistage restent un excellent moyen d'alarme : les cellules du col de l'utérus, bien avant la cancérisation éventuelle, montrent des signes de souffrance qui nous conduisent à faire des examens de diagnostic (colposcopie) et de permettre, lorsqu'une lésion est découverte, de la détruire à temps.

La possibilité de vacciner les jeunes filles et les jeunes femmes idéalement avant même qu'elles aient rencontré l'un de ces papillomavirus ouvre une nouvelle ère : celle qui ne laisse aucune chance aux papillomavirus ciblés par le vaccin de persister dans le corps.

En France, les autorités de santé recommandent la vaccination contre les papillomavirus  chez toutes les jeunes filles de 14 ans et chez celles de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports ou dans l'année suivant le début de leur vie sexuelle.

J. Ferlay, D.M. Parkin, E. Steliarova-Foucher. Estimates of cancer incidence and mortality in Europe in 2008. Eur J Cancer 2010;46(4):765–81.

Les estimations pour 2006 sont accessibles à l'adresse suivante: http://annonc.oxfordjournals.org/
Ferlay J, Autier P, Boniol M, Heanue M, Colombet M, Boyle P. Estimates of the cancer incidence and mortality in Europe in 2006. Ann Oncol 2007;18:581-92

Modalités de transmission des virus HPV,Dr D Konopnicki,Service des Maladies Infectieuses,CHU Saint-Pierre,ULB à l'adresse:
http://w3.umh.ac.be/pub/ftp_anatomie/Congres_metastases_20090213/Konopnicki14h.pdf


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