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LA MAMMOGRAPHIE - LE DOSSIER
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C’est la radiographie des seins aux rayons X : un vrai casse-tête quotidien pour les radiologues, car le sein est un organe particulièrement difficile à radiographier : ni os ni cartilage susceptibles de rendre des images précises, mais une glande mammaire noyée et dissimulée dans le tissu conjonctif.

Après la ménopause, la glande est réduite à quelques travées, noyées dans un tissu conjonctif peu dense et la graisse, plus « limpide » et facile à lire, envahissant parfois plus de 50 % du sein, facilite considérablement la lecture. Mais plus la patiente est jeune, plus la radiographie est délicate. Les seins d'une femme de 20 ans représentent un véritable puzzle : la glande est très riche, le tissu conjonctif abondant et la graisse n'occupe qu'une faible partie des images. Il en résulte des photos complexes (seins « bigarrés », « tigrés ») que même un œil particulièrement exercé déchiffre difficilement.

C'est pourquoi nous, gynécologues, sommes très pointilleux quant au choix de l'endroit où vous ferez vos mammographies. Ce n'est ni par caprice, ni par « copinage » : non ! Nous recherchons simplement la qualité. Nous voulons des clichés en nombre raisonnable, trois semblent l'idéal : un de profil, un de haut en bas et un du « dessous du bras » (siège favori de nombreux ganglions) avec prolongement dit axillaire de la glande mammaire. Nous sommes aussi exigeants sur la qualité du film : son grain doit être fin, bien contrasté (ni trop foncé ni trop pâle) afin de faire ressortir les anomalies les plus infimes.

C'est aussi à la lecture des clichés, et à leur avis, que nous reconnaissons les « vrais pros » de la mammographie : la décision de faire une échographie, ou une ponction de kyste, leur appartient, s'ils le jugent nécessaire. Il va de soi que cela ne dispensera pas votre médecin d'étudier ensuite lui-même les clichés. Et grâce à ce principe sacro-saint de la « double lecture », en toute indépendance, la concordance de leurs conclusions sera une garantie de sécurité supplémentaire.

De plus, nous sommes sûrs que dans ces cabinets de radiologie spécialisés, équipés d'appareils de mammographie numérisées et low dose (ne délivrant que de faibles doses de rayons X), les seins de nos patientes auront été irradiés de façon négligeable. Certaines patientes refusent catégoriquement de subir une mammographie par peur du cancer. Elles ne savent pas que les machines low dose ne délivrent aujourd'hui que 0,1 rad (unité d'exposition aux rayons X) et que pour craindre de développer un processus cancéreux, il faudrait des doses de 50 rads, autrement dit subir de 500 à 600 mammographies !

Et une femme n'en subira que de 10 à 20, si elle se soumet régulièrement à un dépistage attentif pendant toute sa vie.

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