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LES « CARBOHYDRATES CRAVERS »
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20 03 07 - La compulsion aux glucides est l’un des troubles du comportement alimentaire les mieux connus. Les “ carbohydrates cravers ” qui ressentent un désir impérieux, voire maladif, de glucides ont été décrits et étudiés par les travaux de R. et J. Wurtman. Ces médecins sont sans doute ceux qui ont le plus publié sur ce que l’on peut appeler les “ boulimiques du sucre ”.

Ils nous ont montré que les pulsions alimentaires survenaient à des moments spécifiques pour chaque individu, en général dans les mêmes deux heures de la journée. Les pulsions sont très sélectives. Elles sont irrésistiblement tournées vers les sucres. La finalité de cette absorption boulimique sucrée semble résider dans le désir inconscient d'absorber des nutriments susceptibles de procurer une certaine sérénité, un calme, une relaxation. D'ailleurs, la plupart des carbohydrates cravers ont connu dans leurs antécédents un ou plusieurs épisodes de dépression nerveuse. Ces malades (car ce sont des malades) se servent donc du sucre comme d'autres de la drogue : il s'agit en fait d'une véritable automédication, le médicament considéré ici étant le sucre. Le carbohydrate craver cherche en fait, sans en avoir conscience, à augmenter la fabrication de la sérotonine, cette hormone cérébrale de la tranquillité et du bonheur. C'est en augmentant la sécrétion de l'insuline — une hormone pancréatique nécessaire à l'ingestion des sucres dans notre organisme — que l'on parvient aussi à faire pénétrer certains acides aminés dans les cellules. Or le tryptophane, l'un de ces acides aminés, est, le précurseur de la sérotonine cérébrale. L'absorption de sucre augmente donc la fabrication de la sérotonine cérébrale. Ainsi, on suggère un défaut de sérotonine cérébrale chez ces malades qui chercheraient à y remédier en augmentant le tryptophane générateur lui-même d'une synthèse augmentée de sérotonine. Cette hypothèse est largement confirmée par l'action tout à fait spectaculaire de certains médicaments qui augmentent la sérotonine cérébrale comme certains antidépresseurs : le Prozac®, le Floxyfral® ; et aussi un médicament désormais retiré du marché en raison d'effets secondaires exceptionnels mais sérieux : l'Isoméride®. Ces drogues, dites sérotoninénergiques, induisent une sélection diététique spécifique et favorisent la diminution de la consommation des aliments les plus riches en glucides. Les nouvelles thérapies psychiatriques, dites thérapies comportementales, ont certainement ici, en association ou non avec les drogues sérotoninénergiques, un bel avenir devant elles.

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