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L’insuffisance thyroïdienne
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La glande thyroïdienne, lorsqu’elle est malade, insuffisante ou paresseuse, peut être responsable de nombreux bouleversements. Nous allons faire le point ici sur les différentes anomalies qu’elle peut présenter.

La glande thyroïde

La glande thyroïde est située à la base du cou ; il s'agit d'une formation allongée, d'une dizaine de centimètres, qui monte et qui descend lors de la déglutition.
Elle vient d'une multitude de regroupements de cellules, les thyréo¬cytes. Ces cellules capturent l'iode circulant dans le sang et assurent la fabrication de deux hormones clés la thyroxine (T4) et la triodothyronine (T3).
Les hormones thyroïdiennes exercent une action fondamentale sur la consommation d'oxygène des tissus, en particulier des muscles. Elles figurent parmi les hormones fondamentales de la régulation du métabolisme de base qui brûle près de 70 % de nos dépenses énergétiques totales quotidiennes. Les hormones thyroïdiennes interfèrent aussi avec de nombreux autres métabolismes, comme par exemple celui du cholestérol et même celui du calcium lorsque la thyroïde fonctionne trop (hyperthyroïdie), on constate souvent une baisse considérable du cholestérol et une augmentation importante de la quantité de calcium dans le sang (calcémie). Au contraire, nous assistons souvent à des hypercholestérolémies (3 à 3,5 g/1 par exemple) chez les hypothyroïdiens. Les hormones thyroïdiennes ont une action évidente sur le système nerveux, et un effet cardio-vasculaire essentiel : l'hyperthyroïdie s'accompagne souvent d'extrasystoles, voire de troubles du rythme cardiaque qui peuvent être extrêrnement graves.
Une commande supérieure
Comme les ovaires, la glande thyroïde n'est pas autonome ; elle est sous contrôle de la glande hypophyse, petite formation cérébrale qui, entre autres, gère le fonctionnement ovarien, cortico-surrénalien, l'allaitement chez la jeune accouchée, etc. L’hormone hypophysaire qui donne les ordres de fonctionnement à la glande thyroïde s’appelle la TSH (Thyroïde Stimulating Hormon). Enfin, la glande hypophyse, comme toujours, ne peut agir seule : elle est sous dépendance de l'hypothalamus qui, en l'occurrence, lui envoie un ordre en langage hormonal codé : la TRH (Thyroliberine ou encore Thyroïde Releasing Hormon).
La glande thyroïde peut présenter des anomalies de son fonctionnement hormonal, mais elle peut aussi être le siège de nodules que l'échographie et souvent la scintigraphie (visualisation de la glande thyroïde par une injection d'iode radioactif), vont préciser.
Elle peut aussi présenter une tumeur cancéreuse. C'est ainsi que, devant la découverte d'un nodule thyroïdien, très banal et courant, il convient de faire la différence entre les nodules bénins et malins. Dans les cas difficiles, ce sera la chirurgie qui donnera le diagnostic.

L'hyperthyroïdie

La thyroïde devient folle', fabrique trop d'hormones thyroïdiennes et les effets de cette surproduction sur l'organisme sont spectaculaires. Les symptômes sont principalement des tremblements du corps, des mains, une transpiration, des suées (qui peuvent prêter à confusion avec celles de la ménopause), un amaigrissement insolite, des palpitations cardiaques, des extrasystoles, une agressivité, une irritabilité, une nervosité, une diarrhée et, chez la femme, des troubles des règles (cycles irréguliers, anarchiques).
Lorsque tous ces symptômes sont présents, le diagnostic est aisé, et il ne manque plus que la signature' du dosage biologique annoncée par une TSH ultrasensible effondrée, à peine dosable (par exemple en dessous de 0,1 micro¬-unité/ml), tandis que T4 et T3, les hormones thyroïdiennes, sont très augmentées.

L'hypothyroïdie

La thyroïde ne parvient plus à fournir suffisamment d'hormones thyroïdiennes à l'organisme. Ce tableau est caractérisé par une fatigue intense, une apathie insolite, une perte de tonus, la diminution considérable de l'élan vital, une prise de poids importante et rapide, constituée de graisse, d'œdèmes, de gonflements, de bouffissures du visage, des jambes, une frilosité, une chute des cheveux, une sécheresse de la peau, une constipation.

Le dosage biologique montre une TSH ultrasensible très élevée, au-delà des normes du laboratoire dans lequel on a fait le dosage, en général supérieur à 5 micro-unités. Les hormones thyroïdiennes sont basses.

Le tableau d'hypothyroïdie est rarement aussi évocateur et c'est bien là le piège de cette maladie. Les petites hypothyroïdies sont suffisamment discrètes pour détériorer considérablement votre qualité de vie, sans pour autant donner forcément l'alerte au médecin.

Il est pourtant fondamental de dépister une hypothyroïdie sinon on risque de méconnaître la raison de cette fatigue et de cette prise de poids. Il n'est d'ailleurs pas exceptionnel de retrouver une hypothyroïdie fruste alors que l'on pensait n'être confrontée vers cinquante ans qu'à une périménopause ou à une ménopause.


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