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UNE DEPENSE D'ENERGIE PEU CONNUE
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La dépense d’énergie consécutive à l’alimentation ! Nous passons environ 1 heure et demie à manger par vingt-quatre heures. C’est en général au cours des trois repas (petit déjeuner, déjeuner, dîner) que nous absorbons le principal de notre énergie. Pourtant, nous dépensons de l’énergie de façon continue vingt-quatre heures sur vingt-quatre, seconde par seconde. C’est grâce à notre excellente “ banque ”, qui assure le stockage et le niveau de dépense de notre énergie que nous lui apportons, que le système fonctionne.

Pourtant il est une dépense d'énergie liée à l'alimentation de façon spécifique. C'est ce qu'on appelle en jargon médical la thermogenèse alimentaire ou encore la dépense énergétique postprandiale (après le repas).
La dépense énergétique liée à l'acte alimentaire représente environ 10 à 15 % de notre dépense totale sur vingt-quatre heures. Ainsi, si notre dépense totale d'énergie (additionnant la dépense d'énergie de repos + celle liée à l'acte alimentaire + celle liée à notre activité physique) est de 2 200 calories par vingt-quatre heures, la dépense alimentaire y participe à 15 % c'est-à-dire 15 % de 2 200 pour 330 calories ! Mais cette dépense alimentaire est extrêmement variable selon la nature même du repas. Elle est plus élevée pour les protéines et moins élevée pour les graisses (lipides) avec une valeur intermédiaire pour les sucres.

Ainsi, si nous voulions vraiment pouvoir disposer de toute l'énergie contenue dans 100 g de protéines, il nous faudrait ingérer 120 à 145 g ( !) de protéines. En effet, ce sont quelque 20 à 45 % de l'énergie contenue dans l'aliment qui seront utilisés à le " digérer ".
En ce qui concerne les sucres, " l'addition de la digestion " est moins lourde : elle est de 15 % environ, ce qui fait que, pour pouvoir disposer pour nous-mêmes de 100 g de glucides à brûler, il nous faut en ingérer 115 g environ. En ce qui concerne le coût de la digestion des graisses, il est en revanche extraordinairement faible puisqu'il ne nous coûte que 2 à 4 % : pour pouvoir disposer de l'énergie de 100 g de lipides il ne faut en ingérer que 102 ou 104 g !
Cette dépense énergétique liée à l'alimentation est extrêmement variable dans la mesure où cette dernière est faite de nutriments mélangés les uns aux autres en des proportions sans cesse changeantes.

La durée de la dépense liée à l'acte alimentaire dure environ trois à cinq heures.
Comment se fait-il que l'on doive ainsi " payer " la digestion des différents nutriments ? La réponse est simple. Tout d'abord, manger nécessite une petite dépense calorique fonction des mouvements masticatoires. D'autre part, il faut bien savoir que, dès que nous commençons à nous alimenter, tout notre système digestif se met en alerte et commence de fonctionner : l'œsophage assure la reptation rapide des aliments de la bouche vers l'estomac. Celui se contracte et ce spasme sécrète ses célèbres sucs gastriques, la vésicule se " réveille ", le pancréas ne chôme pas, tout l'intestin (le petit et le gros) se met en alerte... Bref, c'est le branle-bas de combat, et tout ceci, bien évidemment, coûte cher ! Ce qui coûte le plus cher à ingérer, c'est très logiquement ce qui est le plus difficile à assimiler : les protéines d'abord, puis les sucres, enfin les lipides. Ensuite, viendra le problème du stockage de l'énergie. On ne stocke pas gratis ! Là aussi, il faudra payer ! Voici expliquées les raisons de ce que l'on appelle les dépenses d'énergie alimentaire obligatoires. Car il existe aussi une partie dite " facultative " de la dépense énergétique qui suit l'absorption d'un repas. Cette part facultative en plus qui explique qu'il existe tout de même de grandes variations entre chaque individu à la réponse alimentaire à un même repas est très probablement génétiquement programmée mais elle est aussi dépendante du système nerveux : plus un repas est apprécié... et plus la dépense liée à l'absorption de ce repas est élevée. A priori, on devrait se réjouir de cet état de fait mais il faut bien comprendre que ce système de régulation est assez rapidement mis en faillite en cas de bon repas : traditionnellement, meilleur c'est et plus on se ressert !

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