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Quand on ne sait pas ce que satiété
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20 03 07 -Il faut identifier le ou les problèmes auxquels vous avez répondu en modifiant votre façon de vous alimenter. Ce peut être facile : un événement important tel qu'un deuil, une séparation ne feront pas de mystère et vous n'avez besoin de personne pour pouvoir relier dans ce cas le grignotage et la prise de poids concomitants à cet événement.

Mais souvent, le stress est plus sournois et finalement plus toxique dans la mesure où il est chronique : c'est une insatisfaction d'ordres professionnel, sexuel, des frustrations quotidiennes, des soucis matériels, une situation de danger (intellectuel ou physique) permanente (guerre, caissiers de banque, contrôleurs aériens,...), mais il est pourtant fondamental de les reconnaître afin d'y rattacher le trouble alimentaire. Car prétendre ici résoudre un problème de poids en méconnaissant les origines du trouble de l'alimentation est une entreprise stupide, qui plus est inefficace au mieux et, au pire, pouvant provoquer une accentuation des symptômes par les mesures alimentaires restrictives inadéquates éventuellement conseillées.
C'est la raison pour laquelle il ne faut pas vous étonner que l'on puisse chercher " dans votre tête " l'origine de votre surpoids, l'explication de vos travers alimentaires, les échecs de vos tentatives passées d'amaigrissement. Cela ne veut pas dire que vous êtes " folle " ! Il s'agit tout simplement de tenter de trouver la " vraie " solution au problème qui vous a amené à consulter le médecin que vous avez en face de vous. Il n'est pas toujours aisé d'agir sur l'environnement stressant : que peut à vrai dire le médecin contre un licenciement, une rupture sentimentale, la maladie d'un être aimé ? Rien de plus que vous, voire même moins. Mais en vous montrant du doigt la cause de votre surpoids, il va vous éclairer au mieux quant à l'adoption d'une autre stratégie face à ce stress. Vous ne devez plus ignorer la dimension psychologique de votre problème, car sa connaissance va même, dans de nombreux cas, vous aider à trouver une solution à votre problème de poids. Et parfois vous prendrez conscience, avec votre médecin, que la " béquille " représentée par votre nouveau mode alimentaire est un pis-aller : il n'est peut-être pas judicieux de vous en priver à un moment précis de votre histoire si vous n'êtes pas capable de " marcher sans soutien ", ponctuellement ou même durablement. Je suis tout simplement en train de vous expliquer que, parfois, il vaudra mieux supporter compulsions et/ou grignotages comme des travers moins préoccupants que le vécu d'une angoisse - avec toutes les conséquences destructrices qu'elle peut impliquer dans notre corps - provoquée par un événement extérieur que nous ne savons pas, ou mal, résoudre. Ainsi, les actions que nous pouvons entreprendre dans le sens restrictif de votre alimentation risquent d'être parfois des facteurs d'entretien des troubles de votre comportement alimentaire ; ce qui reviendra à rendre totalement illusoire l'idée d'une quelconque perte de poids, qui augmentera encore les compulsions, grignotages et autres dérapages alimentaires. Ces derniers obligeant à resserrer encore la restriction alimentaire, etc.
Votre médecin généraliste, gynécologue nutritionniste, votre conjoint, vos proches seront parfois incapables de vous aider à identifier le ou les stress qui vous conduisent au comportement alimentaire dont vous vous plaignez. C'est la raison pour laquelle, pour résoudre ou tenter de résoudre votre problème nutritionnel, il vous faudra vous tourner vers des techniques telles que :

- la psychothérapie : la consultation de psychothérapie est l'occasion de " faire le point ", de " voir clair " d'identifier les problèmes, de " mettre de l'ordre ", de vous donner les moyens de repérer les différentes stratégies pouvant apporter une solution... Cela n'exclut évidemment pas que vous soyez conseillée " sur le plan alimentaire ", car souvent la clé du " problème " n'entraînera pas automatiquement une perte de poids ;

- les thérapies comportementales : elles peuvent aussi être d'un grand secours dans ce contexte. En vous " déconditionnant " et en vous " reconditionnant " à tel ou tel symptôme : ainsi, on peut parfaitement vous déconditionner du chocolat si vous êtes atteinte de ce que l'on appelle la chocolatomanie ! Bien évidemment, ici on élude les causes profondes de cette chocolatomanie mais il n'est pas interdit, par une psychothérapie associée, de partir à leur recherche dans le même temps.


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