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LE FROTTIS DE DEPISTAGE
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C’est un geste de routine de la consultationgynécologique : vous devriez le faire effectuer par votre médecin à un rythme annuel. C’est la manière la plus simple, la plus économique, qui plus est indolore de vous prémunir contre l’éventualité d’un cancer du col, une méchante maladie qui tue encore 2 000 Françaises chaque année dans notre pays. Le prélèvement est simple à réaliser :

après avoir mis en place le spéculum, le médecin, grâce à une petite spatule en bois ou plastique, « gratte », le col de l'utérus, cette petite proéminence qui a la consistance du bout de votre nez au fond de votre vagin. Il étale ensuite sur une lame de verre les sécrétions prélevées, les fixe grâce à une laque, comparable à celle que vous utilisez par exemple pour les cheveux. Ce frottis sera ensuite acheminé vers un laboratoire d'analyses médicales ou l'on examinera au microscope les caractéristiques des différentes cellules du col de l'utérus qui auront été prélevées.

Sont particulièrement notées la forme des cellules, la forme de leur noyau… et le résultat n'est plus donné sous la forme de classement, de la classe I à la classe IV comme auparavant (respectivement frottis sain jusqu'à frottis présentant des cellules cancéreuses) mais en « frottis normaux ou présentant une anomalie ».

 La technique de prélèvement du frottis est en pleine mutation depuis quelques années (frottis en phase liquide). Notons que doivent être présentes dans le frottis prélevé 2 sortes de cellules : des cellules « externes » du col, les plus nombreuses, et aussi celles que l'on appelle endocervicales qui sont celles du canal du col (qui se dirige vers le début de la cavité utérine). La plupart des anomalies retrouvées concernent les cellules externes mais la possibilité d'anomalie du canal du col doit toujours faire rechercher la présence de cellules localisées à cet endroit de telle manière que l'on soit sûr de ne pas passer à côté d'une lésion certes rare mais qu'il convient néanmoins de dépister aussi.

Je rappelle ici que la plupart des anomalies des cellules du col décelées par les frottis de dépistage sont le fait d'agressions par des virus que l'on appelle papillomavirus dont certains peuvent conduire en l'espace de quelques mois ou années à un authentique cancer du col. L'intérêt du frottis est qu'il dépiste toutes ces anomalies bien avant leur transformation en cellules cancéreuses et donc permet d'envisager un traitement de destruction de ces zones anormales « colonisées » par le virus.

Ceci est fait le plus souvent par laser de façon extrêmement simple. On comprend donc que la pratique régulière du frottis de dépistage soit capable d'éradiquer le cancer du col. Il faut cependant comprendre que les éventuelles anomalies relevées par le frottis de dépistage ne peuvent constituer en elle-même un diagnostic : seule la colposcopie (examen du col à la loupe) permettra de faire un véritable diagnostic. Les frottis du col agissent ainsi en tant qu'élément d'alerte.

LES FROTTIS EN PHASE LIQUIDE

Nous pratiquons de plus en plus de frottis selon cette technique (je les pratique moi-même depuis plus de 7 ans) : un petit balai en plastique souple à usage unique prélève les deux sortes de cellules du col indispensables à une bonne analyse. Puis la tête du balai est plongée dans un petit flacon contenant un liquide adéquat. Les cellules du col y seront recueillies et ensuite analysées au laboratoire. L'intérêt de cette technique : une très probable meilleure visibilité des éventuelles anomalies (et donc encore moins de faux négatifs) et aussi la possibilité de rechercher l'ADN d'éventuel papillomavirus dans le liquide longtemps après que le prélèvement ait été effectué.

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